Parution de l’ouvrage « Le genre carcéral »

Parution de l’ouvrage
« Le genre carcéral »

INFORMATIONS

Le genre carcéral. Pouvoir disciplinaire, agentivité et expériences de la prison du xixe au xxie siècle vient de paraître dans la collection interdisciplinaire EMSHA !

Il est l’oeuvre de Natacha Chetcuti-Osorovitz (chercheuse à l’IDHES) et Sandrine Sanos (dir.)

Il est disponible sur : https://books.openedition.org/emsha/1444

résumé

Cet ouvrage collectif interroge les manières dont pénalisation, carcéralisation et politiques d’État sont mises en question lorsque l’on soumet ces normes et régimes à une analyse croisée des logiques de genre, de la place de la femme et des rapports sociaux et politiques. L’un des apports principaux d’une épistémologie féministe est de rendre visible les fonctionnements et les effets du microsystème qu’est le carcéralisme en faisant le lien entre le continuum des violences de genre, son traitement pénal et la criminalisation de la violence des femmes.

Dans une perspective pluri-disciplinaire (histoire, sociologie, sciences-politiques, anthropologie, criminologie et psycho-sociologie), ancrée dans des études de terrain privilégiant les discours des prisonnier·ère·s, l’ouvrage propose de penser ces questions dans une approche transnationale qui, à elle seule, permet de cerner aussi bien des historiques que des logiques particulières, et de réfléchir à la politique de la carcéralisation et à ses impensés selon les géographies et régimes politiques concernés : États espagnol, français, portugais et brésilien.
Ce livre se décline en trois parties, dont chacune déploie une thématique à chaque fois inscrite dans une analyse des rapports sociaux de sexe et des dispositifs de genre : désobéissance de genre et politisation collective ; sociabilités carcérales à l’épreuve des catégorisations pénales et juridiques et des rapports sociaux ; logiques de genre, rapports sociaux et carcéralisation.
En s’attachant ainsi aux désobéissances de genre, aux sociabilités carcérales et aux logiques de genre qui constituent le réel de la carcéralisation, chacune des contributions témoigne du fait que penser l’expérience carcérale au prisme des rapports sociaux de genre permet d’appréhender sur nouveaux frais la substructure des études carcérales en proposant un regard critique permettant de débusquer les impensés qui entourent le processus pénal.

Sommaire

 Avant-propos : Natacha Chetcuti-Osorovitz et Sandrine Sanos

  • Première partie. Désobéissance de genre et politisation collective.
  • Deuxième partie. Sociabilités carcérales à l’épreuve des catégorisations pénales et juridiques.
  • Troisième partie. Logiques de genre, rapports sociaux et carcéralisation.

 Retrouvez le sommaire complet ici.
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