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À paraître : numéro 114-115 de Droit et Société : Droit en contexte autoritaire

Numéro 114-115 de Droit et société : Droit en contexte autoritaire

Le numéro 114-115 (2023/2-3) de Droit et Société, revue accompagnée par la MSH Paris-Saclay, paraîtra le 5 mars.

DROIT EN CONTEXTE AUTORITAIRE

Numéro coordonné par Baudouin Dupret et Liora Israël

Le numéro 114-115 (2023/2-2) de Droit et Société est constitué d’un dossier thématique intitulé « Droit en contexte autoritaire », de deux textes en rubrique « À propos » – l’un sur Les Récits judiciaires de l’Europe, l’autre sur un ensemble de parutions récentes autour de la notion d’État de droit –, de trois articles en rubrique « Études » et d’un texte inédit du juriste colombien Felipe Clavijo-Ospina traduit de l’espagnol.

Sommaire

Droit en contexte autoritaire

DOSSIER Droit en contexte autoritaire
– Coordonné par Baudouin Dupret et Liora Israël
  • « Le droit en contexte autoritaire. Présentation du dossier », par Baudouin Dupret et Liora Israël
  • « Répression, droit et justice. La punition du vol de la propriété publique en Union soviétique pendant la collectivisation des campagnes (1932-1933) », par Juliette Cadiot
  • « Agency and Aspiration: How Twenty-First Century China Complicates our Understanding of Authoritarian Law », par Rachel Stern.
  • « La dictature et l’autoritarisme en tant que spectres. Retour sur la théorie des pouvoirs de crise d’Eric Posner et d’Adrian Vermeule », par Marie Goupy
  • « “Ceci n’est pas une pipe !” Normalité judiciaire et oblitération de l’évidence dans une affaire marocaine de terrorisme islamiste », par Baudouin Dupret, Jean-Noël Ferrié, Montassir Nicolas Oufkir et Alexis Blouët
À PROPOS
  • « En finir avec l’État de droit ? », par Alexis Blouët
  • « Une approche narrative de l’intégration : les récits judiciaires de l’Europe », par Vincent Réveillère
ÉTUDES
  • « Bricolages juridiques dans la formalisation des droits fonciers coutumiers. Constatation et reformulation des droits fonciers des filles au Burundi », par Caroline Knecht
  • « Avec et contre le droit, tout contre. Stratégies de transgressions du droit en milieu populaire pour défendre ses “petites libertés” », par Éric Darras
  • « Les droits de l’enfant à l’épreuve de normativités plurielles », par Flore Capelier
  • « Techniques juridiques, véridiction et délinquance : le “lieu commun” du droit pénal à Santiago du Chili », par Javiera Araya-Moreno
TRADUIT POUR VOUS
  • « Anatomie d’une décision non conventionnelle. Le cas du fleuve Atrato (Colombie, 2017) », par Felipe Clavijo-Ospina (traduction de Pierre Brunet)

Diffusion

Ce numéro sera disponible en version papier auprès des Éditions Lextenso et sera bientôt en ligne sur le portail Cairn.

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Numéro 219 de L’Homme & la Société : L’art du combat spontané

Numéro 219 de L'Homme & la Société : L'art du combat spontANé

Le numéro 219 (2023/2) de L’Homme & la Société, revue accompagnée par la MSH Paris-Saclay, est paru !

L'art du combat spontané. Vers une reconfiguration des luttes sociales ?

Coordonné par Ivan Sainsaulieu et Manuel Cervera-Marzal

Les militants révolutionnaires sont souvent les premiers surpris lorsque survient le soulèvement tant attendu ! Plus largement, personne n’ignore que des luttes, même préparées, démarrent sans prévenir et se poursuivent le plus souvent dans l’incertitude et l’improvisation. Pourtant, les sciences sociales se méfient de la catégorie de « spontanéité » dans l’analyse des mouvements sociaux. La spontanéité est généralement tenue pour une « illusion », ou alors, si l’on en admet l’existence, c’est pour l’assimiler à la violence, la désorganisation ou l’inefficacité.

Ce dossier part du constat qu’une série de mobilisations récentes ont surpris les sociologues les plus avertis. Des Gilets jaunes aux Indignés espagnols, de l’Estallido chilien de 2019 à la résistance des ouvriers ukrainiens face à l’invasion russe, des émeutes en Guadeloupe aux mobilisations féministes et écologiques actuelles, il montre le déploiement d’une dynamique spontanée : préconditions culturelles et auto-organisation, accélération des interactions sociales in situ et in vivo, caisse de résonance et répercussions à terme. Il interroge aussi bien les pratiques que les représentations de la spontanéité dans le mouvement social.

