Séminaire

Séminaire Ecopolien
6 avril 2022

La séance 9 du séminaire ECOPOLIEN, soutenu par la MSH Paris-Saclay, se tiendra le 6 avril 2022 de 18h à 20h sur le thème :

Greenwashing : une conférence pour dépolluer le débat public

Séminaire ouvert au public organisé par l’Ecopolien, en présence d’Aurélien Berlan, Guillaume Carbou et Laure Teulières, directeurs de l’ouvrage Greenwashing. Un Manuel pour dépolluer le débat public, Paris, Seuil, mars 2022.

Lieu : Maison de l’Île-de-France, Cité universitaire, 16 boulevard Jourdan, Paris, 14e arrondissement (RER B arrêt Cité universitaire, Tram T3, Métro 4 Porte d’Orléans).

Résumé :

Saviez-vous que les objectifs de « neutralité carbone » reposent largement sur des technologies qui n’existent pas ? Que la destruction d’une zone naturelle peut être « compensée » par l’investissement dans un produit financier ? Que l’on ne produira jamais assez d’hydrogène « vert » pour remplacer le pétrole ? Alors que l’enjeu écologique est décisif, nous avons un besoin urgent de clarifier les débats sur le sujet. Le greenwashing est ce qui nous en empêche. Évoquant tour à tour un verdissement de façade, la récupération d’un discours environnementaliste vidé de sa substance, la mise en place d’innovations aux effets « écologiques » douteux, il biaise le débat public et empêche des choix démocratiques éclairés. En considérant toute l’ampleur du phénomène, la conférence présentera les formes et les fonctions du greenwashing dans notre société, à partir des synthèses thématiques proposées par une trentaine de chercheurs et chercheuses et publiées aux éditions du Seuil récemment. Le débat en suivant permettra de renforcer l’autodéfense intellectuelle contre les fausses promesses, les illusions rassurantes et les formes d’enfumage qui nous enferment dans des trajectoires insoutenables. Un préalable indispensable si on veut ouvrir la voie aux bifurcations nécessaires.

Aurélien Berlan est docteur en philosophie, chargé de cours à l’université Toulouse Jean Jaurès ; Guillaume Carbou est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Bordeaux ; Laure Teulières est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’université Toulouse Jean Jaurès. Tous trois sont membres de l’Atécopol, collectif de chercheuses et de chercheurs réfléchissant à la question écologique.

Ecopolien :

Ecopolien est un groupe de travail inter-universitaire (établissements ESR d’Ile de France) et transdisciplinaire (science humaines, sciences de la nature) s’intéressant aux causes des bouleversements écologiques actuelles et aux solutions proposées pour y remédier (voir https://ecopolien.hypotheses.org/ ). Son séminaire est soutenu par la MSH Paris-Saclay.

Séminaire Valeur prix et politique
14 avril 2022

La prochaine séance du séminaire Valeur, prix et politique, soutenu par la MSH paris-Saclay et organisé par Christian Bessy (IDHES ENS-Paris-Saclay), aura lieu jeudi 14 avril de 14h à 16h à à l’IDHES ENS-Paris-Saclay, 4 avenue des sciences, 91 190 Gif-sur-Yvette, salle 3E 34.

Présentation de :

Antonella Corsani (IDHES, Université de Paris Panthéon-Sorbonne)

La rémunération dans les zones grises des relations de travail

Pour certains auteurs, c’est la forme de la rémunération qui permet à elle seule de spécifier la figure du travailleur « non salarié » par rapport à la figure du salarié. Cependant, les critères de détermination de la rémunération sont multiples (tâche, qualification, résultats, temps…). Certains de ces critères font que la distinction entre la figure du salarié et la figure du  non-salarié s’avère moins aisées. Ainsi, historiquement, la rémunération à la tâche rapprochait par bien des aspects le travailleur salarié au travailleur indépendant. Au 20ème siècle, le critère du temps devient la norme et marque la frontière entre travail salarié et travail non salarié. Mais avec la crise de la grande usine et de l’organisation taylorienne- fordiste du travail la diversité des formes de la rémunération réapparaît, dedans et dehors de l’entreprise, en brouillant la frontière entre travail salarié et travail non-salarié, en laissant ainsi apparaître une  zone grise des relations de travail.

Dedans, c’est le développement des formes de rémunération déterminées sur la base des résultats et des performances des entreprises, dehors c’est une multiplicité de figures de la rémunération qui ressortent des processus d’externalisation et de plateformisation, mais aussi des dynamiques subjectives de fuite du travail salarié.

Parmi cette multitude de figures on approfondira en particulier celle de l’ « entrepreneur salarié », figure du travail spécifique de la Coopérative d’Activités et d’Emploi.

