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Quels secteurs stratégiques pour l’avenir de la France ?

André Torre, Directeur de recherche en économie à l’INRA, AgroParisTech – Université Paris-Saclay

The Conversation, 24 mai 2020

La question est obsédante, et devient urgente. Avant même l’arrêt de la pandémie du Covid-19, dans une phase de démarrage du chômage de masse et pour ne pas risquer un blocage mortel, comment remettre la machine économique en marche ? La crise sanitaire nous interroge. Elle a mis en évidence la fragilité de l’économie française et sa dépendance à l’égard de pays producteurs de biens ou de produits intermédiaires cruciaux. Il convient d’identifier des secteurs stratégiques, essentiels pour nous protéger des effets dangereux des crises futures, et éviter des chocs profonds, susceptibles de déstabiliser notre économie, mais aussi toute la société.


« La crise sanitaire nous invite à nous interroger sur la capacité de nos systèmes de production à faire face aux aléas »

Arnaud Florentin, Economiste & Elisabeth Laville, Economiste

Tribune, Le Monde, 22 mai 2020

Les experts du développement des territoires Arnaud Florentin et Elisabeth Laville proposent, dans une tribune au « Monde », de classer pays et régions en fonction de leur degré de « résilience productive », c’est-à-dire de leur capacité à surmonter l’interruption des chaînes logistiques qui les relient à l’extérieur.


L’épineuse question de la dette privée des pays africains dans le contexte du Covid-19

Ahmadou Aly Mbaye, Professeur d’économie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar

Babacar Sène, Directeur du Centre de Recherches Economiques Appliquées (CREA) et du Laboratoire d’Ingénierie Financière et Economique (LIFE), Université Cheikh Anta Diop de Dakar

Cheikh Ahmed Bamba Diagne, Directeur scientifique du Laboratoire de recherche économique et monétaire (LAREM), Université Cheikh Anta Diop de Dakar

The Conversation, 17 mai 2020

La crise du Covid-19 est en train de mettre à l’épreuve les mécanismes de gestion de la dette commerciale des pays en développement. Des moratoires et décaissements via les guichets du FMI et d’autres institutions financières multilatérales ont été accordés à de nombreux pays en difficulté, mais ces mesures d’urgence portent uniquement sur les dettes bilatérale et multilatérale.


La crise du coronavirus changera-t-elle durablement les pratiques de consommation, la distribution et le commerce ? Des questions de recherche sociogéographique en émergence

Arnaud Gasnier, enseignant-chercheur en géographie et aménagement à Le Mans Université, Laboratoire Espace et Sociétés (ESO – UMR CNRS 6590)

Le Mans université, 14 mai 2020

L’épidémie de Coronavirus questionne actuellement les modes de consommation. En limitant les possibilités de contacts extérieurs au domicile, cette période de confinement transforme, avec plus ou moins de radicalité, notre consommation de l’espace et nos espaces de consommation.


Le moment est venu de créer un revenu d’existence en démocratisant la monnaie

Éric Dacheux, Professeur en information et communication, Université Clermont Auvergne

Daniel Goujon, Maître de conférences en sciences économiques, Université Jean Monnet, Saint-Étienne

The Conversation, 13 mai 2020

Pour remédier à la crise économique et sociale consécutive à la pandémie du Covid-19, de nombreuses initiatives, en France, mais aussi d’autres pays occidentaux, proposent l’instauration rapide d’un « revenu d’existence ». L’objectif est de distribuer un revenu de base pour, à la fois, limiter les situations d’extrême pauvreté et aussi éviter une trop forte contraction de la demande.


Décryptage. Le revenu universel, une idée aussi intéressante qu’irréaliste

Gilles Raveaud, Maître de conférences à l’Institut d’études européennes (Paris 8 – Saint-Denis)

Alternatives économiques, 13 mai 2020

Face aux conséquences économiques de la crise du Covid-19, l’idée de revenu universel suscite un regain d’intérêt. Mais cette proposition se heurte à une double impossibilité, économique et démocratique.


Taxer les multinationales en Europe pour financer la reprise

Lucas Chancel, Enseignant à Sciences Po, codirecteur et économiste au Laboratoire sur les Inégalités Mondiales à l’Ecole d’économie de Paris

Alternatives économiques, 11 mai 2020

Mutualiser la dette avec des Etats membres récalcitrants est un débat voué à l’enlisement. Pour éviter cet écueil, l’économiste Lucas Chancel propose une mise en commun financée par un impôt européen sur les profits des multinationales. Explications.


