Edition

Vient de paraître aux EMSHA : Traité de documentation

Traité de documentation.
Le livre sur le livre. Théorie et pratique

Paul Otlet

Traité de documentation. Couverture. 2021

La version du Traité de documentation que nous publions ici reproduit l’original paru en 1934 aux Editions Mundaneum à Bruxelles. Nous avons choisi de mettre en ligne non seulement la version HTML intégrale de ce fameux traité mais aussi, pour la première fois, la reconstitution (mise en page, polices), en format PDF texte, de l’original écrit par Paul Otlet. Nous y avons attaché une préface d’Olivier Le Deuff et une postface de Bertrand Müller.

Cet ouvrage est consacré à un exposé général des notions relatives au Livre et au Document, à l’emploi raisonné des éléments qui constituent la Documentation.

Une rationalisation du Livre et du Document s’impose, partant d’une unité initiale, s’étendant à des groupes d’unités de plus en plus étendus, embrassant finalement toutes les unités, existantes ou à réaliser, en une organisation envisageant, à la base, l’entité documentaire individuelle que forme pour chaque personne la somme de ses livres et de ses papiers.

Le présent ouvrage en donne une esquisse générale et en présente une méthode coordonnée.

Le présent Traité vise avant tout à dégager des faits, des principes, des règles générales et à montrer comment la coordination et l’unité peuvent être obtenues.

Cette coordination, cette unité, l’Institut International de Bibliographie, l’Office International joint à lui, les Instituts qui coopèrent au Palais Mondial, le Mundaneum, s’efforcent depuis leur fondation en 1893, en 1895 et en 1920, de les étudier, de les définir, d’en faire une réalité vivante et tangible. Les Congrès internationaux de ces organismes, et d’autres, ont arrêté déjà un ensemble important de données régulatrices.

L’objectif est de préparer ainsi de nouvelles ententes, de nouvelles standardisations, de nouvelles œuvres à établir et à sanctionner en commun.

EAN électronique : 9791036566400

Pour consulter cet ouvrage et obtenir plus d’informations : cliquez ici.

Numéro 7 de la collection « Actes » de la MSH Paris-Saclay : « Peut-on se passer de la voiture hors des centres urbains ? »

Peut-on se passer de la voiture
hors des centres urbains ?

Colloque (UVSQ – Laboratoire Printemps,
Guyancourt, 27 février 2020)

Sous la direction de Yoann Demoli


Éditeur : MSH Paris-Saclay Éditions
Lieu d’édition : Gif-sur-Yvette
Année d’édition : 2021
Nombre de pages : 264 p.
ISBN : 978-2-490369-06-5

Collection : Actes
Numéro dans la collection : 7
ISSN : 2800-7891
DOI : https://doi.org/10.52983/FIKV2381
Publication en ligne : 28 avril 2021


Les articles présentés dans cet ouvrage sont issus du colloque Peut-on se passer de la voiture hors des centres urbains ?, qui s’est tenu le 27 février 2020 à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines avec le soutien de la MSH Paris-Saclay, dans le cadre du projet CONDUIRE (Construire des mobilités Durables, Inclusives et Responsables), financé par l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) et coordonné par le laboratoire PRINTEMPS (Professions, Institutions, Temporalités).

S’inscrivant dans le cadre du projet Construire des mobilités durables, inclusives et responsables (CONDUIRE), financé par l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), les actes du colloque « Peut-on se passer de la voiture hors des centres urbains ? », soutenu par la MSH Paris-Saclay, cherchent à interroger les pratiques de déplacements des ménages en zones peu denses. Cet ouvrage a ainsi pour ambition de comprendre les ressorts de la transition vers des mobilités plus durables, au sein des espaces où l’automobile reste prégnante.
Le fil rouge de l’ouvrage est le paradoxe selon lequel les solutions de substitution à la voiture sont proposées et mises en place quasi exclusivement dans les espaces denses, pourtant les moins dépendants à l’automobile. Les espaces périphériques, pour autant caractérisés par un usage intensif et croissant de la voiture, connaissent peu d’alternatives écologiques et inclusives à l’automobile. Or, le développement de la transition économique, écologique et sociale ne peut faire l’économie d’une étude approfondie des usages de la voiture dans de tels espaces. D’une part, ces espaces contribuent d’une façon importante à la pollution atmosphérique ; d’autre part, ils concentrent les populations pour lesquelles la voiture est à la fois indispensable, contraignante et coûteuse, comme le mouvement social des Gilets jaunes l’a laissé entrevoir.
L’ouvrage cherche à interroger la dépendance automobile à plusieurs échelles temporelles et spatiales, tout en proposant une analyse des alternatives à la voiture au sein des zones les moins denses. Les quatre premiers chapitres proposent un panorama historique et spatial de la dépendance automobile, amenant des réflexions sur le futur de la voiture dans ces espaces. Dans un deuxième temps, l’ouvrage interroge les représentations et les usages contemporains de l’automobile hors des villes. La troisième partie s’attache enfin à évoquer les solutions alternatives à l’automobile au sein de ces espaces : tiers-lieux, covoiturages et motorisation électrique.

