La présentation de chaque numéro est accompagnée d’un résumé à destination du grand public/non-spécialiste, ainsi que de mots-clés.

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Numéro 7 – Peut-on se passer de la voiture hors des centres urbains ?

Sous la direction de Yoann Demoli

Avril 2021

La manière dont le changement des pratiques et des modes de vie contribue à la transition écologique, économique et sociale est un enjeu majeur pour les pouvoirs publics, à tous les échelons de gouvernement. Pour parvenir à amorcer cette transition, les politiques publiques visent à faire prendre conscience aux citoyen·ne·s de l’impact de leurs pratiques sur l’environnement, tout en veillant à ce que leur mise en œuvre ne paraisse pas décorrélée du quotidien, ni ne soit perçue comme entraînant contraintes ou exclusion sociale.
S’inscrivant dans le cadre du projet Construire des mobilités durables, inclusives et responsables (CONDUIRE), financé par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), les actes du colloque « Peut-on se passer de la voiture hors des centres urbains ? » cherchent à analyser le problème de la dépendance automobile en zones peu denses – il s’agit notamment des espaces ruraux ou situés en périphérie des grandes villes –, ainsi que les différentes solutions à y apporter. Portant attention à l’objectif de préserver, lors de la conversion écologique des mobilités, leur capacité à inclure – on parle d’« inclusivité sociale » –, cet ouvrage s’attache également à interroger les pratiques de déplacements de ménages populaires résidant dans ces territoires. Il a ainsi pour ambition d’identifier les ressorts de la transition vers des mobilités plus durables, et aussi plus inclusives, au sein des espaces où l’automobile reste prégnante.
Son fil rouge est le paradoxe selon lequel les solutions de substitution à la voiture sont proposées et mises en place quasi exclusivement dans les zones denses – il s’agit notamment des grandes villes –, pourtant les moins dépendants à l’automobile. Les espaces périphériques, pour autant caractérisés par un usage intensif et croissant de la voiture, lui connaissent en effet peu d’alternatives écologiques et inclusives. Aussi, le développement de la transition économique, écologique et sociale ne peut faire l’économie d’une étude approfondie des usages de la voiture dans de tels espaces qui, d’une part, contribuent certes d’une façon importante à la pollution atmosphérique mais qui, d’autre part, concentrent les populations pour lesquelles la voiture est à la fois indispensable, contraignante et coûteuse, comme le mouvement social des Gilets jaunes en 2018-2019 l’a laissé entrevoir.
L’objectif de l’ouvrage est donc d’interroger la dépendance automobile à plusieurs échelles temporelles et spatiales, tout en proposant une analyse des alternatives à la voiture, y compris au sein des zones de peuplement les moins denses. À partir de divers exemples situés en France, mais aussi au Canada, la première partie de l’ouvrage offre un panorama historique et spatial de la dépendance à l’automobile, amenant des réflexions sur le futur de la voiture dans ces espaces. Dans un deuxième temps, l’ouvrage questionne les représentations et les usages contemporains de l’automobile hors des villes, au travers d’enquêtes auprès des populations belge, camerounaise et française. La troisième et dernière partie s’attache enfin à comprendre les conditions de possibilité (et d’impossibilité) des formes de mobilité alternative à la voiture au sein des divers territoires : covoiturages, motorisation électrique (notamment d’occasion) et tiers-lieux (espaces de coworking).

Mots-clés : mobilité – covoiturage – ménages populaires – espace rural – espace périphérique

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Numéro 6 – Genre & monde carcéral. Perspectives éthiques et politiques