En tant que entrepreneur ce travailleur pas comme les autres doit déterminer le prix des services ou des biens qu’il offre. En tant que salarié, il doit s’affecter un salaire à partir du chiffre d’affaires réalisé par la vente des services ou des biens qu’il a produit. Le chiffre d’affaires étant au numérateur, le salaire minimum se trouve au dénominateur, il en résulte alors un volume de temps de travail, mais ce temps de travail (c’est-à-dire le temps de travail légal) n’est en aucun rapport avec le temps au travail, c’est à dire le temps que la personne passe à travailler.

Avec la loi 2014 qui a reconnue et inscrite dans le code du travail la coopérative d’activités et d’emploi et l’entrepreneur-salarié en tant qu’assimilé salarié, toute référence au temps disparaît. Il n’y a plus qu’à distribuer dans le temps le chiffre d’affaires sous forme de salaire. Chose que l’entrepreneur fera de manière calculatoire, en pesant les coûts et les bénéfices du point de vue fiscal et de la protection sociale. La figure de l’entrepreneur-salarié est donc intégrée dans le salariat sous la forme d’un individu « entrepreneur de soi » qui détermine à la fois le prix du produit de son travail et son salaire.

Présentation du séminaire :

Après une longue série de travaux sur la qualité des produits, l’Économie des conventions a entamé depuis quelques années une réflexion sur les formes de mise en valeur des choses ou des personnes. Il ne s’agit pas d’un simple raffinement théorique mais correspond aussi à une réflexion sur les changements politiques favorisant la marchandisation de certaines choses restées en dehors des échanges ou la montée des inégalités entre les êtres. On peut penser aux rémunérations versées aux superstars du football, aux grands patrons, aux traders ou, encore, aux cotes atteintes par des œuvres d’art dans les enchères publiques, témoignant d’une forme de disproportion sinon de sentiments d’injustice ou d’évaluation arbitraire (Steiner 2011).

La théorie économique a proposé des modèles pour expliquer ces « super prix » ou plus précisément le fait que les rémunérations et les probabilités de réussite augmentent plus que proportionnellement avec le talent et la compétence, en faisant référence à une ultra sensibilité de la demande sur un nombre limité d’individus (Rosen 1981) ou suivant une logique de « winner-takes-all » ou d’avantages cumulatifs. Si ces modèles ont profondément remis en cause le cœur traditionnel de la théorie économique des prix, la notion de « valeur » est le plus souvent réduite à celle de « prix ». Plus généralement, la théorie de la valeur sous-jacente à ces modèles considère la valeur des biens suivant leur utilité intrinsèque pour chacun et donc de façon préalable à l’échange (Orléan 2011).

De son côté l’approche sociologique, à la suite en particulier des travaux de Simmel, met non seulement l’accent sur le fait que c’est de l’échange que les objets tirent leur valeur et non l’inverse, mais aussi, ne dissocie pas « valeur » et « prix ». Si la mesure monétaire a tendance à aplanir les différences de valeur, un prix très élevé provoquent l’effet contraire et rendent l’entité convoitée moins interchangeable et donc plus singulière. C’est dans ce sens que L. Karpik (2007), dans son ouvrage sur l’économie des singularités, explique la disproportion des prix au sommet de la hiérarchie des valeurs. Cette disproportion rappelle que toute volonté de classement et de hiérarchie ordonne en fait des entités incommensurables.

L’objet du séminaire n’est pas seulement de s’intéresser à l’économie de la disproportion des prix mais, plus généralement, de renouer avec les « théories de la valeur » en s’intéressant à la pluralité des modes d’évaluation des biens, aux mécanismes de la formation des prix sur divers marchés et aux différentes significations qu’ils ont pour leurs participants (Vatin 2009, Beckert et Aspers 2011). Comme l’avance O. Velthuis (2007), dans son ouvrage sur le marché de l’art contemporain, les prix ont suffisamment de consistance pour être considérés comme des symboles, et assez flexibles pour donner prise à différentes significations. Il met l’accent sur les processus de construction sociale de la valeur des objets d’art en référence aux conventions en œuvre dans les mondes de l’art. La méthodologie utilisée rejoint de ce point de vue l’approche de l’Economie des conventions sur la pluralité des modes de valorisation (Eymard-Duvernay 1989) ou des mondes de production (Salais et Storper 1993).

Mais, la particularité de cette approche est de travailler très explicitement ces « ordres de grandeur » suivant différentes philosophies politiques et façons de fonder le « bien commun » (Boltanski et Thévenot, 1991). Cette insistance sur la construction politique de la valeur est à relier avec les travaux anthropologiques d’A. Appadurai (1986) qui explore les conditions par lesquelles les objets économiques circulent dans différents « régimes de valeur » suivant l’espace et le temps. C’est ce qu’il désigne aussi comme des « politiques de la valeur » à la base de la création du lien entre échange et valeur. Ce type d’approche conduit à l’examen des carrières des personnes et des objets, suivant la variété des espaces de circulation et de valorisation qu’ils traversent, et à faire l’histoire des catégories de personnes et de choses, avec en particulier les enjeux autour de la définition des frontières. Un accent particulier est mis sur le rôle des « intermédiaires de marché » dans la définition de ces catégories et dans la définition des « conventions de valeur » sur différents types de marché (Bessy et Chauvin 2013). Il s’agit également de contribuer à une anthropologie des façons dont les choses peuvent être structuralement différenciées et hiérarchisées en vue de l’obtention d’un échange profitable (Boltanski et Esquerre, 2017) ou à une ethnographie des agencements marchands renouvelée aujourd’hui avec l’émergence des plateformes numériques (Callon, 2017) ou avec des épisodes de crise sanitaire créant des situations de pénurie ou d’accaparement.