Sommaire :

PREMIÈRE PARTIE
Les trois temps de la dépendance automobile : passé, présent et futur

DEUXIÈME PARTIE
La dépendance automobile hors des villes : des représentations aux pratiques 

TROISIÈME PARTIE
Des tiers-lieux aux altermobilités

Référence du livre :

DEMOLI Yoann (dir.), 2021. Peut-on se passer de la voiture hors des centres urbains ? Colloque (UVSQ – Laboratoire Printemps, Guyancourt, 27 février 2020), Gif-sur-Yvette, MSH Paris-Saclay Éditions. Mis en ligne le 28/04/2021. DOI : https://doi.org/10.52983/FIKV2381

Version numérique :

Téléchargez gratuitement le PDF de l’ouvrage :

Version papier :

Merci de nous adresser une demande via le formulaire ci-dessous :

Femmes en prison et violences de genre. Résistances à perpétuité de Natacha Chetcuti-Osorovitz

Éditeur : La Dispute éditions
Collection : Le genre du monde
ISBN : 9782843033056
Date de parution : 28 mai 2021
288 p.

Natacha Chetcuti Osorovitz présentera son ouvrage le 4 octobre à 14h en présentiel à l’ENS Paris-Saclay et en visioconférence. Cynthia Colmellere, directrice du département SHS de CentraleSupelec sera sa discutante.

Présentation

Femmes déviantes, rebelles, violentes… C’est à rebours de ces stéréotypes que cet ouvrage se consacre aux femmes incarcérées pour de longues peines.

Natacha Chetcuti-Osorovitz, en s’appuyant sur les récits de détenues, reconstruit des itinéraires marqués par la violence de genre que ces femmes ont subi en amont de leur passage à l’acte et de leur condamnation. C’est à la mise en évidence de ce continuum de violences que tient d’abord l’originalité de ce livre. Dans le même esprit, l’auteure montre comment le parcours pénal est façonné par un dispositif disciplinaire où les femmes doivent se conformer à l’ordre social de genre. In fine, cette ethnographie de longue durée traite de ces questions d’actualité que sont la carcéralisation, le consentement, les violences de genre et l’émancipation. Femmes en prison et violences de genre. Résistances à perpétuité redonne et reconnaît ainsi à ces détenues leur pleine humanité.

L’autrice

Natacha Chetcuti-Osorovitz est sociologue, maîtresse de conférences HDR à CentraleSupélec et chercheure permanente au laboratoire Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société (IDHES, UMR 8533), à l’ENS Paris-Saclay. Elle est spécialiste de l’épistémologie féministe, des violences de genre, de la sociologie carcérale et du lesbianisme.

Pour en savoir plus

Numéro 211 (2019/3) de L’Homme et la Société : « Aux sources du capitalisme »

Le numéro 211 (2019/3) de L’Homme & la Société, revue hébergée par la MSH Paris-Saclay, est paru en avril 2021.

Aux sources du capitalisme

Commerce, travail et transmissions familiales
(Europe méridionale, XVe-XXe siècle)