 

Sommaire

ÉDITORIAL

DOSSIER

DÉBATS & PERSPECTIVES

NOTES CRITIQUES

COMPTES RENDUS

Diffusion

Ce numéro est disponible en version électronique ou en version papier à la demande sur le portail Cairn.

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Numéro 43 de terrains & travaux : Faire les fêtes / Les sciences sociales à l’épreuve de l’ouverture des données de la recherche

Numéro 43 de terrains & travaux : faire les fêtes / les sciences sociales à l'épreuve de l'ouverture des données de la recherche

Le numéro 43 (2023/2) de terrains & travaux, revue accompagnée par la MSH Paris-Saclay, vient de paraître !

Présentation

FAIRE LES FÊTES

Numéro coordonné par Camille Boubal, Yannick Le Hénaff et Jean-Samuel Beuscart

Le dossier thématique du numéro est constitué des articles de Myrtille Picaud, Audrey Safa, Claire Bodelet, Gaëtan Mangin, Jedediah Sklower, Maria-Elena Buslacchi et Flore Pavy.


LES SCIENCES SOCIALES À L’ÉPREUVE DE L’OUVERTURE DES DONNÉES DE LA RECHERCHE

Dossier spécial coordonné par Selma Bendjaballah et Guillaume Garcia

Ce numéro propose également un dossier spécial composé des articles de Thibault Le Corre, Monica Heintz, Selma Bendjaballah, Guillaume Garcia et Nicolas Sauger, Dorothée Benhamou-Suesser, Fred Pailler et Valérie Schafer.

Sommaire

FAIRE LES FÊTES

LES SCIENCES SOCIALES À L’ÉPREUVE DE L’OUVERTURE DES DONNÉES DE LA RECHERCHE

 

Diffusion

Ce numéro est disponible en version papier et en version électronique via le portail Cairn.

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Appel à contributions pour terrains & travaux : Violences de genre à l’encontre des groupes minorisés

Appel à contributions pour terrains & travaux : "Violences de genre à l'encontre des groupes minorisés"

INFORMATIONS

La revue terrains & travaux, accompagnée par la MSH Paris-Saclay, lance un appel à contributions pour son dossier thématique : « Rétribuer, inciter, dédommager : les compensations financières et matérielles dans les enquêtes Violences de genre à l’encontre des groupes minorisés ».

Date de clôture de l’appel : 12 septembre 2024

Télécharger ici l’appel au format PDF

Présentation de l'appel

Depuis que #MeToo a placé la question des violences sexuelles subies par les femmes au cœur du débat public, des associations et scientifiques ont cherché à élargir le débat pour mettre en lumière la diversité des violences fondées sur le genre. Ces dernières renvoient à des violences interpersonnelles ancrées dans des rapports de genre qui reproduisent des normes et des inégalités structurelles de pouvoir autant qu’elles en sont le produit. Ces actes peuvent être différenciés selon leur nature (physique, sexuelle, verbale, etc.), les espaces dans lesquels ils surviennent (travail, rue, relations intimes, etc.), ou le type de personnes qu’ils affectent (femmes, hommes, adultes, enfants, minorités sexuelles, etc.). Si, comme le soulignent les données statistiques produites par l’enquête Violences et rapport de genre (Virage, Ined, 2015), ces violences sont essentiellement commises par des hommes à l’encontre de femmes, diverses études font apparaître une forte déclaration des violences de genre chez les populations minorisées dans le monde social. C’est par exemple le cas des femmes précaires, des migrantes, de celles qui vivent avec le VIH ou avec un handicap, des femmes sans-domicile, des minorités sexuelles féminines ou des femmes trans. Mais c’est aussi le cas des enfants et de certains hommes minorisés, tels que les hommes migrants, sans-domicile fixe, homosexuels ou trans. Ces résultats nous rappellent que le genre ne façonne pas seulement les rapports femmes/hommes : il produit également des différences et des hiérarchies au sein du groupe des femmes et de celui des hommes qui favorisent la perpétration de violences, en particulier à l’encontre de celles et ceux qui occupent une position dominée au sein de chacun de ces deux groupes. En retour, ces violences consolident ces hiérarchies. Par exemple, dans les cas des masculinités, les hommes victimes de viols en prison ou en temps de guerre sont considérés comme moins masculins, autrement dit, ils sont féminisés.