Le séminaire donne lieu à des présentations de chercheurs du laboratoire IDHES et d’invités extérieurs. Il est ouvert aux doctorants et aux étudiants de master.

Organisé par Christian Bessy (IDHES ENS-Paris-Saclay), bessy@idhe.ens-cachan.fr

Programme du Séminaire Valeur Prix Politique 2021-2022

Séminaire « Fédérer et développer les recherches sur l’éducation dans Paris-Saclay », séance 1
8 avril 2022

La séance 1 du séminaire « Fédérer et développer les recherches sur l’éducation dans Paris-Saclay » aura lieu vendredi 8 avril de 10h à 12h30 sur le thème : « Inégalités éducatives et politiques publiques : regards internationaux ». Cette séance est organisée par Maryse Bresson et Laura Cruchet au titre du laboratoire Printemps UMR UVSQ/CNRS.

Lieu : Printemps, UVSQ, Guyancourt

Inscription en cliquant sur le bouton « s’inscrire » de cette page.

Intervenants :

  • Camille Peugny (Professeur, Laboratoire Printemps et Directeur de la GS Sciences Sociales et Politique SSP) interviendra à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage sur la thématique : Une génération sacrifiée ? Pour une politique de la jeunesse.

Les comparaisons réalisées par des institutions officielles comme l’OCDE indiquent que la reproduction intergénérationnelle des inégalités est plus forte en France que dans un certain nombre de pays comparables, et notamment que dans les pays du nord de l’Europe. La France, de ce point de vue, ferait plutôt partie des mauvais élèves de la classe européenne. De fait, la mesure par cohortes de naissance des flux de mobilité sociale laisse entrevoir une relative stagnation de la mobilité sociale au cours des dernières décennies. Pour expliquer ce résultat, il faut bien sûr questionner le fonctionnement du système éducatif pour comprendre la manière dont la massification scolaire ne s’est pas traduite par une réelle démocratisation de l’école. Pour autant, au-delà de l’école, il faut questionner plus largement la manière dont est pensé, en France, l’accès à l’autonomie des jeunes. Politique familiale, politique de l’emploi, formation professionnelle : toutes ces dimensions doivent être mobilisées pour mieux comprendre l’intensité de la reproduction des inégalités en France et la manière dont les jeunes se projettent, ou non, dans l’avenir. Au final, l’auteur plaide pour une transformation en profondeur de notre conception de la jeunesse dans une société vieillissante.

Ouvrage paru : Pour une politique de la jeunesse, Seuil, février 2022.

  • Mardochée Pierre (Docteur, Printemps), interviendra sur sa thèse en sociologie soutenue le 25 novembre 2021 intitulée : Démocratisation et inégalités scolaires dans les pays en voie de développement. Le cas d’Haïti.

Il présentera la manière dont un pays, Haïti, catégorisé comme « pays en voie de développement » s’efforce de réaliser la démocratisation de son système éducatif. S’il paraît en échec sur pratiquement tous les indicateurs : taux d’accès, équité, égalité, Haïti, réalise pourtant des processus de démocratisation. Pour analyser ce paradoxe, la réflexion appuyée sur un travail d’enquête par observations et entretiens, s’interroge sur la place majeure du secteur privé dans l’offre éducative. Pour expliquer que les différentes politiques mises en place n’ont pas eu l’effet escompté de scolarisation universelle, la thèse met en avant le manque de coordination entre les différents niveaux et acteurs de l’éducation en Haïti ; le manque de financement étatique, les effets de corruption à différentes échelles. Si l’implication des acteurs publics et aussi privés permet un élargissement de l’offre scolaire, malheureusement c’est souvent au détriment de l’égalité et de la qualité de l’enseignement.

  • Ibrahima Sacko (Doctorant, Printemps) présentera certains résultats de sa thèse de sociologie en cours, sur le sujet : Parcours de réussite et d’échec scolaire des enfants maliens au Mali et en France.

S’interrogeant sur l’articulation du « subjectif et l’objectif » dans la perception de la notion de réussite et d’échec scolaire par les Maliens rencontrés au Mali et en France, ainsi que d’autres acteurs de l’école dans les deux pays et mobilisant des matériaux qualitatifs (entretiens, données d’observation, études documentaires), il présente les différents parcours scolaires et les conséquences des stratégies éducatives des familles et des différences de systèmes éducatifs sur les inégalités scolaires.

