L’épidémie : enjeux scientifiques et politiques d’un « objet-frontière » en sciences biologiques et SHS

La prochaine séance du cycle de webinaires Les sciences à l’épreuve des crises sanitaires et environnementales, organisé par la MSH SUD, aura lieu jeudi 24 juin 2021 de 13h à 14h en visioconférence.
Lien de connexion (aucune inscription préalable n’est requise)

Ce cycle de webinaires est organisé par le Réseau national des Maisons des Sciences de l’Homme, en partenariat avec le réseau des Umifre (unités mixtes des instituts français de recherche à l’étranger) du CNRS et du MEAE et dans le cadre du dispositif de coordination nationale Inserm/CNRS HS3PE-Crises (Crises sanitaires et environnementales – Humanités, sciences sociales, santé publique)

  • Avec Roger Frutos (DR CIRAD en microbiologie moléculaire / Interactions hôtes – vecteurs – parasites – environnement) et Oliviez Pliez (DR CNRS en géographie / Art-DEV)
  • Animé par Aurélie Binot (anthropologie et agronome, Cirad, dir. adjointe MSH SUD,  et Julien Mary (référent scientifique / MSH SUD / UPVM)
  • Avec Roger Frutos (DR CIRAD en microbiologie moléculaire / Interactions hôtes – vecteurs – parasites – environnement) et Oliviez Pliez (DR CNRS en géographie / Art-DEV)
  • Animé par Aurélie Binot (anthropologie et agronome, Cirad, dir. adjointe MSH SUD,  et Julien Mary (référent scientifique / MSH SUD / UPVM)

Résumé :

En décembre 2019, le monde a été surpris par l’épidémie de COVID-19 qui est rapidement devenue une pandémie. Le principal problème n’est pas vraiment l’émergence d’une nouvelle maladie, cela s’est produit à de nombreuses reprises dans le passé et cela se reproduira à l’avenir. Le problème principal est que le monde a été surpris et pris au dépourvu. Cela n’aurait pas dû être le cas, car nous avions en main toutes les informations nécessaires pour nous préparer. La question est de savoir pourquoi ces informations n’ont pas été traduites en préparation. La réponse est que nous utilisons le mauvais logiciel. La réponse médicale arrive trop tard et la recherche de virus dans l’environnement est en fait inutile.
Et si l’épidémie de COVID-19, comme les maladies infectieuses émergentes passées ou à venir, était un problème de société avant même de devenir un problème médical ? Comment alors les traiter comme tel ? Un virus s’humanise au plan microbiologique en franchissant différents stades. Ce faisant, il acquiert progressivement une « vie sociale », car sa circulation croissante devient de plus en plus clairement reliée aux logiques d’organisation de nos sociétés et de leurs territoires, avec leurs régularités, leurs singularités, leurs inégalités.