En outre, l’étude des violences de genre subies par les populations minorisées interroge les cadres d’analyse féministes qui se sont révélés particulièrement fructueux pour saisir les actes perpétrés par des hommes sur les femmes, hétérosexuel·les et cisgenres, et comprendre comment ils façonnent la vie des femmes. Ces cadres peinent en effet à tenir pleinement compte des effets de l’articulation du genre avec les rapports sociaux et de pouvoir (par exemple ceux de classe, de race ou d’âge). En quoi l’interaction du genre avec d’autres rapports sociaux et de pouvoir contribue-t-elle à produire des violences interpersonnelles ? En quoi l’expérience des violences est-elle façonnée par le contexte de minorisation ? S’intéresser aux déclarations de violences des populations minorisées incite alors à adopter une approche capable de penser la manière dont le genre est façonné par d’autres rapports sociaux.

Cet appel à articles a pour double objectif de documenter des objets encore peu saisis en sciences sociales (des violences de genre plus marginales ou vécues plus typiquement par des groupes minorisés) et d’explorer davantage les relations entre violence, genre et d’autres rapports sociaux et de pouvoir. Il cherche à faire un état des lieux et à confronter les travaux actuels sur la question, au sein de l’espace francophone et au-delà, en croisant les regards disciplinaires (sociologie, science politique, histoire, géographie, démographie, anthropologie, santé publique, etc.). Les propositions d’articles devront relever d’une approche empirique (terrains ou archives, données quantitatives ou qualitatives) et pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes suivants.

1. Production de la violence et rapports sociaux multiples

Ce premier axe s’intéresse à la façon dont les violences subies par les populations minorisées invitent à renouveler et à complexifier l’analyse des rapports sociaux. Dans une perspective intersectionnelle, attentive à l’articulation des rapports sociaux et de pouvoir, de plus en plus de travaux s’intéressent à la production sociale des violences de genre et mettent en évidence l’importance non seulement de l’asymétrie de genre, mais aussi des inégalités économiques, statutaires, raciales et spatiales. Par exemple, le différentiel de pouvoir dans des relations, dans le cas de dépendance (économique, médicale, etc.) ou de différences d’âge, engendre un contexte de vulnérabilité sociale qui favorise le déploiement des violences de genre. En se penchant sur différents groupes marginalisés, les articles de cet axe pourront traiter de la construction des violences de genre : quels sont les dimensions sociologiques et les contextes qui favorisent l’émergence de ces actes aussi bien que leur dénonciation ? Comment les rapports sociaux de race, de classe ou d’âge, par exemple, redéfinissent les rapports de genre et exposent les individus aux violences ? En quoi ces expériences de violences sont-elles spécifiques, voire se distinguent-elles de celles des groupes majoritaires ? Quel est enfin l’effet des positions minorisées sur le rapport aux violences de genre, à leur identification et à leur dénonciation ? Dans quelle mesure des expériences ou des sociabilités minorisées développeraient la propension à dénoncer des actes subis ?

D’autres travaux s’intéressent non pas aux situations minoritaires qui produisent les violences de genre, mais à la façon dont ces violences sont susceptibles de contribuer aux logiques de minorisation. Bien que cette hypothèse contienne le risque d’adopter une approche pathologisante et réductrice des violences de genre et, ainsi, de négliger le rôle d’autres caractéristiques de la vie des individus (précarité, racisme, etc.), elle interroge la façon dont les expériences de violences travaillent le rapport aux normes de genre. Outre l’exemple des hommes victimes de viols en prison ou en temps de guerre, les violences sexuelles subies par les femmes avant leur entrée dans la sexualité ou au début de celle-ci seraient susceptibles de façonner, au moins en partie, le reste de leur parcours sexuel et participer de la mise à distance de certaines dimensions de l’hétéronormativité, en particulier l’hétérosexualité. Par ailleurs, si les parcours migratoires sont propices aux violences, ces dernières peuvent également être identifiées comme un motif de migrations. Les articles s’inscrivant dans cet axe pourront porter tant sur les difficultés qui entourent la mise au jour de ces mécanismes, que sur la critique de cette approche qui pense que les violences de genre peuvent façonner le rapport au genre des individus et ainsi contribuer à les minorer.