Discutantes : Maryse Bresson et Laura Cruchet

UVSQ

Liminaire :

Compte tenu de la dispersion des recherches sur la thématique de l’éducation dans l’ensemble des laboratoires et structures de l’Université Paris-Saclay, la GS Education Formation Enseignement (EFE) propose d’organiser un séminaire afin de faire se rencontrer et échanger les chercheurs sur ce domaine de recherche. Si les travaux en sciences de l’éducation et de la formation peuvent y prendre une place importante, d’autres apports scientifiques sont tout aussi essentiels à considérer, dans le contexte de Paris Saclay, dès lors qu’ils éclairent des questions d’éducation, de formation et d’enseignement. Le séminaire proposé vise à initier et développer ces échanges interdisciplinaires qui auront vocation à se poursuivre. Entre avril et juin 20022, sont prévues quatre séances de présentation/discussion de recherches en cours, menées par des chercheurs de laboratoires différents et d’appui de la GS EFE. L’objectif est d’identifier des questions partagées voire de poser les premiers éléments d’un langage commun, afin de permettre ensuite l’élaboration et le développement de projets de recherche partagés à plus long terme (publication des actes du séminaire, réponse à des appels à projets en commun) …

L’originalité et l’importance de la problématique dans le champ scientifique :

Le croisement de disciplines (sciences de l’éducation, sociologie, histoire, psychologie sociale et ergonomique) sur la thématique de l’éducation et l’ancrage institutionnel commun aux chercheurs dans le périmètre Paris Saclay constituent l’originalité et l’apport essentiel du séminaire dont l’objectif est précisément de nourrir la constitution d’une culture commune et l’élaboration de problématiques nouvelles, dans un contexte local où la recherche sur cette thématique doit être structurée et développée. Croiser les approches permet de saisir la complexité des phénomènes observés, tout en développant les liens entre les chercheurs sur le territoire, contribuant à structurer la recherche sur l’éducation au sein de Paris-Saclay ainsi que l’articulation formation-recherche.

Mots-Clés :

Education – recherche – interdisciplinarité – échanges scientifiques – projets

Séminaire du Centre d’Alembert – 22 mars 2022

La 1ère séance du séminaire du Centre d’Alembert aura lieu le 22 mars 2022 de 10h à 12h sur le thème :

Du patrimoine commun à la marchandisation de la connaissance : comment partager le savoir ?

Les ressources génétiques végétales entre communs et volonté d’appropriation : Comment garantir un accès juste et équitable ?

Lieu : Grand amphi, Institut Pascal, 530, rue André Rivière, Orsay.
En présentiel et en visioconférence.

Intervenants :

  • Frédéric Thomas
    Chargé de recherche IRD, Histoire des sciences, Histoire environnementale
    UMR Savoirs Environnement Sociétés (IRD, CIRAD, Université Paul-Valéry Montpellier)
  • Amandine Cornille 
    Chargée de recherche CNRS, Laboratoire Génétique quantitative et évolution – Le Moulon
    Institut Diversité Écologie et Évolution du Vivant (IDEEV)
    (CNRS/ INRAE/ AgroSup/ Université Paris-Saclay)

Organisateurs : Annick Jacq et Pierre Nicolas

Merci de vous inscrire en précisant si vous souhaitez participer à la séance
* en présentiel (En raison des conditions sanitaires, places limitées)
* en visioconférence (Le lien Zoom vous sera transmis par mail.)

Contact : centre.dalembert@universite-paris-saclay.fr

Séminaire « genre et monde carcéral » 4e séance – 18 mars 2022

La 4e séance de la saison 2021-2022 du séminaire « Genre et monde carcéral », soutenu par la MSH Paris-Saclay, aura lieu le 18 mars 2022 de 14h à 18h sur le thème :

La préparation de la sortie : un processus genré ?

Cet événement aura lieu en format hybride :

  • En présentiel à l’ENS Paris-Saclay (salle 3G07), 4 Avenue des Sciences, 91190 Gif-sur-Yvette
  • En distanciel : un lien vous sera communiqué ultérieurement

Pour participer à cet événement en présentiel ou en distanciel, inscrivez-vous jusqu’au mercredi 16 mars à 14h via le formulaire suivant :
https://forms.gle/1914Zp1qBWjLKgYMA

Résumé de la séance :

Cette quatrième séance du séminaire portera sur la manière dont les rapports sociaux de genre façonnent la préparation de la sortie de prison. En s’appuyant sur l’étude d’ateliers de théâtre réunissant des personnes détenues hommes et femmes, Hélène Olivier montrera, dans une première intervention, comment les normes de genre sont performées en prison. L’analyse de la mise en spectacle dans l’espace contraint carcéral permettra d’interroger la re-subjectivation des sujets genrés pénaux par la fiction théâtrale. Ensuite, à partir d’une enquête réalisée dans le cadre de sa pratique de travailleur social, Jean-Noël Barnet proposera une réflexion sur l’hébergement post-carcéral pour des sortantes, dans le double rapport de l’espace et de l’habitat. À partir de l’analyse des vécus personnels et des pratiques institutionnelles d’hébergement, il soulignera un mode d’habiter temporaire traversé par des questionnements sur le rapport à soi et aux autres et par des normes de genre. Enfin, Patrizia Pacini Volpe, dans une troisième intervention, proposera une réflexion sur l’accès aux études universitaires des étudiantes empêchées dans les prisons italiennes. Elle s’interrogera sur l’effet de ce parcours diplômant dans l’obtention d’un travail salarié à la sortie de prison.

