Initialement trimestrielle, la parution de la revue est semestrielle depuis 2020 (à partir du numéro 212).


Numéro 211 (2019/3) – Aux sources du capitalisme. Commerce, travail et transmissions familiales (Europe méridionale, XVe-XXe siècle)

Coordonné par Claude Didry, Florent Le Bot, Corine Maitte & Michela Barbot

Couverture Aux sources du capitalisme

La fin du salariat serait-elle en vue ? Un capitalisme plus agile, ou plus liquide adviendrait-il ? Les formes les plus contemporaines du capitalisme, à travers notamment le travail de plateformes, contribueraient-elles à cette transformation radicale ? Cette vision renvoie en fait à un récit couramment admis, faisant du rapport salarial le creuset du capitalisme sous l’impulsion d’une bourgeoisie prométhéenne. Ce récit est dominé par la figure de la révolution industrielle fondée sur une héroïsation de l’entrepreneur, avec pour contrepartie l’expropriation. Pour échapper à ce mythe, ce numéro propose un retour aux sources du capitalisme en analysant le développement de la production. Le processus qui se dessine part de l’affirmation progressive du commerce qui s’insinue comme activité économique dans les institutions. Son analyse conduit à mettre au jour un encastrement originel de la production marchande dans l’univers familial, et interroge la place de la famille, celle des corporations, ainsi que les porosités des villes et des campagnes.

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Numéro 210 (2019/2) – Humanité & animalité

Coordonné par Salvador Juan

Couverture Humanité et animalité

Déclin de la biodiversité, extinction des espèces, mais aussi multiplication des animaux de compagnie, réaniment un débat très ancien sur les relations entre humanité et animalité. Les frontières tendent à s’effacer. La prise en compte de la souffrance animale met en cause l’élevage et favorise le végétarisme. On nomme « animalisme » ce vaste mouvement pour l’égalité entre les animaux et les humains. Cependant, l’animalisme consacre une égalité paradoxale car il dénie aux humains le droit d’être carnivores. Cet animalisme ordinaire a un versant plus scientifique. Avec l’interspécisme, l’éthique de l’environnement ou l’éthologie, le clivage fondateur de l’humanisme et de la hiérarchie des espèces est mis en cause. Ces thèses alimentent la réflexion des mouvements de défense des animaux et écologistes. Le retour du naturalisme dans les sciences humaines met aujourd’hui en question les fondements de la socio-anthropologie en niant toute spécificité humaine. Mais, en prétendant que les animaux ont une culture, ne favorise-t-on pas l’anthropomorphisme ?

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Numéro 209 (2019/1) – Corps en colère

Coordonné par Annie Benveniste & Valérie Pouzol

Couverture Corps en colère

Huit ans après les grandes révoltes dans les pays arabes, il s’agit d’explorer la façon dont les manifestations de la rébellion et de sa répression ont posé la question de la visibilité et de l’intense politisation des corps :comment parlent-ils et s’insurgent-ils ? Ce numéro examine la façon dont ceux-ci ont pris des formes mobiles ou fragmentées. Cet angle conduit à des analyses sur les nouveaux acteurs et actrices de ces luttes, leurs innovations en termes de luttes, mais aussi sur les nouveaux outils à inventer pour en rendre compte. Enfin, ce numéro scrute la reconstruction mémorielle des événements qui entraîne la sélection des figures emblématiques : il montre comment la mémoire hiérarchise les actes et leurs auteurs, valorisant le sacrifice des hommes et rétablissant un ordre social pourtant contesté.

