Cette journée d’étude vise à interroger la possibilité de définir une « norme d’acceptabilité » en anglais académique et professionnel en production orale, en s’éloignant du modèle du locuteur natif comme norme implicite et en reconnaissant l’existence de phénomènes de variation et « de normes de comportements langagiers socialement variables » (Weber, 2008 : 186). Il s’agira ainsi moins de chercher à parvenir à une norme unique que de décrire des seuils, des marges de tolérance et des critères d’acceptabilité selon les niveaux de compétence, les tâches, les genres discursifs et les objectifs de communication.
Trois questions principales pourront structurer la réflexion :
- Quelles dimensions de la production orale en L2 doivent être prises en compte dans la définition d’une « norme d’acceptabilité » en anglais de spécialité et comment s’articulent-elles ?
- Quelles formes d’écart à cette norme d’usage nuisent réellement à l’efficacité du discours produit ?
- Quels critères d’évaluation peuvent être formulés sans reconduire, même implicitement, le modèle du locuteur natif comme référence absolue ?
Si l’objectif n’est pas de substituer une nouvelle norme prescriptive à l’ancienne, cette journée vise prioritairement à engager la réflexion sur une normativité située et une notion d’acceptabilité élargie en esquissant des repères d’acceptabilité fondés sur l’usage réel de l’anglais dans les contextes académiques et professionnels. Il s’agira enfin de s’interroger sur les indicateurs de performance orale à retenir pour formaliser les trajectoires individuelles de développement langagier des apprenants de l’anglais de spécialité en ayant recours à la modélisation mathématique.