Avec :

  • Hélène Ollivier, chercheuse en études théâtrales, doctorante à l’unité de recherche : Histoire des arts et des représentations (HAR) à l’Université Paris-Nanterre –  Jouer le genre sous surveillance : ateliers théâtre et spectacles en mixité dans le monde carcéral.
  • Jean-Noël Barnet, éducateur spécialisé, Association Aurore et formateur en travail social –  L’hébergement social des femmes à leur sortie de prison : un mode d’habiter qui prolonge les normes de genre ?
  • Patrizia PaciniVolpe, politiste, Laboratoire Mesophlhis, Université Aux-Marseille – Le droit aux études universitaires pour les femmes détenues dans les prisons italiennes.

Présentation du séminaire :

Le séminaire « genre et monde carcéral » est un séminaire interdisciplinaire, débuté en 2017,
offrant un espace de discussion et d’analyse des travaux récents qui portent sur le champ
carcéral au prisme des questions de genre. L’objectif général est de proposer un état de la
recherche scientifique, par la présentation de travaux qui problématise les rapports sociaux
et les normes de genre dans ce champ de recherche. Sont valorisées les travaux récents et
l’interdisciplinarité des approches. Le séminaire, pour 2020/2022, s’inscrit dans la continuité
des questionnements et réflexions amorcés les années précédentes. Le premier cycle du
séminaire (2017‐2018) était consacré à l’émergence de travaux portant sur les femmes en
prison dans le champ des sciences sociales. Le deuxième cycle (2018‐2019) a permis
d’approfondir la réflexion, en questionnant les enjeux de la disciplinarisation carcérale et ses
effets sur le parcours de femmes incarcérées. Le troisième cycle (2019‐2020) explorait les
sociabilités intra‐muros, pensées au prisme des rapports sociaux de sexe. Le quatrième cycle
proposait de mettre la focale sur les liens entre « le dehors » et « le dedans », en analysant les
dynamiques de circulation des normes de genre pour penser l’enfermement contemporain.
Cette année, nous aborderons dans une première séance l’influence des représentations
genrées sur le contrôle et l’enfermement des jeunes. La séance 2 portera sur la façon dont la
prison façonne les masculinités incarcérées. La séance 3 sera consacrée aux sexualités et aux
corps en prison. Dans la séance 4, on s’intéressera au processus de préparation de la sortie
d’incarcération et à la manière dont celui‐ci est régulé par des normes de genre implicites ou
explicites. La séance 5 sera l’occasion de réfléchir à la façon dont les représentations genrées
infléchissent le contrôle et les pratiques professionnelles en prison. Enfin, au cours de la
séance 6, l’approche de genre permettra de questionner les catégories pénales et
pénitentiaires.

Programme de la saison 2021-2022 du séminaire « Genre et monde carcéral »

Séminaire « Médias et médiations de la gastronomie (XVIIe-XXIe siècles) » – 8 mars 2022

La septième séance de la saison 2021-2022 du séminaire « Médias et médiations de la gastronomie (XVIIe-XXIe siècles) » se déroulera le mardi 8 mars 2022 de 16h30 à 19h à la Bibliothèque nationale de France,  salle 70, quai François Mauriac, Paris 13e.

Elle aura pour thème :

LES FONDS GOURMANDS

Au programme de cette séance :

  • Isabelle Degrange (BnF), Présentation des fonds gourmands de la BnF
  • Marie-Pierre Rey (Université Paris 1), Carême, le premier des chefs 

 Inscription obligatoire auprès de Coline Arnaud : colinearnaud@gmail.com

Séminaire valeur, prix et politique – 10 février 2022

La prochaine séance du séminaire Valeur, prix et politique, soutenu par la MSH paris-Saclay et organisé par Christian Bessy (IDHES ENS-Paris-Saclay), aura lieu jeudi 10 février de 14h à 16h à à l’IDHES ENS-Paris-Saclay, 4 avenue des sciences, 91 190 Gif-sur-Yvette, salle 3E 34.