Sous la direction de Natacha Chetcuti-Osorovitz et Patricia Paperman

Novembre 2020

Depuis l’émergence des travaux féministes dans le champ des études carcérales dans les années 1990, les sciences humaines et sociales ont connu un nouvel essor permettant une meilleure compréhension des expériences des femmes incarcérées. Outre les conséquences des normes de genre dans la dimension punitive de la peine et de son application, ces études soulignent les particularités méthodologiques auxquelles les chercheurs et chercheuses doivent faire face pour mener des enquêtes en prison.
Par son approche pluridisciplinaire – sociologie, anthropologie, histoire, sciences politiques –, ce numéro des « Actes » de la MSH Paris-Saclay rend compte des différentes méthodes d’étude et d’analyse de la scène carcérale. Le travail d’enquête dans le monde de la prison oblige le chercheur ou la chercheuse à une réflexivité particulière. Comment réaliser une enquête sur un terrain à la fois atypique, indicible et troublant ? Comment le chercheur ou la chercheuse peut-il ou elle y accéder ? Comment les normes de genre configurent-elles le parcours pénal ? Comment les recherches contemporaines permettent-elles de renouveler les questions reliées au monde carcéral et d’en penser les transformations ?
Afin d’apporter des réponses, cet ouvrage étudie comment l’approche par le genre apparaît systématiquement, au fil des décennies, dans les travaux sur les femmes en prison, alors qu’elle est absente des études sur les hommes incarcérés. Il analyse également comment les femmes jugées coupables d’un crime sont amenées par l’institution carcérale à mettre en récit leur vie et leur passage à l’acte dans le but de réduire leur peine, en insistant sur les limites de cette démarche qui repose sur l’injonction à se reconnaître coupable, sans prendre en compte les dimensions de domination des femmes dans la vie sociale, de dépendance dans le couple et dans l’univers familial. Par l’exemple de l’étude des biftons – messages clandestins circulant entre prisonnières dans les établissements pour femmes au XIXe siècle –, cet ouvrage apporte une critique des analyses qui présentent les auteures de ces messages comme les interprètes d’une sexualité déviante, et nous invite au contraire à considérer ces biftons du point de vue de leurs auteures (moyen de protection, d’espoir, etc.). À partir de la question des violences sexuelles sur mineur·e·s, cet ouvrage témoigne également des difficultés auxquelles sont confrontés les sociologues, à la fois sur le terrain et pour dépasser les systèmes normés et genrés qui sous-tendent le travail de recherche. Il montre aussi la persistance des stéréotypes de genre qui définissent, y compris dans le milieu carcéral, les hommes comme dangereux et les femmes comme vulnérables. Il explique enfin, à travers le cas des quartiers mères-enfants, comment le rôle de mère, traditionnellement attribué à la femme dans les normes sociales, se retrouve reproduit en prison.

Mots-clés : genre – prison – carcéralisation – violence – pluridisciplinarité

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Numéro 5 « Hors-série » – MSH Paris-Saclay : cinq ans d’interdisciplinarité sur un Plateau (colloque anniversaire des cinq ans de la MSH Paris-Saclay)

Sous la direction d’André Torre

Novembre 2019

La construction d’un grand pôle scientifique sur le plateau de Saclay est avant tout comprise comme la création d’un fort potentiel de recherche technologique. Pourtant, les Sciences de l’Homme et de la Société (SHS) ont un rôle majeur à y jouer, par leur volume et par leur place essentielle en termes d’activités et de dispositifs d’innovation.
La Maison des Sciences de l’Homme (MSH) Paris-Saclay, créée en 2015, apporte sa contribution à ce défi par son engagement au service des équipes de recherche du périmètre saclaysien. Son travail lui permet d’occuper une place centrale dans la promotion et l’organisation des recherches interdisciplinaires, de développer une position d’interface entre les SHS et de s’ouvrir aux autres disciplines (sciences de la vie, sciences exactes, sciences de l’ingénieur).
Cet ouvrage a pour but de présenter le travail réalisé au cours des cinq premières années de la MSH, à partir d’un bilan des recherches et d’interviews dans lesquels les trois directeurs successifs – Claude Didry, Stefano Bosi et André Torre – reviennent sur leur parcours. Dix chercheuses et chercheurs emblématiques des projets passés et en cours apportent également leurs témoignages, afin d’éclairer à la fois la diversité des thèmes de recherche et la variété des résultats obtenus : Antonio Casilli (« Sous les plateformes numériques, le digital labor »), Nathalie Delprat (« Quand l’art et la science inventent ensemble d’autres explorations de soi »), Jean-Philippe Denis (« Entre économie et sociologie, les sciences de gestion voient au-delà de l’entreprise »), Anaïs Fléchet (« Relations internationales et globalisation culturelle au rythme de la musique ») ; Catherine Geel (« Une approche historique et comparative du design »), Florent Le Bot (« De l’interdisciplinarité en compagnie de Durkheim »), Romain Melot (« TerriBio ou comment valoriser les productions alimentaires locales »), Antoine Nebout (« Quand les économies se penchent sur nos assiettes »), Ioana Vasilescu (« La linguistique à l’heure de l’IA et des systèmes automatiques ») et Célia Zolynski (« Un fructueux dialogue entre droit et informatique »).
Ce livre fait ainsi le bilan sur cinq ans de recherches interdisciplinaires et lance les pistes pour l’avenir de la recherche en Sciences Humaines et Sociales sur Paris-Saclay.