Coordonné par Claude Didry, Florent Le Bot, Corine Maitte & Michela Barbot

La fin du salariat serait-elle en vue ? Un capitalisme plus « agile », ou plus « liquide » adviendrait-il ? Les formes les plus contemporaines du capitalisme, à travers notamment le travail de plateformes, contribueraient-elles à cette transformation radicale ? Cette vision des derniers développements du capitalisme renvoie en fait à un récit couramment admis, faisant du rapport salarial le creuset du capitalisme sous l’impulsion d’une bourgeoisie prométhéenne. Ce récit est dominé par la figure de la révolution industrielle fondée sur une héroïsation de l’entrepreneur, avec pour contrepartie l’expropriation – de la terre et des moyens de production – comme base originaire du salariat et de l’exploitation qui s’ensuivit.
Pour échapper à ce mythe de la révolution industrielle, ce numéro propose un retour aux sources du capitalisme en analysant le développement d’une production initiée par une activité commerciale de plus en plus prospère. Le processus qui se dessine part de l’affirmation progressive du commerce, de la geste marchande, qui s’insinue comme activité économique dans les institutions existantes, qu’il s’agisse des familles rurales ou des corporations urbaines. Son analyse conduit à mettre au jour un encastrement originel de la production marchande dans l’univers familial, en interrogeant tout à la fois la place de la famille, celle des corporations, ainsi que les porosités des villes et des campagnes dans une dynamique de diffusion, de circulation et d’interdépendance économique et sociale. Les terrains choisis en Espagne, en France et en Italie, permettent ainsi de sortir de chemins bien balisés s’agissant de l’Europe du nord, en adoptant un regard sur la longue durée (XVe-XXe siècle).

Illustration de couverture : D’après Atelier d’Amédée Dieudonné vers 1924. Au fond, Amédée Dieudonné et devant, de gauche à droite, Pierre Claudot, Alfred-Eugène Holder, Auguste Mouchot.,© Fonds Hélène Claudot-Hawad : Le métier de luthier (MédiHal).

Sommaire :

  • Éditorial
    • « Le virus SARS-19, un objet politique pas toujours identifié » par Michel Kail
  • Dossier
    • « Introduction. Un encastrement social du commerce ? » par Claude Didry, Florent Le Bot, Corine Maitte & Michela Barbot
    • « La famille et le travail, le travail de la famille. La variété des configurations organisationnelles du travail et des entreprises en Italie centro-septentrionale au XVe siècle » par Mathieu Scherman
    • « Lits, paniers, balances. Biens meubles et formes de mobilité du travail » par Eleonora Canepari
    • « La révolution libérale et les métiers. Les faquines du port de Barcelone au XIXe siècle » par Juanjo Romero-Marín
    • « La rubanerie à Manresa (Barcelone), 1890-1920. Petite entreprise et travail à domicile » par Lluís Virós
    • « À l’atelier, chez soi ou à la fabrique. Comment rester luthier au début du XXe siècle ? » par Hélène Claudot-Hawad
  • Hors-dossier
    • « La gentrification, stop ou encore ? Indétermination des processus urbains dans le quartier de Fives (Lille) » par Paul Cary & Antonio Delfini
    • « Les Farinet, monnayeurs. Liberté, vénalité, communauté » par Jérôme Blanc
  • Comptes-rendus
    • « M. Gasnier, Le patrimoine industriel au prisme de…, 2018″ par Margaret Manale
    • « L. Bantigny, 1968. De grands soirs …, 2018″ par Roland Delacroix
  • Résumés/Abstracts

Diffusion :

  • Ce numéro est disponible en version papier ou PDF sur le site de L’Harmattan.
  • Il est également disponible en version électronique sur Cairn.info.

Numéro 210 (2019/2) de L’Homme et la société : « Humanité & animalité »

Le numéro 210 (2019/2) de L’Homme & la Société, revue hébergée par la MSH Paris-Saclay, est paru en décembre 2020.

Humanité & animalité

Coordonné par Salvador Juan

Dans un contexte de déclin de la biodiversité et d’extinction de différentes espèces animales, qu’accompagne une multiplication des animaux de compagnie depuis soixante ans (la moitié des habitants en possèdent au moins un, de nos jours, en France), se réanime un débat très ancien sur les relations entre humanité et animalité. Beaucoup de personnes donnent des noms humains à leurs animaux de compagnie, transgressant ainsi un vieil interdit tacite qui tend à disparaître. La prise en compte de la souffrance animale est considérée de nos jours comme de plus en plus légitime ; elle met en cause l’élevage et favorise différentes formes de végétarisme. On nomme « animalisme » ce vaste mouvement d’attention aux animaux et de volonté d’égalité entre eux et les humains.
Cependant, l’animalisme consacre une égalité paradoxale en cela qu’elle nie aux humains – nonobstant qualifiés d’animaux – le droit d’être carnivores, droit qu’elle reconnaît pourtant à d’autres animaux. Cet animalisme ordinaire a un versant plus scientifique. De nombreux auteurs, se revendiquant de l’interspécisme et de l’éthique de l’environnement ou encore de l’éthologie, quelquefois de la psychologie évolutionniste ou de la paléontologie, mettent en cause aujourd’hui le clivage fondateur de l’humanisme et de la hiérarchie des espèces, renouant ainsi avec la sociobiologie des années 1970. Ils alimentent la réflexion de certaines fractions du mouvement de défense des animaux, ainsi que du mouvement écologiste (notamment « l’écologie profonde »). Le grand retour du naturalisme dans les sciences humaines met aujourd’hui en question les fondements de la socio-anthropologie en niant toute spécificité ou toute essence particulière à l’humain. Mais, en prétendant que les animaux ont une culture, créent des institutions équivalant aux nôtres, ne favorise-t-on pas l’anthropomorphisme et ne commet-on pas de grossières erreurs anthropologiques ?