2. Construction de l’action publique et mobilisations collectives

Historiquement, l’action étatique et associative s’est développée en se concentrant sur les violences masculines faites aux femmes sans bien tenir compte des populations minorisées. Certaines campagnes et mesures ont visé des violences spécifiquement subies par les femmes migrantes (mariage forcé, excision) et des associations ont pu se constituer pour accompagner par exemple les femmes en situation de handicap ou lesbiennes, mais ces initiatives n’ont pas transformé le cadrage général des politiques publiques. Non seulement certaines catégories de populations restent largement absentes des cibles de l’action publique, mais leurs conditions matérielles d’existence ne sont pas pleinement prises en compte. Au début des années 1990, la juriste Kimberlé Crenshaw prend l’exemple de la lutte contre le viol pour souligner l’exclusion sociale et raciale qu’engendrent les actions des militantes féministes majoritaires et des pouvoirs publics qui se concentrent sur la pénalisation. Celles-ci occultent ce que représentent les forces de l’ordre et le monde judiciaire pour des femmes noires dans un contexte de racisme institutionnel, ainsi que les besoins des femmes noires en matière de logement et d’accès aux droits. Cette critique de l’action publique peut se transposer à d’autres catégories sociales, en particulier les femmes des classes populaires, dont les conditions d’autonomisation peuvent dépendre des politiques sociales.

L’occultation des populations minorisées s’accompagne toutefois d’une mise en lumière de certaines affaires (comme celle des « tournantes » au début des années 2000) ou de certaines catégories de violences (l’excision, par exemple) qui tendent à racialiser ou à territorialiser le problème des violences fondées sur le genre. Dans ce cas, des violences quantitativement minoritaires tendent à devenir une grille de lecture de l’ensemble des violences dans l’espace public, et occultent celles, majoritaires, qui sont commises dans la sphère privée. Cet axe appelle des contributions qui s’attachent à analyser cette tension structurante dans la définition des contours des problèmes publics et la construction de l’action publique.

3. Conditions d’objectivation des violences de genre subies par les populations minorisées

Un dernier axe vise à interroger les conditions d’objectivation des violences de genre subies par les populations minorisées dans les enquêtes sociologiques, historiques, quantitatives ou qualitatives. La production de données statistiques détaillées pour décrire et comprendre la forte déclaration de violences des populations minorisées est limitée, du fait de leurs effectifs relativement faibles dans les échantillons en population générale. Les collectes alternatives – échantillons de convenance, méthodes mixtes avec des entretiens ou des observations qualitatives, etc. – peuvent alors être nécessaires et utiles pour étudier les parcours de ces populations et mieux connaître leurs expériences. Les enquêtes fondées sur des entretiens et des terrains ethnographiques soulèvent des questions méthodologiques semblables s’agissant de la constitution des matériaux et des conditions d’émergence d’un discours sur les violences : comment recueillir, et parfois qualifier et requalifier, les expériences des individus pour faire surgir la question des violences au cours des entretiens et de leurs analyses ? Comment se rendre dans des espaces traversés par les violences mais difficilement accessibles, comme les zones de conflits ou certaines frontières ? Comment saisir la façon dont l’organisation formelle et informelle des espaces de grande vulnérabilité participe à la production de violences de genre ? De la même manière, la production de savoirs historiens sur les dimensions prises par les violences à l’encontre de groupes minorisés et ce qu’en disent celles et ceux qui les vivent au cours du temps requiert des méthodologies propres, qui pourront être présentées dans cet axe. Les contributions pourront également traiter des nouveaux défis posés par le numérique pour la constitution de son propre matériau, dans le contexte d’un espace numérique où les voix minorisées font l’objet d’attaques organisées virulentes.

Consignes de soumission

  • Les articles, de 50 000 signes maximum (espaces, notes et bibliographie compris), doivent être accompagnés de 5 mots-clés et d’un résumé de 150 mots (en français et en anglais).