Mots-clés : MSH – interdisciplinarité – recherche – Université Paris-Saclay – bilan

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Numéro 4 – Sociologues et économistes face à la demande de savoirs. Participation et contournements

Sous la direction de Maryse Bresson, Jean Cartier-Bresson et Monique Hirschhorn

Novembre 2019

Ce livre porte sur la production de savoirs en sciences sociales : il vise à éclairer la relation complexe entre les chercheurs académiques et la demande de savoirs émanant de divers acteurs, politiques, économiques, médiatiques…, ainsi que les conséquences de cette relation sur leur démarche et les résultats de leur recherche.
Aboutissement d’un projet de recherche « Émergence » de la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Saclay, cet ouvrage s’inscrit dans la continuité d’un autre, consacré à la vulnérabilité, qui soulevait, entre autres, le problème de l’efficacité des politiques publiques lorsqu’elles s’efforcent de répondre aux diverses crises et fragilités socio-économiques ou environnementales*, et posait la question des savoirs qui peuvent éclairer leur action. Il élargit le questionnement en prenant en compte, à côté de la demande de savoirs des pouvoirs publics, celle du secteur privé, des associations, des groupes constitués, des citoyens et celle qui émane des chercheurs eux-mêmes. La tension qu’exerce cette demande multiforme est au cœur de la réflexion menée ici par des économistes et des sociologues de différents pays, avec pour fil conducteur l’idée que l’activité de recherche ne peut se réduire à l’expérience de contraintes (politiques, socioéconomiques, institutionnelles) insurmontables : réflexion riche car croisée entre des disciplines qui ne s’associent que rarement sur la recherche.
De ce dialogue ouvert entre sociologues et économistes il ressort alors que, même lorsque la production de savoirs est strictement encadrée par des règles diverses, il reste toujours aux chercheurs la possibilité de s’interroger sur la marge de liberté dont ils disposent, d’en tirer les conséquences, et de développer des techniques de contournement. Par ailleurs, la demande peut être aussi celle d’utilisateurs directement intéressés aux problématiques traitées – décideurs, praticiens, ayant besoin de savoir orienté vers l’action (Policy oriented) ou citoyens cherchant les informations. Et il s’agit alors, pour les chercheurs, d’inventer des pratiques de recherche qui tiennent compte de ces logiques d’action.
C’est donc un des intérêts du livre que de repenser ce que signifie l’autonomie des chercheurs, en tenant compte à la fois du renouvellement des contraintes et des formes d’encadrement d’une part, des savoirs co-construits et des libertés d’expérimenter d’autre part, et d’explorer comment ils peuvent « résister » aux injonctions et aux contrôles, mettant en place quelques ruses individuelles ou collectives pour protéger leur autonomie au travail. Au-delà, se pose la question déontologique de savoir si la recherche en sciences sociales peut répondre à la demande qui lui est adressée tout en contribuant, non au pouvoir des institutions et des idéologies dominantes, mais aux processus d’émancipations individuelles et collectives, au développement de la démocratie. Une question toujours ouverte, car elle est, in fine, au cœur même de la définition des sciences sociales et de leur importance dans la dynamique des sociétés.

* Bresson Maryse, Geronimi Vincent & Pottier Nathalie (dir.), 2013. La Vulnérabilité, questions de recherche en sciences sociales, Fribourg, Academic Press Fribourg

Mots-clés : sociologues – économistes – savoirs – demande sociale – participation

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Numéro 3 – Les nouvelles mobilités à la lumières des sciences humaines et sociales