Les dogmes qui nous gouvernent à l’épreuve du Covid-19

Franck Aggeri, Professeur de Management à Mines ParisTech

Alternatives économiques, 11 mai 2020

La crise du Covid-19 a ceci de positif qu’elle oblige à nous interroger sur les dogmes qui nous gouvernent. Un dogme est un point de doctrine qui est présenté comme une vérité incontestable et qui n’est donc pas questionné. Sous couvert de pragmatisme, la doctrine néolibérale est pourtant tout aussi dogmatique que d’autres. Je voudrais ici discuter quatre dogmes particulièrement mis à mal par la crise actuelle.


Revenu universel : «Tout le monde aurait disposé sans délai de quoi survivre»

Philippe Van Parijs, philosophe ; propos recueillis parVittorio de Filippis

Libération, 6 mai 2020

Le revenu de base refait surface dans les débats à l’heure où nombre de personnes ont perdu tout ou partie de ce qu’elles touchaient à cause du confinement. Pour le philosophe belge Philippe Van Parijs, il aurait pu amortir l’ampleur de la crise et favoriser la reprise.


La nature sociale et politique de la monnaie dévoilée par la crise

Jean-Marie Harribey, économiste atterré , Esther Jeffers, économiste atterrée et Dominique Plihon, conseil scientifique d’Attac

Tribune, Libération, 6 mai 2020

La création monétaire par les banques centrales est, avec la fiscalité, un des leviers majeurs à la disposition des pouvoirs publics. Mais c’est aussi un tabou, peut-être en passe d’être levé.


Les économistes mis en quarantaine

Jean-François Ponsot, Professeur des universités, chercheur à Pacte, Université Grenoble Alpes

The Conversation, 3 mai 2020

Comment expliquer cet embarras des économistes à entrer de plain-pied dans le travail de réflexion collective ? Quelles solutions ont-ils à proposer ? La science économique est-elle en mesure d’apporter des solutions pour, dans un premier temps, empêcher l’effondrement total, et à plus long terme relever les défis économiques, sociaux et environnementaux du XXIe siècle ?


Qui va payer la dette publique ?

Laurent Cordonnier, Economiste, Professeur à Lille

Le monde diplomatique, mai 2020

Les crises se ressemblent. Lorsque la tempête fait rage, le capitaine en appelle à la solidarité. La menace passée, l’union s’évanouit : certains écopent en fond de cale, d’autres se trémoussent sur les ponts supérieurs. En sera-t-il de nouveau ainsi ou la pandémie provoquera-t-elle un changement de cap ?


Quatre hypothèses sur la situation économique

Férédric Lordon, économiste

Blog, Le monde diplomatique, 28 avril 2020

Comme tout ce qu’il y a à dire sur la situation économique présente, et ses éventuelles issues, tiendrait difficilement en un seul texte, l’idée d’une sorte de (mini) série a semblé une possibilité, depuis la formulation de quelques hypothèses simples jusqu’à l’esquisse de voies de sortie, en passant par des essais de clarification du « problème » comme il se pose (ou comme on pourrait le poser).


Les fab labs apportent des solutions concrètes et locales à la crise du Covid-19

Kevin Lhoste, Chargé de recherche et d’enseignement, Responsable du Makerlab au CRI, Institut des Défis, Université de Paris et CRI., Université de Paris

The Conversation, 27 avril 2020

Le but des fab labs est de concevoir des solutions à des problèmes locaux et de permettre l’essaimage de ces solutions à l’échelle mondiale grâce à une logique d’ouverture passant par la documentation et le partage. Avec des communautés très distribuées, il est parfois difficile d’essaimer, mais plusieurs projets innovants démontrent la force de la démarche, comme les prothèses imprimées en 3D et, en ce moment même, les visières contre le Covid-19.


Après le confinement, il faudra estimer le travail à sa juste valeur

Aurélie Jeantet, Sociologue. Maître de conférences à l’Université Sorbonne Nouvelle. Laboratoire CNRS Cresppa

Tribune dans Libération, 20 avril 2020

Cette crise sanitaire bouleverse notre regard sur certains métiers. Les invisibles d’hier (livreurs, caissières, chauffeurs, téléopérateurs, personnel d’entretien…) apparaissent enfin comme indispensables. Comme si le théâtre du monde du travail connaissait une nouvelle redistribution des rôles.