Illustration de couverture : Dessin original de Fabienne Nénez adressé à Louis-Vincent Thomas (à la fois sujet et objet de l’œuvre), in Brohm Jean-Marie (coord.), 1989. « Une galaxie anthropologique. Hommage à Louis-Vincent Thomas », Quel corps ?, n° 38-39.

Sommaire :

  • Éditorial (I)
    • « Ni la LPPR, ni les terroristes, ni le gouvernement ne doivent nous empêcher de penser » par Judith Hayem
  • Éditorial (II)
    • « Sciences en danger, revues en lutte » par le Collectif des revues en lutte
  • Dossier
    • « Introduction. Humanité et animalité : séparation, fusion ou confusion ? » par Salvador Juan
    • « Au fil du temps, nous nous sommes détachés de la nature ». Entretien avec Marylène Patou-Mathis, réalisé le 22 mars 2019, au Musée de l’Homme à Paris,­ par Salvador Juan
    • « Entre émotion et raison, une mise à l’épreuve de l’animalisme » par Hélène Houdayer
    • « Cimetières pour les animaux de compagnie et micro-rites funéraires. Quelles frontières entre humains et animaux ? » par Nadia Veyrié
    • « L’utilitarisme de la sociobiologie et l’individualisme somatique de l’utilitarisme » par Salvador Juan
    • « Prolégomènes à une analyse des points de vue antispécistes et véganes » par Patrice Régnier & Stéphane Héas
  • Hors-dossier
    • « Marxismes et Critique de la valeur. Une lecture d’inspiration sartrienne » par Richard Sobel  
  • Débats & Perspectives
    • « Vers une démocradure française ? Le terrorisme comme facilitateur d’un durcissement du régime politique » par Fanny Chagnollaud
  • Comptes rendus
    • « J.-P. Durand, La Fabrique de l’homme nouveau…, 2017″ par Pierre Lantz
    • « A. Bihr, La Novlangue néolibérale…, 2017″ par Richard Sobel
  • Résumés/Abstracts

Diffusion :

  • Ce numéro est disponible en version papier ou PDF sur le site de L’Harmattan.
  • Il est également disponible en version électronique sur Cairn.info.

Téléchargez ici une recension publiée dans le n° 58 de L’Écologiste, vol. 22-1.

Vient de paraître : La Sociologie filmique. Théories et pratiques

Vient de paraître chez CNRS Editions : La Sociologie filmique. Théories et pratiques

Par Joyce Sebag et Jean-Pierre Durand (CPN, université d’Evry)

Joyce Sebag et Jean-Pierre Durand, deux Professeurs émérites de Sociologie de l’Université d’Évry Paris-Saclay proposent ici un ouvrage de réflexions et de synthèse de deux décennies de pratiques pédagogiques, de recherches sociologiques et de réalisations de documentaires.  Depuis la création du Master « Image et Société » à la fin des années 1990, jusqu’aux séminaires doctoraux et aux soutenances de thèse et d’HDR au Centre Pierre Naville, c’est la création d’un nouveau champ sociologique que rapporte ce livre.

La sociologie filmique propose une exploration des ressources intellectuelles offertes par l’hybridation de la sociologie et du cinéma : pratiquer la sociologie, ou d’autres sciences humaines, par l’image et le son. À l’ère de l’image, cet essai invite aux recherches sociologiques, non seulement par la démarche de la discipline, mais aussi par l’apprentissage conjoint des techniques (prises de vue et de sons, dérushage, montage, etc.) et de l’écriture cinématographiques.

