Axe 3

Workshop MSH Paris-Saclay : La nature de la culture – 17/05/2017

Le workshop consacré à l’axe 3 de la MSH Paris-Saclay se tiendra le mercredi 17 mai, de 10h à 16h30.

Les inscriptions (christine.benichou@universite-paris-saclay.fr)  sont ouvertes jusqu’au lundi 15 mai, 15h.

Programme

10h00 – Accueil

10h30-11h15 – Présentation de Philippe Geslin, professeur, ethnologie, Haute école spécialisée de Suisse occidentale

« Cultures, sciences et technologies »

11h15-12h00 – Présentation d’Octave Debary, professeur des universités, anthropologie, CANTHEL (EA 4545 – UP5)

« Objets, Mémoire et Musée »

12h00-12h45 – Présentation de Nicolas Hatzfeld, professeur des universités, histoire, IDHES (UMR 8533 – UEVE/ENS Paris-Saclay/UP8/UP10/CNRS)

« Cultures du travail, patrimoine économique et industriel » (titre provisoire)

13h-14h – Déjeuner

14h00-14h45 – Présentation de Loïc Bertrand, directeur, physique, IPANEMA (USR 3461 – UVSQ/CNRS/MCC)

« Matériaux anciens, patrimoine et méthodologie »

14h45-16h30 – Discussion sur l’évolution de l’axe 3 de la MSH Paris-Saclay

Coordination : Eric Godelier, professeur des universités, sciences de gestion, Ecole Polytechnique, membre du bureau de la MSH Paris-Saclay

 

Pour télécharger le programme : Programme Workshop Axe 3 V.2

Journée de lancement DIM « Matériaux anciens et patrimoniaux » – 24/03/2017

La journée de lancement du Domaine d’intérêt majeur (DIM) Matériaux anciens et patrimoniaux rassemblera les membres du réseau francilien, qui se consacre à l’étude des matériaux anciens. Elle se tiendra le 24 mars, de 9h à 13h, au Grand Amphithéâtre du Muséum national d’Histoire Naturelle.

L’inscription est gratuite mais obligatoire.

Cette journée a pour objectif de présenter le projet scientifique et ses axes de recherche, de même que les types d’actions envisagées en matière de communication et de valorisation. L’appel à projet 2017-1 fera l’objet d’une session spécifique.

Le réseau du DIM MAP est composé de près de 80 laboratoires et de plus de 600 chercheurs. Une vingtaine d’entreprises et de musées, de même que les trois SATT (sociétés d’accélération du transfert de technologies) franciliennes y sont aussi associés.

L’originalité du DIM MAP repose sur sa forte dimension pluridisciplinaire (physique, chimie, informatique, biologie, histoire, histoire de l’art, archéologie, sciences des textes). Il intègre les acteurs économiques et sociaux du monde du patrimoine et de sa valorisation.

Programme

8h45       Accueil

9h15      Ouverture et mots de bienvenue

  • Stéphanie Thiébault, CNRS, Directrice de l’Institut Écologie et Environnement
  • Jean-Denis Vigne, MNHN, Directeur de la Recherche
  • Pierre-Cyrille Hautcoeur, EHESS, Président (sous réserve)
  • Représentant IDF (sous réserve)
  • Présentation de la journée, Margareta Tengberg

9h45      Présentation du projet scientifique et des axes du DIM Matériaux anciens et patrimoniaux

  • Présentation du projet scientifique, Loïc Bertrand
  • Présentation des axes par les porteurs d’axes :
    • Objets : provenance, chaînes opératoires, pratiques, Isabelle Sidéra et Philippe Dillmann
    • Analyses en toute sécurité, Jean-Paul Itié et Laurence de Viguerie
    • Altération et conservation, Laurianne Robinet et Mandana Saheb
    • Fossiles et témoins de vie ancienne, Isabelle Rouget et Julien Gargani
    • Signal, calcul et statistiques, Serge Cohen, Agnès Desolneux et Dan Vodislav
    • Paléo-environnement et taphonomie, Christiane Denys et Dominique Blamart
    • Usages, archives et réflexivité, Cynthia Colmellere et Pauline Lemaigre-Gaffier
    • Matériaux d’artistes et matérialité des œuvres, Charlotte Guichard et Isabelle Pallot-Frossard

10h30    Echanges et questions

10h45    Pause

11h15     Conférence invitée : Matériaux du passé et interdisciplinarités au présent

