Pour les vagues 3 et 4 de l’appel à workshops 2018, la MSH Paris-Saclay a retenu 4 projets.

Chacun bénéficiera d’une dotation pouvant aller jusqu’à 3500 €, dont la gestion sera directement assurée par la MSH Paris-Saclay.

Pour la vague 5, les dossiers sont à déposer au plus tard le 15 septembre 2018.

 

Les 4 projets retenus sont les suivants :

 

Durabilité et obsolescence programmée des produits de consommation

Responsables scientifiques : Yannick Pagnerre (CLD / UEVE) & Nicolas Dupont (CERDI / UPSud)

Transversal, ce workshop se propose de réunir des intervenants issus de différents horizons, enseignants chercheurs, professionnels et ingénieurs, afin de nourrir une réflexion d’ensemble sur les enjeux tant techniques que socio-économiques, environnementaux et juridiques de l’obsolescence programmée, qui vise à raccourcir la durée de vie des produits, et d’envisager, réciproquement, les pistes qui peuvent être exploitées afin de rallonger cette durée et de sensibiliser les opérateurs économiques sur ce point.

 

Les nouveaux enjeux patrimoniaux en contextes de crise. Les dynamiques du droit dans l’évolution de la protection internationale du patrimoine culturel.

Responsables scientifiques : Marie Cornu & & Jérôme Fromageau (ISP – UMR 7220)

A l’occasion des 20 ans de la ratification par la France de la Convention de l’UNESCO de 1970 et du premier anniversaire de la ratification du Deuxième protocole à la Convention de La Haye de 1954, la Commission nationale Française pour l’UNESCO (CNFU) propose un colloque sur « Les nouveaux enjeux patrimoniaux en contexte de crise. Les dynamiques du Droit dans l’évolution de la protection internationale du patrimoine culturel. » Dans un contexte de désastres patrimoniaux, qu’il s’agisse de destructions volontaires ou encore de pillages, du trafic illicite de biens culturels à grande échelle notamment en provenance de pays en situation de crise ou de conflit armé, la CNFU, en partenariat avec l’UNESCO, le ministère de la Culture et le ministère des Affaires étrangères, propose de revenir sur l’efficacité du système de prévention et de lutte contre cette criminalité culturelle et sur la place des instruments déployés à différents niveaux.

 

Traiter l’objet « cybersécurité» en sciences humaines et sociales : méthodologies de la recherche

Responsables scientifiques : Daniel Ventre (CESDIP / UVSQ) & Hugo Loiseau (Université de Sherbrook)

Cybersécurité, cybercriminalité, cybersurveillance, cyberconflit, sont autant de sujets traités depuis quelques années par les chercheurs en sciences humaines et sociales (sociologie, science politique, droit, études de sécurité, études stratégiques, « war studies », « peace studies »…). Ce workshop traitera des méthodologies, cadres théoriques et conceptuels que mobilisent ces diverses disciplines quand elles s’intéressent aux questions de « cybersécurité » (cybercrime, cybersurveillance, etc.). Les interventions s’attacheront à répondre aux questions suivantes : Comment définit-on son objet de recherche ? Quels sont les cadres théoriques et méthodologiques applicables ? Quels sont les terrains d’étude ? Quels corpus de données exploiter, comment les analyser ? Quels sont les apports de l’interdisciplinarité et pluridisciplinarité particulièrement dans la rencontre des SHS et des STIC ?

 

Les traductions de la littérature espagnole en Europe à l’époque classique : textes, traducteurs

Responsables scientifiques : Marc Zulli (DYPAC / UVSQ ) & Cristina Marinas (DAVID / Ecole Polytechnique)

Ce workshop fait suite à deux précédentes rencontres dont les Actes ont été publiés (revue RITT, n° 17, 2015), avec une version accessible en ligne : https://www.openstarts.units.it/handle/10077/11885. De nature pluridisciplinaire, il réunira des anglicistes, germanistes, italianistes, hispanistes et des historiens du livre ou de l’art autour des traductions de la littérature espagnole en Allemagne, Angleterre, France et en Italie du XVIe au XVIIIe siècle.

Ce workshop permettra de s’interroger sur la nature des textes espagnols qui ont été traduits à l’époque classique en Allemagne, Angleterre, France et Italie, sur la personnalité de leurs traducteurs et sur les outils dont ils disposaient (dictionnaires, grammaires, etc.). On se penchera également sur les différents aspects du traitement numérique possible des traductions anciennes d’œuvres espagnoles réalisées par des traducteurs tels que, C. Oudin, J. de Luna, J. Pisssevin, F. da Venezia, L. Franciosini, J. Minsheu ou Pahsch Basteln von der Sohle.