Le mandat d’André Torre ayant pris fin au au 31 décembre dernier, la MSH Paris-Saclay se dote d’une nouvelle direction collégiale (en cours de nomination) menée par Maryse Bresson, sociologue, Professeure à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et chercheuse au laboratoire Printemps, et Pierre Guibentif, sociologue du droit et juriste, Professeur titulaire à l’Institut universitaire de Lisbonne (ISCTE-IUL), actuellement membre de la direction du Dinâmia’CET-IUL, Centre for Socioeconomic and Territorial Studies.

Pour ce nouveau mandat de cinq ans, la gouvernance de la MSH Paris-Saclay reposera sur une direction collégiale, avec alternance à mi-mandat de la fonction de directeur / directrice, une formule par laquelle la nouvelle direction souhaite affirmer son attachement aux principes de collégialité et de parité qui sont au fondement de toute activité scientifique

En attendant l’arrivée prochaine de Pierre Guibentif, Maryse Bresson vient d’être nommée Directrice par intérim de la MSH Paris-Saclay.

Cette nomination s’accompagne de la future prise de fonction le 2 mars prochain de Yara Hodroj, nouvelle Secrétaire générale de la MSH.

Maryse BRESSON :

Maryse Bresson est professeure de sociologie à l’Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines, au laboratoire Printemps depuis 2008. Ancienne élève à l’École Normale Supérieure de Cachan (1988-1992), devenue ENS Paris Saclay ; agrégée de sciences économiques et sociales (1991) ; elle a été maîtresse de conférences à l’Université de Rouen (1996-99) et à l’Université de Lille 3-IUT B en 1999-2008. Elle a exercé diverses responsabilités, comme directrice d’IUT à Lille ; directrice de l’UFR des sciences sociales ; vice-présidente déléguée, chargée des relations sociales et professionnelles à l’UVSQ. Spécialiste des questions de précarité, de politique sociale et d’intervention sociale, elle a publié de nombreux ouvrages et articles. Dernier ouvrage collectif co-dirigé : Sociologues et économistes face à la demande de savoirs, participation et contournements paru fin 2019 aux éditions de la MSH Paris Saclay. Dernier ouvrage individuel : Sociologie de la précarité, 3e édition actualisée et augmentée, sous presse aux éditions Armand Colin en mars 2020. Elle coordonne actuellement un projet franco-québécois ANR/FQRSC sur l’aide à domicile auprès des aînés (2016-2020, prolongé jusqu’à mars 2021).

Pierre GUIBENTIF :

Pierre Guibentif est professeur titulaire à l’Institut universitaire de Lisbonne (ISCTE-IUL) et chercheur au Dinâmia’CET-IUL, qu’il co-dirige. Études (droit et sociologie) et doctorat en droit à l’Université de Genève. Ses recherches et publications portent sur la sociologie du droit et les théories de la société. Il est co-éditeur de la Zeitschrift für Rechtssoziologie, membre du Comité éditorial de la revue Droit et Société et du Board du Research Committee on Sociology of Law de l’Association internationale de sociologie et participe à la coordination du Comité de recherche « Études socio-juridiques – Sociologie du droit » de l’Association internationale des sociologues de langue française ainsi que de la Section « Sociologie du droit et de la justice » de l’Association portugaise de sociologie. Directeur scientifique de l’Institut international de sociologie du droit (Oñati) de 1998 à 2000 ; président du Conseil scientifique du Réseau national des Maisons des Sciences de l’Homme de 2006 à 2010 ; membre du Jury du Prix Jean Carbonnier de 2014 à 2016 ; actuellement membre du Conseil scientifique de la Mission de Recherche Droit et Justice.

Yara HODROJ :

Yara Hodroj est docteur en physique optique de l’université Claude Bernard-Lyon1. Après sa thèse elle a travaillé au CEA à Saclay en tant que chercheuse post doctorale. Elle a poursuivi ses activités à l’Université du Maine en tant qu’ATER. Auteur de 10 articles publiés dans des revues internationales. Ensuite elle a rejoint l’université Paris Sud (devenue l’université Paris-Saclay) en tant que chargée des projets Investissements d’Avenir ou elle a assuré l’interface entre les différents interlocuteurs scientifiques, financiers, administratifs et juridiques de grands projets collaboratifs stratégiques. Ensuite elle a occupé un poste de chef de projet d’un projet centré sur les technologies quantiques labellisé Domaine d’intérêt majeur par la Région Île-de-France. Elle a travaillé en tant qu’ingénieur de recherche au CNRS à l’Institut d’Optique, Palaiseau pour assurer les liens entre les instances de direction du projet, les 32 laboratoires des 21 partenaires, le conseil scientifique, et les instances de la Région IDF. Elle a assuré la gestion administrative et financière du projet pour un budget de 10 M€ et coordonné les actions de communications, de valorisation, de formation et de vulgarisation du projet.