Covid-19 : double peine économique en vue pour les pays en développement

Flore Gubert, Directrice de recherche, Institut de recherche pour le développement (IRD)

The Conversation, 19 avril 2020

S’il est difficile d’évaluer aujourd’hui avec précision l’impact économique de la pandémie de Covid-19, on sait d’ores et déjà que les mesures actuellement mises en œuvre dans un grand nombre de pays pour empêcher la propagation de la maladie (distanciation sociale, fermeture des marchés, confinement, interdiction des rassemblements, etc.) ont des incidences profondes sur les marchés du travail et, à travers elles, sur les conditions de vie des ménages.


Le coronavirus, accélérateur du capitalisme numérique

Daniel Cohen, Professeur à PSE et directeur du département d’économie à l’Ecole normale supérieure

Entretien, Alternatives économique, 18 avril 2020

Quelle est la profondeur de la crise engendrée par la pandémie de Covid-19, quelles questions nouvelles pose-t-elle aux économistes, en quoi notre économie en sortira-t-elle transformée ?


Coronavirus : cinq questions sur le revenu universel

Leïla Marchand, journaliste

Les Echos, 16 avril 2020

Alors que la pandémie de coronavirus paralyse l’économie mondiale, la question du revenu de base fait son retour dans le débat public, s’affichant comme une solution pour amortir le choc de la crise économique et protéger les plus vulnérables.


Emergency Basic Income during the Coronavirus crisis

Malcolm Torry, General Manager de BIEN

BIEN – Basic Income Earth Network official website, 9 avril 2020

A basic income is a periodic cash payment unconditionally delivered to all on an individual basis, without means test or work requirement (BIEN’s definition of Basic Income)


The eurozone’s ‘whatever it takes’ mantra has a problem

Adam Tooze, historien, auteur de Crashed – Comment une décennie de crise financière a changé le monde, (Paris, Les belles lettres, 2018)

Financial Times, 3 avril 2020

Les chamailleries européennes sont en train de réduire cette fameuse phrase à une platitude.


Nous appelons Bruxelles à créer un « fonds corona »

Peter Bofinger, économiste ; Daniel Cohn-Bendit, ancien député européen ; Joschka Fischer, ancien ministre des affaires étrangères ; Rainer Forst, philosophe ; Marcel Fratzscher, économiste ; Jürgen Habermas, philosophe ; Axel Honneth, philosophe et sociologue ; Julian Nida-Rümelin, philosophe ; Volker Schlöndorff, cinéaste ; Peter Schneider, écrivain ; Simon Strauss, écrivain ; Margarethe von Trotta, cinéaste

Die Zeit, 1er avril 2020 et Le Monde, 3 avril 2020

Une telle mesure éviterait qu’un choc soit fatal aux pays qui avaient déjà une lourde dette.


Impôts des multinationales après la crise sanitaire : pour un taux de taxe effectif minimum

Sébastien Laffitte, Julien Martin, Mathieu Parenti, Baptiste Souillard & Farid Toubal

Article dans CEPII Policy Breif, avril 2020

De nombreuses leçons devront être tirées de la crise du coronavirus. La situation actuelle amènera chacun à repenser les dotations et le fonctionnement des systèmes de santé. Ces services ont été sous-financés dans la plupart des pays – une réalité en partie liée à des contraintes budgétaires que l’évitement
fiscal des multinationales a certainement exacerbé. Par ailleurs, certaines multinationales qui adoptent des mesures d’évitement fiscal depuis des années vont recevoir des aides publiques, ce qui renforcera le sentiment d’injustice au sein de la population. Dans cette tribune, nous soutenons que la mise en place
d’un taux de taxe effectif minimum sur les bénéfices des entreprises multinationales aiderait à régler ces deux préoccupations.

Cet article est également le point de départ d’une Tribune parue dans Libération le 15 avril 2020 :

Une taxation minimale des multinationales pour enrayer l’évitement fiscal


Les précaires, laissés pour compte de la crise sanitaire

Michaël Zemmour, Économiste

Tribune dans Alternatives économiques, 4 avril 2020

Le gouvernement soutient entreprises, salariés et fonctionnaires, mais il oublie, inconsciemment ou délibérément, les travailleurs les plus précaires et les ménages qui dépendent des minima sociaux, estime l’économiste Michaël Zemmour.


Confinement, récession et baisse des revenus : Quel impact des charges fixes de logement sur les contraintes budgétaires des ménages ?