À partir d’exemples concrets, les auteurs analysent ce que signifie « penser par l’image », exposent les différentes phases de réalisation d’un documentaire sociologique, questionnent au moyen du film sociologique les représentations du réel et plus particulièrement ce qui demeure invisible dans le monde social.

Illustré de nombreuses photographies qui jalonnent l’histoire de la photographie et du cinéma documentaires, le livre s’adresse à la fois aux enseignants-chercheurs et aux étudiants de toutes les disciplines des sciences humaines qui pratiquent la vidéo et la photographie ou souhaitent en découvrir les usages.

Table des Matières

Préface par Douglas Harper

Introduction

Chapitre 1. La démarche de la sociologie filmique

1 – Trois fonctions imbriquées de la sociologie filmique

2 – De la Sociologie scripturale à la sociologie filmique 

3 – Que dit le documentaire sociologique qui échapperait au texte ?

4 – Du Master Image et Société à la thèse en sociologie filmique

Chapitre 2. Des ethnologues à la sociologie filmique

1 – Les documents des ethnologues et des anthropologues

2 – Photographie et cinéma documentaires
3 – Genèse de la sociologie filmique 

Chapitre 3. Cinéma et sociologie : une hybridation prometteuse

1 – Des images et des mots pour penser

2 – Peut-on parler d’images sociologiques ?

3 – Réaliser un documentaire sociologique : de la maîtrise des signifiants au montage

Chapitre 4. Le cinéma exacerbe les interrogations sociologiques

1 – Sociologie filmique et interactionnisme

2 – Distanciation et engagement du sociologue documentariste  

3 – Documentaire sociologique et « résidus scientifiques »            

Chapitre 5. L’intangible dans le documentaire sociologique

1 – De la représentation du réel

2 – Représenter l’invisible du social

            3 – L’entretien filmé

Conclusion

Bibliographie, Index thématique, Index des noms propres, Index des films cités

Numéro 6 de la collection « ACTES » de la MSH Paris-Saclay : « Genre et monde carcéral. Perspectives éthiques et politiques »

Genre et monde carcéral
Perspectives éthiques et politiques

Séminaire (ENS Paris-Saclay, du 16 octobre 2017 au 14 mai 2018)

Sous la direction de Natacha Chetcuti-Osorovitz et Patricia Paperman


Éditeur : MSH Paris-Saclay Éditions
Lieu d’édition : Gif-sur-Yvette
Année d’édition : 2020
Nombre de pages : 128 p.
ISBN : 978-2-490369-05-8

Collection : Actes
Numéro dans la collection : 6
ISSN : 2800-7891
DOI : https://doi.org/10.52983/XMUP6154
Publication en ligne : 24 novembre 2020


Les articles présentés dans cet ouvrage sont issus du séminaire Genre et monde carcéral. Perspectives éthiques et politiques qui s’est déroulé en 2017-2018 au laboratoire Institutions et Dynamiques de l’Économie et de la Société (IDHES) de l’École normale supérieure (ENS) Paris-Saclay, avec le soutien de la Maison des Sciences de l’Homme (MSH) Paris-Saclay.

Les sciences humaines et sociales portent depuis plusieurs décennies une attention renouvelée à la prison, du fait de la place grandissante que cette institution occupe dans les discours politiques sécuritaires et dans l’économie des sociétés contemporaines. Mais cette attention s’est concentrée massivement sur le phénomène de la « sur-carcélisation » qui concerne principalement la population masculine. Cet ouvrage participe à un courant de recherche différent qui marque l’émergence et le développement de travaux sur les femmes en prison, en particulier en sociologie et en histoire, dans une perspective de genre. Il vise à faire apparaître et connaître ce que l’histoire, la criminologie et les sciences humaines ont longtemps laissé dans l’ombre au travers de processus d’invisibilisation, de marginalisation, ou encore des logiques de symétrisation et de différenciation vis-à-vis de l’incarcération des hommes.
Si les figures de femmes délictueuses ou criminelles ont toujours exercé une fascination sur l’imaginaire social, la connaissance des populations de femmes incarcérées, des régimes d’incarcération institués pour les redresser et les punir, ainsi que des conditions matérielles de vie en détention n’a pas pour autant été au centre des préoccupations des chercheurs et chercheuses spécialisées. Aujourd’hui, la violence des femmes constitue un domaine de recherche en pleine expansion grâce au développement des études féministes en sociologie et en criminologie. Les six contributions réunies dans cet ouvrage donnent un aperçu de sa richesse et de son caractère heuristique. À partir de quatre thématiques distinctes sur l’incarcération des femmes, elles soulèvent de façon convergente des questions épistémologiques et méthodologiques sur le positionnement de la démarche scientifique, sur un terrain qui interpelle la fonction de la recherche productrice de connaissances dans la cité.