Ils devront parvenir aux coordinateur·rices du numéro avant le 12 septembre 2024 aux adresses suivantes :

Les consignes relatives à la mise en forme des manuscrits sont consultables sur le site de la revue : http://tt.hypotheses.org/consignes-aux-contributeurs/mise-en-forme

Des intentions de soumettre un article peuvent être envoyées aux coordinatrices pour le 15 avril 2024 ; ces dernières donneront alors, si nécessaire, aux contributrices·eurs potentiel·les un avis indicatif sur l’intérêt de leur proposition, sur son adéquation à l’appel et/ou sur une orientation que l’article pourrait privilégier. L’avis du comité de rédaction ne sera transmis qu’après l’examen des versions complètes du texte.

terrains & travaux accueille par ailleurs des articles varia, hors dossier thématique (50 000 signes maximum), qui doivent être envoyés à :

Présentation des coordinatrices

Pauline Delage, sociologue, chargée de recherche CNRS, rattachée au CRESPPA-CSU, et co-coordinatrice du réseau de recherche Violences fondées sur le genre (VisaGe). Ses travaux portent essentiellement sur les transformations des mouvements féministes et sur l’action publique contre les violences de genre.

Émeline Fourment, politiste, MCF à l’Université de Rouen Normandie, rattachée au CUREJ, et co-cordinatrice du réseau VisaGe. Sa thèse soutenue en janvier 2021 portait sur les appropriations des théories féministes à Berlin et Montréal. Elle s’intéresse aujourd’hui d’une part, aux questions des pratiques aternatives à la justice pénale en matière de violences sexuelles et, d’autre part, aux production des savoirs sur la santé des femmes dans le mouvement des femmes ouest-allemand des années 1970-1980.

Margot Giacinti, docteure en science politique rattachée au Laboratoire Triangle (ENS de Lyon) et co-coordinatrice du réseau ViSaGe. Ses recherches de doctorat ont porté sur le féminicide en France, dans une perspective socio-historique et d’histoire sociale des idées politiques. Elle s’intérèsse aujourd’hui à la question des violences faites aux femmes âgées.

Tania Lejbowicz, sociodémographe, postdoctorante au Centre de recherche de l’Institut de Démographie de l’université Paris 1 (Cridup), docteure affiliée à l’Institut national d’études démographique (Ined) et co-coordinatrice du réseau VisaGe. Ses travaux portent sur les rapports de genre, la sexualité et la conjugalité à travers, entre autres, l’étude des expériences de violences.

Anna Perraudin, sociologue, chargée de recherche au CNRS, rattachée à l’UMR Citeres, Université de Tours, et membre de l’Institut migrations. Ses travaux portent sur les migrations internationales, avec une approche attentive aux rapports sociaux de genre, de classe, de race, et aux statuts migratoires.

[illustration : Margot Giacinti]

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Numéro 13 de Biens symboliques / Symbolic Goods : Circulation transnationale de modèles d’action culturelle

Numéro 13 de Biens symboliques / Symbolic Goods : Circulation transnationale de modèles d’action culturelle / Transnational Circulation of Cultural Action Models

Le numéro 13 (2023/1) de Biens symboliques / Symbolic Goods, revue accompagnée par la MSH Paris-Saclay, vient de paraître !

Circulation transnationale de modèles d’action culturelle / Transnational Circulation of Cultural Action Models

Numéro coordonné par Élodie Bordat-Chauvin et Antonios Vlassis

Le numéro 13 (2023/2) de Biens symboliques / Symbolic Goods est constitué d’un dossier thématique intitulé « Circulation transnationale de modèles d’action culturelle », entièrement traduit en anglais sous le titre « Transnational Circulation of Cultural Action Models ».

Sommaire

Circulation transnationale de modèles d’action culturelle

Transnational Circulation of Cultural Action Models

DOSSIER
– Coordonné par Élodie Bordat-Chauvin et Antonios Vlassis

Diffusion

Ce numéro est disponible en version électronique via OpenEdition Journals.

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Appel à contributions pour L’Homme & la Société « Quel sujet digital, quelle société à l’ère du numérique ? »

Appel à contributions pour L'Homme & la Société : "Quel sujet digital, quelle société à l'ère du numérique ?"

INFORMATIONS

L’Homme & la Société, revue accompagnée par la MSH Paris-Saclay, lance un appel à contributions pour son dossier : « Quel sujet digital, quelle société à l’ère du numérique ? ».

Les conditions de soumission, les axes thématiques envisagés, ainsi que les contacts pour répondre à cet appel sont à retrouver sur Calenda.