Pierre Concialdi, chercheur à l’IREs (Institut de recherches économiques et sociales)

Site de l’IREs, avril 2020

A la suite du confinement, plus d’un tiers des actifs ont vu leurs revenus d’activité baisser. Certains d’entre eux font partie de ménages qui doivent faire face à des dépenses fixes de logement. Plus de 4 millions de ménages sont soumis à cette double contrainte budgétaire, dont 2,5 à 2,8 millions sont probablement en difficulté
(soit 6 à 7 millions de personnes). Les mesures annoncées par le gouvernement le 15 avril dernier ne concernent qu’une minorité de ces ménages en difficulté. Elles pourraient être utilement complétées par un moratoire des loyers, une mesure déjà prise par certains pays européens (l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie notamment) afin d’endiguer les effets de la récession économique.


Zone euro : le Covid-19 change la donne

Hubert Kempf, Professeur de macroéconomie, Ecole Normale Supérieure Paris-Saclay – Université Paris-Saclay

The Conversation, 31 mars 2020

Face à la crise sanitaire, les pouvoirs publics annoncent des plans de soutien de l’activité eux aussi sans équivalent. Les mesures prises dans la zone euro reflètent sa caractéristique essentielle : une monnaie unique mais des autorités budgétaires nationales agissant de façon non coordonnée.


L’impact économique global du Covid-19: l’économiste est nu… ou presque

Michel Rocca, économiste, Professeur à l’Université de Grenoble Alpes

Blog, Médiapart, 30 mars 2020

La pandémie du Covid-19 interpelle l’économiste. Peut-il commencer à l’analyser ? Avec prudence, il peut déjà recenser les premiers constats et interroger d’éventuelles analogies avec les crises économiques des années 1930 ou des années 2007-2008. Il peut dès lors pronostiquer que l’après Covid-19 verra un conflit entre des conceptions radicalement opposées de l’avenir économique.


Covid-19 : le retour de l’Etat-providence ?

Gaël Giraud, économiste, directeur de recherche CNRS, Professeur Ecole Nationale des Ponts Paris Tech’

Libération, 25 mars 2020

La pandémie montre les faiblesses du modèle économique libéral et individualiste, et rappelle la nécessité d’un Etat ramené à sa mission première : la survie de chacun.


L’économie du coronavirus : quelques éclairages

Christian Gollier, Directeur général de TSE / Stéphane Straub, Chercheur TSE / UT1 Capitole

Tribune, site de la Toulouse School of Economics, 21 mars 2020

La pandémie covid-19 et le confinement des populations à grande échelle soulèvent des questions sociales et économiques nouvelles qui nécessitent des analyses inédites. Les données manquent (ou sont peu fiables) pour avoir une analyse précise de la situation et des bénéfices nets des politiques suivies. Néanmoins, la science économique offre des outils d’analyse qui nous semblent très utiles pour guider la décision publique, malgré ces incertitudes parfois radicales. Les semaines à venir vont être cruciales dans la gestion de la pandémie et de ses conséquences économiques, sociales et financières. Il serait désirable que ces outils soient mis en pratique à cette occasion.


Crise économique mondiale : pour Thomas Piketty, le Covid-19 est l’arbre qui cache la forêt

Thomas Piketty, économiste, Directeur d’études à l’EHESS et Professeur à l’Ecole d’Economie de Paris

L’Obs, 15 mars 2020

L’économiste rappelle à quel point « on est en retard sur la question des risques environnementaux et sociaux, qui ne se voient pas de la même manière qu’une épidémie, mais dont on sait à long terme la gravité ». « Il ne suffit pas de dire “il faut changer le système économique”, il faut décrire quel autre système économique et définir de nouveaux critères de décision en matière de gouvernance économique mondiale.


Coronakrach

Frédéric Lordon, philosophe et économiste, chercheur au Centre de sociologie européenne, directeur de recherche CNRS

Blog, Le Monde diplomatique, 11 mars 2020

 » C’est l’état de démolition générale qui a installé depuis longtemps les conditions du krach général. On attendait juste la secousse, la voilà. Sans doute, comme à son habitude, la finance se distinguera-t-elle dans l’ampleur des destructions. Mais cette fois elle pourrait ne pas tomber seule, et l’ensemble fera alors un joli spectacle. Entre le scandale des candidats à la réa recalés faute de respirateur, et celui d’un nouveau sauvetage des banques à douze ans d’intervalle, la population ne manquera pas d’occasions de méditer sur les bienfaits de quatre décennies néolibérales. Et sur ses bienfaiteurs aussi. « 


« Le Covid-19 met au jour toute une série de phénomènes associés à la mondialisation »

Tribune de Romain Lecler, Le Monde, 6 mars 2020

Dans une tribune au « Monde », le politiste Romain Lecler observe que le trajet mondial de l’épidémie emprunte plusieurs formes de la globalisation contemporaine – économique, touristique, religieuse et médiatique.


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