Elle sera consacrée à une présentation intitulée :

Le travail d’appariement des agents immobiliers. Des méthodes de fixation des prix aux logiques sociales de la création de valeur
Par Eliza Benites-gamBirazio (Université de Lyon 2, Centre Max Weber)

Lien de la visioconférence :
https://us02web.zoom.us/j/81041427219?pwd=ZzlpWmNLZ24wV1FXSGJITHEzMndoQT09

Merci de confirmer votre participation au plus tard Jeudi 10 au matin en envoyant un mail à gladys.germe@ens-paris-saclay.fr

Présentation du séminaire :

Après une longue série de travaux sur la qualité des produits, l’Économie des conventions a entamé depuis quelques années une réflexion sur les formes de mise en valeur des choses ou des personnes. Il ne s’agit pas d’un simple raffinement théorique mais correspond aussi à une réflexion sur les changements politiques favorisant la marchandisation de certaines choses restées en dehors des échanges ou la montée des inégalités entre les êtres. On peut penser aux rémunérations versées aux superstars du football, aux grands patrons, aux traders ou, encore, aux cotes atteintes par des œuvres d’art dans les enchères publiques, témoignant d’une forme de disproportion sinon de sentiments d’injustice ou d’évaluation arbitraire (Steiner 2011).

La théorie économique a proposé des modèles pour expliquer ces « super prix » ou plus précisément le fait que les rémunérations et les probabilités de réussite augmentent plus que proportionnellement avec le talent et la compétence, en faisant référence à une ultra sensibilité de la demande sur un nombre limité d’individus (Rosen 1981) ou suivant une logique de « winner-takes-all » ou d’avantages cumulatifs. Si ces modèles ont profondément remis en cause le cœur traditionnel de la théorie économique des prix, la notion de « valeur » est le plus souvent réduite à celle de « prix ». Plus généralement, la théorie de la valeur sous-jacente à ces modèles considère la valeur des biens suivant leur utilité intrinsèque pour chacun et donc de façon préalable à l’échange (Orléan 2011).

De son côté l’approche sociologique, à la suite en particulier des travaux de Simmel, met non seulement l’accent sur le fait que c’est de l’échange que les objets tirent leur valeur et non l’inverse, mais aussi, ne dissocie pas « valeur » et « prix ». Si la mesure monétaire a tendance à aplanir les différences de valeur, un prix très élevé provoquent l’effet contraire et rendent l’entité convoitée moins interchangeable et donc plus singulière. C’est dans ce sens que L. Karpik (2007), dans son ouvrage sur l’économie des singularités, explique la disproportion des prix au sommet de la hiérarchie des valeurs. Cette disproportion rappelle que toute volonté de classement et de hiérarchie ordonne en fait des entités incommensurables.

L’objet du séminaire n’est pas seulement de s’intéresser à l’économie de la disproportion des prix mais, plus généralement, de renouer avec les « théories de la valeur » en s’intéressant à la pluralité des modes d’évaluation des biens, aux mécanismes de la formation des prix sur divers marchés et aux différentes significations qu’ils ont pour leurs participants (Vatin 2009, Beckert et Aspers 2011). Comme l’avance O. Velthuis (2007), dans son ouvrage sur le marché de l’art contemporain, les prix ont suffisamment de consistance pour être considérés comme des symboles, et assez flexibles pour donner prise à différentes significations. Il met l’accent sur les processus de construction sociale de la valeur des objets d’art en référence aux conventions en œuvre dans les mondes de l’art. La méthodologie utilisée rejoint de ce point de vue l’approche de l’Economie des conventions sur la pluralité des modes de valorisation (Eymard-Duvernay 1989) ou des mondes de production (Salais et Storper 1993).

Mais, la particularité de cette approche est de travailler très explicitement ces « ordres de grandeur » suivant différentes philosophies politiques et façons de fonder le « bien commun » (Boltanski et Thévenot, 1991). Cette insistance sur la construction politique de la valeur est à relier avec les travaux anthropologiques d’A. Appadurai (1986) qui explore les conditions par lesquelles les objets économiques circulent dans différents « régimes de valeur » suivant l’espace et le temps. C’est ce qu’il désigne aussi comme des « politiques de la valeur » à la base de la création du lien entre échange et valeur. Ce type d’approche conduit à l’examen des carrières des personnes et des objets, suivant la variété des espaces de circulation et de valorisation qu’ils traversent, et à faire l’histoire des catégories de personnes et de choses, avec en particulier les enjeux autour de la définition des frontières. Un accent particulier est mis sur le rôle des « intermédiaires de marché » dans la définition de ces catégories et dans la définition des « conventions de valeur » sur différents types de marché (Bessy et Chauvin 2013). Il s’agit également de contribuer à une anthropologie des façons dont les choses peuvent être structuralement différenciées et hiérarchisées en vue de l’obtention d’un échange profitable (Boltanski et Esquerre, 2017) ou à une ethnographie des agencements marchands renouvelée aujourd’hui avec l’émergence des plateformes numériques (Callon, 2017) ou avec des épisodes de crise sanitaire créant des situations de pénurie ou d’accaparement.