Sommaire :

Référence du livre :

CHETCUTI-OSOROVITZ Natacha & PAPERMAN Patricia (dir.), 2020. Genre et monde carcéral. Perspectives éthiques et politiques. Séminaire (ENS Paris-Saclay, du 16 octobre 2017 au 14 mai 2018), Gif-sur-Yvette, MSH Paris-Saclay Éditions. Mis en ligne le 24/11/2020. DOI : https://doi.org/10.52983/XMUP6154

Version numérique :

Téléchargez gratuitement le PDF de l’ouvrage :

Version papier :

Merci de nous adresser une demande via le formulaire ci-dessous :

Corps en colère – Revue L’Homme & la Société 2019/1 (n° 209)

Le dernier numéro de la Revue L’Homme & la Société hébergée par la MSH Paris-Saclay, vient de paraître :

Corps en Colère (n°209), coordonné par Annie Benveniste et Valérie Pouzol

Huit ans après les révoltes qui ont éclaté dans les pays arabes, la littérature existante témoigne de la répercussion des mouvements et des réponses souvent violentes qu’ont apportées les pouvoirs en place à la volonté de subversion des rapports sociaux et des rapports de genre. Ni bilan, ni réquisitoire, ce numéro de l’Homme et la Société explore la façon dont les diverses manifestations de la rébellion et de sa répression ont posé la question de la visibilité et de l’intense politisation des corps.

« Corps en colère » situe la réflexion au niveau des sujets en rébellion. Il part de la façon dont les corps parlent, s’insurgent, pour réfléchir à la dynamique des mouvements sociaux. Il examine la façon dont ces derniers ont pris des formes mobiles ou fragmentées, qu’il s’agisse de soulèvements radicaux ou de révoltes plus limitées mais constantes, bien que peu visibilisées. Cet angle de vue conduit à des analyses sur les nouveaux acteurs et actrices de ces luttes, leurs innovations en termes de luttes, mais aussi sur les nouveaux outils à inventer pour en rendre compte. En effet, les formes de contestation de l’ordre social sont multiples et ne se réduisent pas au répertoire des mouvements sociaux décrits par les politologues. Elles incluent des modalités qui relèvent de la performance artistique à portée hautement politique, quand les corps sont soumis à des épreuves qui incarnent la résistance.

Le numéro scrute aussi la reconstruction mémorielle des événements qui entraîne la sélection des figures emblématiques. Il montre comment la mémoire hiérarchise non seulement les actes mais leurs auteurs, valorisant souvent le sacrifice des hommes et rétablissant, à travers une stricte répartition des rôles, un ordre social que les rébellions avaient pourtant cherché à contester.


Disponible chez L’Harmattan ou sur Cairn

Vient de paraître ! N°35 de la Revue Terrains & Travaux

Terrains & travaux 2019/2 (N° 35) , disponible sur Cairn.

Enquêter sur les rémunérations

  • Introduction
  • Tout salaire mérite enquête
  • Sophie Bernard, Élodie Béthoux et Élise Penalva Icher
  • Agentes artistiques : des faiseuses de noms et de rémunérations
  • Delphine Naudier
  • Les disparités de traitement entre nouveaux et anciens salariés
  • L’institutionnalisation des inégalités de rémunération au Québec
  • Mélanie Laroche, Patrice Jalette et Frédéric Lauzon Duguay
  • Quantifier les inégalités salariales
  • La sophistication de la mesure, au risque de la justification des inégalités ?
  • Clotilde Coron
  • La rémunération des élus
  • L’inégal accès à la professionnalisation politique
  • Didier Demazière et Rémy Le Saout
  • « Pour des développeurs, c’est pas énorme ! »
  • Fabriquer et justifier de moindres remunerations
  • Camille Dupuy et François Sarfati
  • La fabrique de l’intérêt collectif
  • Politiques de rémunérations et formes de solidarité sociale dans des coopératives de production
  • Anne Catherine Wagner
  • Quand les hommes cuisinent au quotidien
  • Vers la « masculinisation » d’une pratique domestique
  • Angèle Fouquet

Numéro 4 de la collection « Actes » de la MSH Paris-Saclay : « Sociologues et économistes face à la demande de savoirs »

Le numéro 4 de la collection « Actes » de la MSH Paris-Saclay a été publié en novembre 2019.