Jean-Paul Demoule – Professeur émérite, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

12h00   Présentation de l’appel à projet 2017-1, Etienne Anheim

12h30    Echanges et questions

12h45    Valorisation socio-économique, Sophie David

13h00    Conclusions

 

Informations pratiques

Grand Amphithéâtre du Muséum National d’Histoire Naturelle
Jardin des Plantes
57 rue Cuvier
75005 ParisAccès en transports en commun
Bus : Lignes 24, 57, 61, 63, 67, 89 et 91, arrêt Gare d’Austerlitz
Métro : Ligne 5, Gare d’Austerlitz – Ligne 7, Jussieu – Ligne 10, Jussieu/Gare d’Austerlitz
RER : C, Gare d’Austerlitz
L’inscription est gratuite mais OBLIGATOIRE. Cliquez ici.

Axe transversal : Transitions et Innovation

Cet axe trouve des terrains d’applications dans toutes les thématiques étudiées au sein de la MSH Paris-Saclay.
Il vise à analyser le concept d’innovation en tant que tel, mais aussi à explorer les apports des Science and Technology Studies sur la compréhension des effets des politiques qui lui sont consacrées.
Enfin, les chercheurs seront plus généralement incités à développer des travaux réflexifs sur leurs propres pratiques de l’innovation.

Les deux axes cardinaux de la MSH Paris-Saclay concernent essentiellement les transitions numérique et écologique. Ces transitions s’accompagnent souvent, en amont ou en aval, d’innovations technologiques ou sociales qui sont susceptibles de déstabiliser les systèmes dans lesquels elles s’insèrent et de les engager dans de nouvelles transitions. La nécessité de comprendre la complexité des boucles de rétroactions et la permanence des injonctions à innover, et la présence au sein de Paris-Saclay de forces spécialisées dans la recherche sur l’innovation ont incité la Direction de la MSH à définir un axe transversal sur l’innovation.

L’innovation est en effet un objet d’étude interdisciplinaire, à la lisière des sciences de la nature et des sciences humaines et sociales. Elle est aussi un champ de recherche pluridisciplinaire au sein de ces dernières, au croisement de l’histoire, du droit, de la sociologie, de l’économie et de la gestion. À cet égard, elle se situe au centre de nombreuses réflexions sur la propriété intellectuelle, l’entreprise et la croissance économique. Ces thématiques constituent un objet d’étude particulièrement stimulant pour toutes les disciplines des SHS. Au cœur d’un territoire qui fait de l’innovation l’un de ses fers de lance, la MSH Paris-Saclay a vocation à porter une recherche méthodologique et réflexive interdisciplinaire sur cet objet, en mobilisant non seulement les quelque 100 spécialistes du domaine au sein de ses laboratoires, mais aussi toutes celles et ceux qui souhaitent interroger la portée des injonctions d’innover sur leurs pratiques et leurs résultats.

Étudier le concept en tant que tel, dans ses dimensions managériales, économiques ou même sociologiques ou juridiques, sera un objectif de l’axe. L’exploration des apports des Science and Technology Studies concernant la compréhension des effets des politiques consacrées à l’innovation constituera un deuxième objectif également important. L’injonction d’innover produit des effets sur les thématiques de recherche et les pratiques de tous les chercheurs, y compris les chercheurs en SHS. Dans ce dernier sens, les équipes de la MSH Paris-Saclay ont aussi vocation à développer des travaux réflexifs.

Enjeu politique et économique, l’objet « innovation » constitue aussi un concept-valise présenté comme étant susceptible de résoudre tous les problèmes de la société : progrès scientifique et technologique d’une part, changements organisationnels et institutionnels d’autre part. L’interroger, c’est questionner la pertinence des frontières entre recherche fondamentale, recherche appliquée et R&D, de même que les critères et les outils de l’action publique et privée consacrées au financement de la Recherche et son développement.

De fait, loin d’être totalement modélisable, l’innovation est une réalité plurielle : innovation technologique concernant les produits et les processus ; innovation sociale concernant les organisations et les institutions. La réflexion sur l’innovation sociale préoccupe tout autant les managers, les citoyens et les décideurs publics. À titre d’exemple, des questions telles que la responsabilité sociale des entreprises et le développement durable participent de cette réflexion.