Sous la direction de Jean-Marc Agator et Jean-Guy Devezeaux de Lavergne

Décembre 2018

La mobilité, et notamment les déplacements routiers, sont l’un des grands enjeux de nos sociétés modernes, concernant à la fois l’évolution des besoins et les conséquences économiques, sociales, environnementales et climatiques des différentes pratiques. La double révolution des usages et des technologies de mobilité soulève de multiples questions relevant très largement des sciences humaines et sociales (SHS). Quels sont les nouveaux services et pour quels nouveaux usages de mobilité ? Au-delà des nouvelles technologies, en quoi consistent les nouvelles révolutions de la mobilité ? Comment faire évoluer la ville pour anticiper et favoriser certaines de ces mutations ? Quels sont les aménagements pertinents dans les territoires périurbains et ruraux ? Pour relever ces défis, il faut se donner les moyens d’augmenter notre capacité collective à comprendre les besoins de mobilité et les choix des citoyens, afin de définir des solutions de mobilité propre et intelligente socialement acceptées, à l’échelle nationale ou locale.
Le présent ouvrage de la collection « Actes », qui rassemble des articles d’auteurs intervenus à l’atelier scientifique SHS-Mobilités du 13 juin 2018 au CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) Saclay, apporte des éléments de réponse à ces questions. L’atelier scientifique, incluant des présentations en séance plénière et une table ronde finale, offrait un cadre global de réflexion et de débat sur les problématiques sociétales des nouvelles mobilités. Il a suscité des échanges féconds entre des chercheurs en économie, géographie, sociologie, droit et psychologie et des chercheurs en sciences pour l’ingénieur et en sciences du numérique. Son originalité a tenu aussi à sa large couverture territoriale (milieu urbain et périurbain) et aux échanges entre les diverses institutions partenaires de son organisation. Cet ouvrage en est largement le fruit.
À travers sa présentation introductive et ses onze contributions spécialisées, l’ouvrage donne une bonne illustration de l’intérêt de croiser les différentes disciplines, afin d’aider à construire des visions pertinentes des mobilités du futur. Il présente d’abord les grands facteurs qui influent sur la mobilité des citoyens et s’interroge sur la pertinence des politiques publiques de transition vers une mobilité bas carbone pour répondre à leurs attentes. Il examine ensuite les différentes formes que peut prendre une action efficace du changement sociétal vers les nouvelles mobilités. Il fait enfin le point sur l’avenir du véhicule autonome et durable et sur les circulations douces (vélo). En offrant ainsi un échantillon des réflexions en cours pour décrire et mieux comprendre les attentes des citoyens, l’ouvrage illustre quelques pistes de construction de la mobilité plus durable du XXIe siècle.

Mots-clés : usages – mobilité – durable – changement – sociétal

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Numéro 2 – Biologie prédictive pour la santé. Regards croisés sur les enjeux socio-économiques et scientifiques chez l’Homme, les animaux et les plantes

Sous la direction de Stefano Bosi et Claire-Rogel Gaillard

Octobre 2018

Si l’objectif de la médecine curative est de soigner, diminuer les souffrances et guérir, celui de la médecine prédictive est de détecter chez un individu les prédispositions biologiques à une maladie. Dans cette approche, un marqueur prédictif de santé est un marqueur qui évalue le risque de développer la maladie ou cherche à prédire le bénéfice qu’apportera un traitement. Or, la recherche et l’exploitation de marqueurs prédictifs de santé sont en plein essor pour l’Humanité, comme pour les animaux et les plantes, et plus largement encore pour l’environnement et les écosystèmes. En effet, dans le contexte de changements globaux des troubles, l’émergence simultanée de pathologies infectieuses, de risques accrus de cancers et de maladies métaboliques révèle l’interdépendance des secteurs d’activités liés à la médecine, l’agriculture, l’alimentation, l’environnement, etc. C’est pourquoi créer des espaces décloisonnés de dialogue entre les acteurs impliqués s’impose comme une nécessité pour échanger sur les objectifs partagés de recherche, les applications et leurs impacts. Cet ouvrage est un recueil d’articles qui fait suite à un séminaire conduit en 2017 sur le thème de la biologie prédictive pour la santé, qui a rassemblé des spécialistes en sciences de la vie (humains, animaux, plantes) et sciences humaines et sociales (droit, économie, éthique, sociologie).
L’Humanité a depuis longtemps développé des programmes de sélection génétique des animaux domestiques et d’élevage, comme des plantes cultivées, mettant de fait en pratique des approches prédictives fondées sur des informations biologiques. On peut considérer que cette maîtrise du vivant animal et végétal, par la sélection, est généralement bien acceptée, mais requiert des points de vigilance. Les questions adressées à la médecine prédictive sont en effet largement débattues. Sur le plan éthique, on s’interroge sur le droit pour chacun de savoir et de ne pas savoir comment évoluera sa santé, en prenant aussi en compte qu’une prédiction ne doit pas s’assimiler à un destin, chacun devant rester acteur de sa vie pour lui donner un sens. On s’interroge également sur l’évolution des régimes juridiques, qui actuellement reposent sur des diagnostics médicaux, et ne dépendent pas en principe de prédictions fondées sur des probabilités. Sur le plan de l’éthique empirique, la question posée est celle de l’ampleur des données générées par les nouvelles méthodes de séquençage à haut débit de l’ADN et de leur utilisation en clinique. Le contexte, chargé d’incertitudes, place les professionnels face à des questionnements importants : que dire aux patients, quels résultats transmettre, sur quelle validité scientifique estimer un risque ? Sur le plan économique, on évoque le capital humain et plus globalement le capital biologique des organismes vivants et de leurs interactions. Enfin, la possibilité d’éditer spécifiquement le matériel génétique (génome) des espèces animales d’élevage ou des plantes cultivées pose la question de la modification du vivant : celle des animaux ou plantes (organismes génétiquement modifiés ou non), mais également celle de l’être humain. Arrive ici la notion de limite à ne pas franchir, sujet majeur et éthique.
L’objectif de ce recueil d’articles est de mettre en regard les approches en biologie prédictives et en SHS sur les questions soulevées dans les domaines de l’agriculture et de la médecine, notamment, par l’exploitation des big data (analyse numérique de grandes quantités de données), en les plaçant au cœur des enjeux de santé globale.