Date de clôture de l’appel : 31 mars 2024

Résumé

Les outils numériques sont-ils des instruments de liberté ou d’aliénation et de dépendance et à quel degré ? Ces outils ont transformé les espaces publics et passent pour rendre la vie plus facile en termes de communication et de mobilité, de gestion et d’administration, de mémoire et de transmission. Ils installent de nouveaux mode d’interaction et de mobilisation, de rapports sociaux et de liens d’interface. Ils sont portés par un imaginaire de la « nouvelle frontière », vers un capitalisme réenchanté. Ils ont permis une réorganisation logistique à l’échelle globale. À quel prix pour la société, les sociétés, le sujet individuel, le citoyen, les relations intersubjectives ? Pour la biosphère ? La démocratie ? Les mutations engendrées sont fulgurantes, et les sciences sociales doivent continuer à s’emparer de leur compréhension processuelle.

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Numéro 218 de L’Homme & la Société : Dénaturaliser l’écologie

Numéro 218 de L'Homme & la Société : Dénaturaliser l'écologie

Le numéro 218 (2023/1) de L’Homme & la Société, revue accompagnée par la MSH Paris-Saclay, est paru !

Dénaturaliser l'écologie

Coordonné par Salvador Juan

L’environnement façonné par les humains engendre aujourd’hui de multiples crises. Face à leur ampleur et à leur complexité, il est manifeste que le traitement actuel de l’ensemble des questions écologiques n’est pas à la hauteur des problèmes posés. L’inertie socioéconomique en matière d’enjeux environnementaux est manifeste, tant par la consommation des particuliers, peu modifiable culturellement ou vu les contraintes structurant la vie quotidienne, que par les appareils industriels qui continuent d’émettre divers polluants et même d’investir dans des matériaux et procédés producteurs de carbone à court terme.

Dénaturaliser l’écologi(sm)e, ce n’est pas nier l’épaisseur ou l’autonomie – d’ailleurs de plus en plus relative – des phénomènes naturels qu’étudient les sciences biologiques, mais montrer les causes historiques et socioéconomiques ou politiques de leur dégradation.

En renvoyant dos à dos le catastrophisme de l’effondrement imminent et les dénis de réalité qui s’appuient sur la foi dans la technique ou le progrès pour la résolution des problèmes écologiques, L’Homme & la Société présente des analyses portant sur les principaux obstacles conceptuels, politiques, économiques, géographiques, juridiques, sociaux et culturels à la transition écologique. Ce dossier traite de thèmes tels que les premiers débats sur la finitude de la planète, les fondements d’une écologie politique anthropocentrée, le lobbying des pollueurs, la place de la technique au regard des risques technoscientifiques, la juridisation de l’écologie et le droit de l’environnement bousculé par la désobéissance civile, les difficultés et contradictions en matière tant de conversion agricole que de consommations individuelles ou de réforme écologique des modes de vie.

Sommaire

ÉDITORIAL

IN MEMORIAM

DOSSIER

HORS DOSSIER

COMPTES RENDUS

Diffusion

Ce numéro est disponible en version électronique ou en version papier à la demande sur le portail Cairn.

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Numéro 11 de la collection « ACTES » de la MSH Paris-Saclay : Écrire l’histoire du harcèlement sexuel

Numéro 11 de la collection "ACTES" de la MSH Paris-Saclay

Écrire l'histoire du harcèlement sexuel

Les mots pour le dire

Webinaire AVISA (Historiciser le harcèlement sexuel) 2020-2021

Sous la direction de Armel Dubois-Nayt & Réjane Hamus-Vallée

Éditeur : MSH Paris-Saclay Éditions, Université Paris-Saclay
Lieu d’édition : Gif-sur-Yvette
Année d’édition : 2023
Nombre de pages : 176 p.
ISBN : 978-2-9590898-0-0

Collection : Actes
Numéro dans la collection : 11
ISSN : 2800-7891
DOI : https://doi.org/10.52983/TWOC9515
Publication en ligne : 07/12/2023

Résumé

Pour télécharger le résumé à destination du grand public/non-spécialiste.

Depuis 2017 et l’affaire Weinstein, la parole des femmes semble se libérer devant les violences qu’elles subissent. Pour bien comprendre la singularité de l’ère post-Weinstein, il apparaît nécessaire de considérer le harcèlement sexuel comme un phénomène historique ayant connu des occurrences antérieures à la postmodernité. Telle est la dynamique générale du projet AVISA dans lequel s’inscrit ce premier ouvrage, partant du constat que l’histoire du harcèlement sexuel reste à écrire.

