Les recherches actuelles sur les effets sociétaux de l’intelligence artificielle (IA) suggèrent que nous sommes dans une phase déterminante du développement des systèmes d’IA, au cours de laquelle il apparaît nécessaire que les acteurs de l’innovation, les autorités publiques et les chercheurs posent des diagnostics clairs afin d’anticiper et de prévenir l’aggravation des risques et des inégalités numériques.
Le projet proposé s’appuie sur un partenariat entre les laboratoires IDRT-IDEST (Université Paris-Saclay) et PRINTEMPS (Université Versailles-Saint-Quentin) autour d’un enjeu central : les inégalités générées par le développement et les usages de l’IA. À travers l’organisation d’un cycle de séminaires conjoints, le projet vise à structurer une collaboration scientifique durable entre les équipes, en développant une expertise commune sur les fractures numériques émergentes et les enjeux de souveraineté numérique.
Cette approche critique et comparée des usages et des cadres de régulation de l’IA dans différents contextes francophones permettra un enrichissement réciproque des compétences, tout en favorisant la co-construction d’outils d’analyse partagés et l’implication de jeunes chercheurs. Le caractère novateur du projet réside dans son ambition de dépasser les approches fragmentées en élaborant un cadre d’analyse commun permettant de cartographier les inégalités de ressources, d’accès, d’usages et de gouvernance de l’IA. Par son effet structurant, le projet contribuera à fédérer une réflexion scientifique collective sur un champ encore peu institutionnalisé, mais porteur de retombées scientifiques et institutionnelles importantes.
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