Sociologues et économistes face à la demande de savoirs
Participation et contournements

Sous la direction de Maryse Bresson, Jean Cartier-Bresson, Monique Hirschhorn

Issus de deux événements soutenus par la MSH Paris-Saclay, ce numéro met en avant des communications réalisées lors du Colloque international « Ce que la demande sociale fait aux sciences sociales » – (15-16/02/2018) et de la Journée d’études « Action collective et action publique » (20 avril 2017).

En dépit des doutes quant à l’utilité et ou la pertinence d’une partie des savoirs qu’ils produisent, les chercheurs en sciences sociales sont confrontés à une demande plurielle. D’abord  celle des pouvoirs publics qui, afin d’éclairer l’action publique, mettent en place des instances comme, depuis les années 1980-1990, les programmes cadres de recherche et développement européens, des programmes nationaux comme ceux de l’Agence Nationale pour la recherche (ANR) en France, avec des objectifs aussi divers que de contribuer à l’innovation (industrielle, environnementale, sociale…), d’aider à répondre aux besoins sociaux  (liés au vieillissement, au handicap, à la lutte contre la pauvreté) ou encore, de contribuer à des objectifs de compétitivité internationale, de mobilité, de développement territorial, de participation…. Ensuite, la demande du secteur privé, des associations, de groupes constitués. Enfin la demande, plus diffuse et relayée par les médias, des citoyens eux-mêmes, de décrire et d’expliquer des phénomènes sociaux, politiques et économiques. On peut y ajouter la demande interne, émanant des chercheurs, de leur désir d’arriver à saisir des phénomènes dont la signification leur échappe.  Il s’agit donc d’une demande plurielle, et protéiforme de savoirs qui ne mobilise pas d’ailleurs seulement l’activité proprement dite de recherche, productrice de données et d’analyses mais fait souvent appel à l’évaluation, l’expertise, voire la vulgarisation.

SOMMAIRE
Introduction générale par Maryse Bresson, Jean Cartier-Bresson & Monique Hirschhorn

Première partie. Une recherche encadrée
1.  Martine Mespoulet
Les statisticiens russes (1880-1953). Une profession confrontée à un État autoritaire
2. Svetla Koleva
Les sociologues bulgares : du Comecon à l’UE
3. Jean-Yves Le Talec
Enjeux de la recherche en sciences sociales sur le VIH/sida en France
4. Patrice Corriveau, Jean-François Cauchie & Christopher Greco
La recherche indépendante au Canada. Les injonctionsd’un modèle managérial ?

Deuxième partie. Les usages des savoirs
5.  Jean Cartier-Bresson
Le gouvernement par les nombres et la participation.
Le cas des pays les moins avancés
6. André Torre
Relations de production et gouvernance. Aux origines
des processus de développement des territoires
7. Maryse Bresson
Demande de savoirs et usages de la sociologie des politiques sociales en France


Troisième partie. Réinventer des pratiques de recherche
8. Isabelle Droy
Re-InVEST : un projet de recherche pour réinvestir dans le social en Europe 
9. Nathalie Burnay, Martin Desseilles, Laurent Ravez, Éric Cornélis & Florence Debacq-Chainiaux
D’une sollicitation institutionnelle à une appropriation collective.
Histoire d’une recherche interdisciplinaire
10. Didier Vrancken
Les sciences sociales à l’épreuve de la cité


Quatrième partie. La production des savoirs, enjeux théoriques et éthiques
11. Stefano Bosi & Maria del Carmen Camacho-Perez
Les théories de la décision et de l’équilibre général confrontées à leurs limites
12. Gaëtan Flocco
La pluridisciplinarité au service de la critique
13. Jean-Louis Genard
Lorsque l’exigence épistémologique de neutralisation axiologique devient une demande sociale
14. Lise Demailly
Face à la demande sociale de sociologie : ruser, résister, émanciper… dans la mesure du possible
Postface par Marc-Henry Soulet

VERSION NUMÉRIQUE :

VERSION PAPIER SUR DEMANDE :

Retour haut de page