Car si le terme même semble surtout mis en lumière depuis la fin du XXe siècle, au gré des lois s’adaptant peu à peu aux évolutions apparentes de la société, certains comportements tels que des contacts physiques non consentis ou des comportements verbaux à caractère sexuel ne sont pas nouveaux et se retrouvent dans de nombreux documents. Comment rendre compte du « harcèlement sexuel », qui n’est d’ailleurs pas tout à fait la même chose que le droit de cuissage, quand il n’existe pas de terme usité à l’époque étudiée pour le nommer, sans risquer de tomber dans une forme d’anachronisme ?

Pour répondre à cette question, ces actes comportent des contributions de disciplines différentes (histoire, littérature, sociologie, études cinématographiques…) exploitant une diversité de sources (archives, nouvelles, manuels, procès, films…), de périodes (du XIVe au XXIe siècle) et de zones géographiques (France, Italie, Angleterre, États-Unis…). Cette approche comparatiste met à jour des schémas récurrents, que ce soit dans les relations de genre et de classe, dans les conséquences pour les victimes, dans les stratégies des femmes face à ce type d’agissement ainsi que dans celles de leurs auteurs. Les contributions se répondent, se croisent et s’enrichissent pour mieux cerner les contours de cette histoire. Voir comment le harcèlement sexuel est représenté et évoqué avant Weinstein permet de mieux comprendre la nature et les mécanismes d’une expression de la domination masculine à travers les siècles.

Sommaire

Référence du livre

DUBOIS-NAYT Armel & HAMUS-VALLÉE Réjane (dir.), 2023. Écrire l’histoire du harcèlement sexuel. Les mots pour le dire. Webinaire AVISA (Historiciser le harcèlement sexuel) 2020-2021, Gif-sur-Yvette, MSH Paris-Saclay Éditions, Université Paris-Saclay. Mis en ligne le 07/12/2023. DOI : https://doi.org/10.52983/TWOC9515

Version numérique

Téléchargez gratuitement le PDF de l’ouvrage : MSHPS_Actes11_HistoireHarcelementSexuel

Version papier

Merci de nous adresser une demande d’exemplaire gratuit via le formulaire ci-dessous.

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Posters MSH « Sports et société »

Posters MSH "Sports et société"

Informations

La MSH Paris-Saclay a réalisé quatre posters sur la thématique « Sports et société » visant à créer une synthèse mais aussi une base de discussion au sujet de quatre thèmes de réflexion sociologiques et sociétales en lien avec le sport. Ces thèmes sont :

Télécharger l’ensemble des posters

Contributeurs

MSH Paris-Saclay

Florence Parizot (conception et rédaction)
Thierry Cayatte (création et graphisme)
Ariane Tom (conception)
Elsa Bansard (contributrice)
Lison Burlat (relecture)

Chercheuses et chercheurs

Anaïs Bohuon (« Le sport et les normes de genre »)
Steve Hagimont (« Le sport comme marqueur social »)
Alison Hernandez (« Le sport et les normes de genre »)
Steven Le Pape (« Le sport et le bien-être mental » & « Le sport et la vieillesse »)

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Numéro 12 de Biens symboliques / Symbolic Goods : L’édition des sciences humaines et sociales. Un sous-champ en mutation

Numéro 12 de Biens symboliques / Symbolic Goods : L’édition des sciences humaines et sociales. Un sous-champ en mutation

Le numéro 12 (2023/1) de Biens symboliques / Symbolic Goods, revue accompagnée par la MSH Paris-Saclay, vient de paraître !

L’édition des sciences humaines et sociales : un sous-champ en mutation

Numéro coordonné par Gisèle Sapiro et Hélène Seiler-Juilleret

Le numéro 12 (2023/1) de Biens symboliques / Symbolic Goods est constitué d’un dossier thématique intitulé « L’édition des sciences humaines et sociales : un sous-champ en mutation » – comprenant un article qui inaugure la nouvelle rubrique « Science ouverte » de la revue – et d’un article Varia.

Faute de financements au moment de sa préparation, le dossier est exceptionnellement monolingue. Une traduction en anglais pourra en être proposée ultérieurement.

Sommaire

L’édition des sciences humaines et sociales : un sous-champ en mutation

DOSSIER 
– Coordonné par Gisèle Sapiro et Hélène Seiler-Juilleret
Science ouverte
VARIA

Diffusion

Ce numéro est disponible en version électronique via OpenEdition Journals.

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