Le séminaire donne lieu à des présentations de chercheurs du laboratoire IDHES et d’invités extérieurs. Il est ouvert aux doctorants et aux étudiants de master.

Organisé par Christian Bessy (IDHES ENS-Paris-Saclay), bessy@idhe.ens-cachan.fr

Programme du Séminaire Valeur Prix Politique 2021-2022

Séminaire TRACS – Américanisation par les arts – 11 février 2022

Anais Fléchet, Martin Guerpin, Catherine Rudent, Philippe Gumplowicz ont le plaisir de vous informer de la prochaine séance du  Séminaire TRACS – Américanisation par les arts qui aura lieu le 11 février 2022 de 16h à 19h.

Cette séance se tiendra en présentiel à l’Institut National d’Histoire de l’Art INHA, 2 rue Vivienne, 75002 Paris, en salle Mariette et en visio-conférence, sur inscription : contact@transatlantic-cultures.org.
Le lien de connexion sera communiqué par mail à ceux qui en feront la demande.

Présentations :  

  • Manon Fabre (ENS, CNSMDP, EHESS) Le modèle américain pour l’orchestre des Collégiens de Ray Ventura, de l’imitation à l’hybridation
  • Pierre Fargeton (Université Jean-Monnet, Saint-Étienne. Laboratoire IHRIM UMR5317) Le « collège » de Ray Ventura dans l’entre-deux-guerres : une américanisation à double entente  Discutant : Martin Guerpin, Université d’Évry – Paris-Saclay.

Pus d’informations au lien suivant : https://tracs.hypotheses.org/2963

Séminaire « Genre et monde carcéral » – 3e séance le 3 février 2022

La 3e séance de la saison 2021-2022 du séminaire « Genre et monde carcéral », soutenu par la MSH Paris-Saclay, aura lieu le 3 février 2022 de 10h à 17h en visioconférence sur le thème :

Sexualités et corps en prison

Pour participer à cet événement, inscrivez-vous jusqu’au mardi 1er février à 14h via le formulaire suivant :
https://forms.gle/3yUfTDMaudYYVrUs6

Présentation de la séance :

La séance 3 est consacrée à la façon dont l’enfermement carcéral travaille les sexualités et les corps des personnes enfermées dans des prisons françaises, belges et anglaises.

Axelle François, dans une première intervention, rendra compte des résultats d’une enquête quantitative par questionnaires (n = 530) auprès de personnes détenues dans des prisons belges. L’intervenante analysera les conséquences de la privation de liberté sur les représentations et le vécu de la sexualité, en présentant trois trajectoires d’adaptation des discours et des pratiques sexuelles soumises aux contraintes du contexte carcéral.

La seconde intervention, dans le prolongement de la première, portera sur la biographie conjugale, affective et sexuelle des femmes au prisme de l’incarcération de leur compagnon. Audrey Higelin analysera comment le statut de « compagne de détenu » fait l’objet d’un processus d’apprentissage (notamment via des instances associative, sanitaire, sociale, ainsi que dans le groupe de pairs). Elle mettra en évidence une « socialisation secondaire », nécessitant l’incorporation de nouvelles normes et la mise en œuvre de stratégies d’adaptation au nouveau contexte relationnelle.

Caroline Touraut, au cours de la troisième intervention, s’intéressera au vieillissement des personnes incarcérées. À partir d’une enquête empirique réalisée dans des prisons françaises, elle analysera les spécificités du vieillir en prison en fonction du genre et les enjeux professionnels que pose leur prise en charge. Plus précisément, elle questionnera la prison comme éventuel lieu de « care » des personnes détenues, en portant le regard sur les ajustements institutionnels afin de faire face aux besoins d’une population carcérale vieillissante et sur les reconfigurations des modèles de masculinités qui en découlent.

Enfin la dernière intervention (initialement prévue le 7 janvier), portera sur le corps masculin incarcéré. Jennifer Rainbow, à partir d’une enquête empirique menée dans une prison anglaise, montrera que le corps masculin joue un rôle fondamental dans l’expérience carcérale, que ce soit par la gestion de l’identité à travers le corps (par des comportements masculins), par le corps (par la stature et la pose), ou sur le corps (par les vêtements, la propreté, etc.). Elle analysera la façon dont les corps servent à valoriser des régimes de masculinité et comment ce processus peut parfois se réaliser d’une manière inattendue face aux injonctions standardisées du genre.