Mots-clés : prédiction – médecine personnalisée – agriculture durable – santé globale – capital du vivant

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Numéro 1 – Sciences humaines et sociales & Photovoltaïque

Sous la direction de Jean-Marc Agator et Jean-Guy Devezeaux de Lavergne

Mars 2018

Cet ouvrage, qui porte sur les interfaces entre Sciences Humaines et Sociales (SHS) et Technologies du solaire photovoltaïque (PV), se base sur la journée organisée le 25 avril 2017 par le Club de l’Orme (une structure partenariale de l’Université de Paris-Saclay pilotée par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives [CEA] et par l’Institut de technico-économie des systèmes énergiques [I-tésé]). L’angle choisi est de proposer un état des lieux des interrogations relatives au développement du solaire PV, en les abordant au prisme de méthodes proposées par les SHS.
Les contributions à cet ouvrage sont ainsi l’œuvre d’industriels, de chercheurs en technologie (ci-après technologues), d’économistes, de sociologues, de géographes, d’historiens, d’urbanistes, de juristes et de membres des ministères et structures publiques concernés.
Sur le plan des thématiques, la question, souvent posée par les technologues, des modalités permettant de développer, pour elle-même, telle ou telle technologie ou d’analyser les potentiels des technologies au sein d’un système sociotechnique, est apparue comme aujourd’hui peu pertinente.
Sur le plan des méthodes, l’état actuel la « recherche en SHS sur le solaire PV », à proprement parler, est embryonnaire. Cependant, il est possible de collecter des travaux dispersés, qui dessinent une sorte d’archipel de méthodes, de résultats (forcément parcellaires), de nouvelles interrogations.
De cette manière, quelques résultats significatifs ont déjà été obtenus.
Tout d’abord, l’ouvrage met en évidence qu’il existe des travaux peu accessibles, car peu académiques et non publiés – établis en « soutien » à des démarches industrielles de conception, de définition de produit ou de service. Ces travaux, possédant une valeur industrielle potentiellement importante, sont largement inconnus. Ils sont l’œuvre de sociologues, de designers, d’éthologues, d’experts en marketing, etc.
D’autres résultats, issus majoritairement d’études de sociologues, sont établis en matière de comportement et de segmentation des populations – découpage en groupes ayant un comportement homogène selon des critères prédéfinis – et, plus précisément, selon leur comportement face à diverses innovations (notamment dans l’usage d’instruments dits smart [intelligents]).
Les économistes, eux aussi, apportent une moisson de résultats, notamment en matière de choix et d’efficacité des outils de politique publique et d’insertion du solaire PV dans les réseaux électriques. Ils posent par exemple la question de la tarification liée à ces systèmes, montrant qu’à l’évidence, cette tarification devra évoluer.
Les travaux des historiens remettent en perspective la situation présente, en rappelant notamment que des périodes passées ont vu des phases de démarrage de nouveaux marchés qui ont eu parfois beaucoup de mal à se concrétiser. Ils observent que l’époque actuelle est très probablement en rupture profonde, tant les technologies PV sont différentes des autres, avec de nouveaux acteurs.
Les experts en innovation, qui se penchent sur les conditions de réussite de nouveau produits et services, fournissent des indications sur les choix d’organisation de la recherche et d’articulation avec l’industrie pour accélérer la pénétration de ces « nouvelles offres ».
Ces éclairages apportent leur lot d’encouragements à persévérer. Cet ouvrage propose une liste des principaux chantiers à ouvrir.

Mots-clés : solaire photovoltaïque – sciences humaines et sociales – interdisciplinarité – transdisciplinarité – innovation

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Page mise à jour le 28/04/2021.