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Numéro 208 (2018/3) – Sexualités minoritaires. Expériences subjectives, communautés érotiques et politiques de reconnaissance

Coordonné par Gilles Chantraine & Gwénola Ricordeau

Couverture Sexualités minoritaires

L’organisation sociale des sexualités minoritaires est travaillée depuis des décennies par deux processus conjoints et complémentaires. Politiques de l’égalité d’abord : contre l’hétéronormativité conjugale et reproductive, l’époque contemporaine est le théâtre d’une multiplication des revendications à la déstigmatisation, la dépathologisation, la décriminalisation, et la normalisation sociale de pratiques sexuelles diverses. Politiques de l’identité ensuite : ces revendications s’accompagnent d’une transformation des différentes communautés sexuelles elles-mêmes. Dans ce contexte, le dossier « Sexualités minoritaires » entend étudier les transformations symboliques, politiques et physiques des sexualités minoritaires.

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Numéro 207 (2018/2) – L’Homme-machine II. Du travailleur augmenté à l’homme augmenté

Coordonné par Florent Le Bot, Olivier Dard, Claude Didry, Camille Dupuy & Cédric Perrin

Couverture L'Homme-machine II

Notre exploration des fantasmes idéologiques accompagnant la perpétuation du capitalisme se poursuit, et nous fait passer de l’utopie d’une production mécanisée toujours plus efficace où la machine libèrerait l’humanité du travail, à la recherche de la vie éternelle dans la multiplication de thérapies, de disciplines, de prothèses et de big data visant à porter les corps et les esprits vers les sommets. Il reste à en analyser la portée, en interrogeant ce que ce fantasme représente dans la justification actuelle du capitalisme. Passé un seuil, la capacité technique démesurée excède la condition humaine. Enfin, le transhumanisme suppose une nature humaine à dépasser mais c’est cette hypothèse d’une nature qu’il reste à interroger.

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Numéro 206 (2018/1) – À quoi servent les droits aujourd’hui ?

Coordonné par Judith Hayem, Monique Selim & Bernard Hours

Couverture A quoi servent les droits aujourd'hui ?

La multiplication des droits, leur production continue, leur caractère inédit constituent des phénomènes nouveaux. Ce numéro explore la tension entre les notions de droit au singulier et au pluriel. Outils de gouvernance, de pression géopolitique ou de légitimation du capitalisme, ils sont aussi l’expression de mobilisations subversives des subjectivités. La multiplication de droits obtenus par des groupes ou minorités améliore le droit, en le spécifiant eu égard à des besoins particuliers. Mais face à l’inflation de droits créatrice d’identités réificatrices, les nouveaux droits peinent à devenir concrets. Mais si le droit à la sécurité facilite l’autoritarisme, une repolitisation est possible.

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Numéro 205 (2017/3) – L’Homme-machine I. Le travailleur-machine

Coordonné par Florent Le Bot, Olivier Dard, Claude Didry, Camille Dupuy & Cédric Perrin

Couverture L'Homme-machine I

Les nouvelles technologies annoncent avec l’usine du futur, la robotisation et le numérique la suppression de nombreux emplois et la multiplication des start-up. Mais la place de la machine dans l’économie et l’imaginaire social révèle la platitude idéologique de ces soi-disant « révolutions ». La fascination pour le progrès technique va de pair avec le pessimisme du travail émietté, précarisé et raréfié, dans un monde plus sécuritaire. Nous interrogeons cette fascination, afin de dégager la réflexion des prophéties d’experts qui, sous prétexte d’une incessante nouveauté, imposent un futur sans avenir.

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Numéro 203-204 (2017/1-2) – Corps sexué, corps genré : une géopolitique

Coordonné par Pierre Bras

Couverture Corps sexué, corps genre : une géopolitique

Fidèle à son esprit initial, L’Homme & la Société continue la lutte pour l’auto-émancipation. Ce volume traite du genre, dominant débats contemporains et études féministes. Ce n’est pas sans conséquence politique : selon Mitchell la lutte pour l’égalité des sexes risque d’être oubliée dans le reproche d’hétéronormativité, comme le fait Judith Butler. Les luttes pour l’homosexualité et pour l’égalité se concurrenceraient au profit du genre. Il s’agit de déjouer une approche du genre qui rend illisible l’oppression et l’occulte, en s’enfermant dans l’identité au détriment du social.

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Page mise à jour le 10/12/2020.