Traditionnellement, les travaux sur l’innovation sont séparés entre ceux qui se focalisent sur les produits ou services et ceux qui portent sur les processus. Cette typologie demeure pertinente, mais peut être réinterrogée aujourd’hui quand produits, services, processus et méthodes managériales sont désormais perçus comme autant d’entités étroitement imbriquées.

L’étude des effets de l’injonction d’innover sur la production des connaissances scientifiques, techniques, tout comme sur nos sociétés en général fait l’objet d’un nombre important de travaux. Ces derniers, qui ont émergé à partir des années 1960, mettent en avant l’idée que la science et la technique résultent de l’activité d’acteurs, de groupes, d’organisations et d’institutions sociales situés, dont l’ambition est de produire des vérités, des connaissances ou des techniques selon des méthodes éprouvées. La montée en puissance d’une injonction permanente d’innover est en effet susceptible de mettre en péril les modes d’expression traditionnels de la Recherche et des controverses scientifiques.

Cette injonction d’innover affecte tout à la fois les secteurs de la recherche et de la formation, mais aussi la société et les pratiques qu’elle développe. L’étude des politiques de promotion de l’innovation et des cadres normatifs mis en place pour son déploiement illustre les ambiguïtés d’un principe qu’on oppose parfois à la précaution. De nombreux travaux ont été consacrés à cette question, de la nouvelle production des savoirs à la triple hélice, qui ont proposé des modélisations des évolutions des relations entre sciences et société dont l’injonction permanente à innover est l’un des marqueurs. Ces évolutions, parfois réunies sous le vocable de technosciences, justifient des programmes économiques massifs de transferts technologiques via la création de plateformes d’accélération, d’incubateurs d’entreprises, de start-up.

Quelles que soient les critiques que l’on peut adresser à ces théories, il faut reconnaître que leur succès relance un long débat sur le statut de la recherche publique et ses retombées économiques. Elles nous incitent à renouveler l’interrogation sur le rôle social de la science au sein des réflexions contemporaines sur l’État, l’entreprise, les formes de la collaboration scientifiques et les cadres juridiques et économiques associés. Elles permettent aussi de réfléchir, sur la base des données empiriques, sur le mythe de l’innovateur et de la start-up dans les orientations des politiques de recherche et de soutien à l’innovation. Les études sociohistoriques mettent enfin en évidence que les institutions d’enseignement et de recherche scientifique et technique sont façonnées aussi sur le temps long. Les initiatives des universitaires – soutenus par les édiles locaux – pour favoriser le développement industriel local dès la fin du dix-neuvième siècle produisent encore aujourd’hui des effets observables. Ces analyses conduisent à une vision plus complexe des conditions de l’innovation, de ses acteurs, des institutions en jeu, ainsi que des savoirs, savoir-faire engagés et produits.

Enfin, étudier les effets de l’injonction à l’innovation implique une certaine réflexivité et une attention aux transformations des manières de faire et de produire de la science tout autant qu’aux controverses qu’elle suscite. Un objectif de cet axe sera, par conséquent, d’analyser les effets de cette injonction sur les systèmes de production des connaissances existants en France, en Europe et plus largement dans le monde, mais aussi sur les systèmes éducatifs, y compris les établissements d’enseignement publics et privés. Au sein de la communauté scientifique, l’évaluation des effets de l’injonction à innover pourra être envisagée à travers le prisme du bien-être au travail ou encore de la fraude scientifique et des mécanismes sociaux et juridiques qu’elle mobilise, tout comme de la contribution d’un tiers secteur à la production de connaissances pertinentes dans un contexte d’innovation sociale. Seront également promus, dans une dimension plus réflexive, les travaux portant sur les effets de la politique de recherche soutenue par la MSH Paris-Saclay, les établissements et les groupes industriels du plateau de Saclay susceptibles d’influer sur nos propres recherches.

À travers l’axe transversal sur les transitions et l’innovation, la MSH Paris-Saclay entend faire fructifier les analyses et les échanges résultant de ces croisements, comme cela a déjà été expérimenté, dans un passé récent, dans le cadre du projet LIDEX ISIS (Interactions between Science, Innovation and Society) et des activités du Centre d’Alembert, notamment. Cet axe stratégique pour l’Université Paris-Saclay pourra donner lieu à des collaborations mutuellement fructueuses avec les centres de recherche des groupes industriels (EDF, THALES, Renault…) du cluster Paris-Saclay.

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