Programme de la séance :

  • 10h à 11h : Axelle François, docteure en criminologie, agente de probation des services correctionnels du Québec : Étude sur la sexualité en milieu carcéral belge : au cœur des représentations des personnes incarcérées
  • 11h15-12h15 :  Audrey Higelin, historienne de l’art et sociologue, chercheure rattachée à l’Université Paris-Nanterre, associée au laboratoire Sophiapol : Devenir compagne de détenu : la sexualité des femmes au prisme de l’incarcération de leur compagnon
  • 14h à 15h : Caroline Touraut, sociologue, chargée d’études à l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE) : La prison, un espace possible de care ? Faire face au vieillissement des personnes détenues
  • 15h15 à 16h15 : Jennifer Anne Rainbow [Sloan], Senior Lecturer in Criminology at Sheffield Hallam University : Masculine Bodies in an English Prison

Présentation du séminaire :

Le séminaire « genre et monde carcéral » est un séminaire interdisciplinaire, débuté en 2017,
offrant un espace de discussion et d’analyse des travaux récents qui portent sur le champ
carcéral au prisme des questions de genre. L’objectif général est de proposer un état de la
recherche scientifique, par la présentation de travaux qui problématise les rapports sociaux
et les normes de genre dans ce champ de recherche. Sont valorisées les travaux récents et
l’interdisciplinarité des approches. Le séminaire, pour 2020/2022, s’inscrit dans la continuité
des questionnements et réflexions amorcés les années précédentes. Le premier cycle du
séminaire (2017‐2018) était consacré à l’émergence de travaux portant sur les femmes en
prison dans le champ des sciences sociales. Le deuxième cycle (2018‐2019) a permis
d’approfondir la réflexion, en questionnant les enjeux de la disciplinarisation carcérale et ses
effets sur le parcours de femmes incarcérées. Le troisième cycle (2019‐2020) explorait les
sociabilités intra‐muros, pensées au prisme des rapports sociaux de sexe. Le quatrième cycle
proposait de mettre la focale sur les liens entre « le dehors » et « le dedans », en analysant les
dynamiques de circulation des normes de genre pour penser l’enfermement contemporain.
Cette année, nous aborderons dans une première séance l’influence des représentations
genrées sur le contrôle et l’enfermement des jeunes. La séance 2 portera sur la façon dont la
prison façonne les masculinités incarcérées. La séance 3 sera consacrée aux sexualités et aux
corps en prison. Dans la séance 4, on s’intéressera au processus de préparation de la sortie
d’incarcération et à la manière dont celui‐ci est régulé par des normes de genre implicites ou
explicites. La séance 5 sera l’occasion de réfléchir à la façon dont les représentations genrées
infléchissent le contrôle et les pratiques professionnelles en prison. Enfin, au cours de la
séance 6, l’approche de genre permettra de questionner les catégories pénales et
pénitentiaires.

Programme de la saison 2021-2022 du séminaire « Genre et monde carcéral »

Petits déjeuners Durkheim – 4 février 2022

La deuxième séance de la saison 2022 des Petits déjeuners Durkheim, soutenus par la MSH Paris-Saclay, aura lieu vendredi 4 février 2022 en distanciel à partir de 10h30.

Lien de la visioconférence :
https://us02web.zoom.us/j/83135556740?pwd=TmtlZHFpbmFsUHVNR1lMdldCOW1VQT09

Les biens communs en perspectives, Propriété, travail, valeur (XVIIIe-XXIe siècle)

Coordonné par : Christian Bessy (ENS Paris-Saclay) et Michel Margairaz (dir.)
Paris, Presses universitaires de la Sorbonne, 2021.
Discutante : Marie Cornu (ENS Paris-Saclay)

Cet ouvrage propose une approche pluridisciplinaire des biens communs, ni prescriptive, ni soucieuse de définir une voie nouvelle – à l’inverse de ce que certains auteurs ont pu proposer, croyant y voir une perspective radicalement renouvelée –, dépassant ainsi l’alternative entre propriété privée et propriété publique.

En adoptant la perspective heuristique des biens communs, les auteurs ici rassemblés questionnent la dynamique des trois institutions majeures de l’économie (capitaliste), lesquelles scandent et structurent l’ouvrage, que sont la propriété, le travail et la valeur, ainsi que leur imbrication qui suscite différents modes d’organisation des activités et de la vie démocratique. Les douze contributions participent ainsi à la construction d’un cadre analytique permettant d’étudier précisément les modes de gouvernance, les structures de propriété et les évolutions des activités économiques. Cet ouvrage analyse en particulier le processus historique suivant lequel l’État, après avoir été l’ « englobant » – par la définition et la garantie d’un service public –, devient aujourd’hui l’« englobé », du fait des contraintes imposées par d’autres figures ou personnes morales représentant l’action publique, impulsant diverses transformations sociales (transport, urbanisme, culture, environnement, patrimoine, finance…). Ce faisant, les auteurs invitent aussi à être attentif au maintien de formes de copropriété – toujours menacées par des acteurs dominants cherchant à acquérir la pleine propriété de certains actifs afin de les valoriser au mieux sur les marchés.

Contributions de :
Michela Barbot, Christian Bessy, Mathieu Cocq, Anne Conchon, Antonella Corsani, Delphine Corteel, Claude Didry, Marc Loriol, Dominique Margairaz, Michel Margairaz, Jean-Luc Mastin, Maud Simonet, Line Spielmann, Éric Szulman, Marta Torre-Schaub et Philippe Verheyde.

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