Ani-maux, souffrance animale, remèdes humains, antiquité, moyen âge, époque moderne


Porteurs
  • Evelyne SAMAMA - DYPAC
  • Franck COLLARD - Université Paris Nanterre
  • Delphine BERDAH - EST
Résumé

Au cœur de vifs débats « sociétaux », la condition animale s’inscrit aussi dans l’histoire de la santé et de la médecine. La souffrance et les maladies des bêtes pèsent d’un poids considérable dans des sociétés traditionnelles reposant sur les ressources animales. Comment les maux animaux sont-ils identifiés, perçus, compris et soignés à des époques où les conceptions utilitaristes ne sont pas exclusives ? La médecine vétérinaire entretient, dès les temps anciens, des liens étroits avec la médecine humaine, tout en possédant un degré de spécificité intéressant à réinterroger. Sa pratique implique des professionnels dont le métier s’exerce différemment selon qu’il s’agit de l’animal de guerre, de l’animal de chasse, ou de l’animal domestiqué. L’animal est également lié à la santé humaine. Vecteur de maladies transmissibles aux hommes, il est aussi utile à leur soin : son observation anatomique a pu aider à comprendre le fonctionnement du corps humain, durant le millénaire d’interruption de l’ouverture des cadavres (IIIe-XIIIe s.) ; la materia medica contient des remèdes d’origine animale prisés de la pharmacopée ancienne.  Grâce à une vaste documentation archéozoologique, iconographique, épigraphique, textuelle (traités de philosophie naturelle, de médecine ou d’agronomie, littérature fictionnelle, récit hagiographique), sont observées les facettes de l’animal souffrant, (mal)traité par l’homme, et de l’animal guérisseur au service de la santé humaine.

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