Pour cette 1è vague de l’appel à workshops 2018, la MSH Paris-Saclay a retenu 6 projets.

Chacun bénéficiera d’une dotation pouvant aller jusqu’à 3500 €, dont la gestion sera directement assurée par la MSH Paris-Saclay.

Pour la vague 2, les dossiers sont à déposer au plus tard le 15 avril 2018.

Les 6 projets retenus sont les suivants :

 

Public policies in the context of global changes : Climate Change, Biodiversity and Food Sustainability

Responsables scientifiques : Sylvaine Poret (ALISS UR 1303 / INRA) & Estelle Gozlan (Economie publique UMR 210 / AgroParisTech – INRA)

Cet événement sera un colloque international à visée académique. Il sera ouvert sur inscription préalable aux chercheurs et enseignants-chercheurs intéressés par les enjeux et l’analyse
économique des changements globaux dans le domaine de l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.
L’objectif est de fédérer le futur collectif d’économistes de l’INRA et de l’AgroParisTech présent sur le plateau de Saclay et de présenter les champs thématiques de cette nouvelle entité aux
autres chercheurs et enseignants-chercheurs des départements Sciences de la Vie (SDV) et Sciences de l’Homme et de la Société (SHS) de l’Université Paris-Saclay, en vue de développer de
potentiels projets interdisciplinaires.

 

La médiatisation du « problème musulman » :  L’islamophobie, la racialisation et la médiacritique

Responsable scientifique : Simon Dawes (CHCSC, EA 2448 / UVSQ)

Pour affiner la compréhension du rôle des médias dans la construction du « problème musulman » et de la relation entre les processus de médiatisation et de racialisation en France
et ailleurs, ce colloque interrogera la contribution apportée par des perspectives internationales et interdisciplinaires. Dans ce cadre, il soulignera la diversité des sources, des traditions
théoriques, des approches méthodologiques et des questions épistémologiques qui sont convoquées par des chercheurs travaillant sur des terrains différents, afin d’entamer un
dialogue critique et réflexif sur l’efficacité et l’adéquation de termes comme l’islamophobie et d’approches qui ont jusqu’ici été privilégiées pour comprendre ces processus et ces pratiques.

 

Journée d’études photographie et design

Responsables scientifiques : Claire Brunet (CDRED / ENS Paris-Saclay), Eleonore Challine (Histoire culturelleet sociale de l’art, EA 4100 / Paris 1), Catherine Geel (CDRED / ENS Paris-Saclay)

Cette journée d’études vise à explorer l’histoire croisée de la photographie et du design, autrement dit la rencontre entre ces deux arts industriels qui produisent séries, multiples et reproductibles depuis la seconde moitié du XIX ème siècle. Car, si les liens entre photographie et architecture, mode ou peinture ont été analysés et explorés, l’histoire du design photographié comme de la photo de design reste à écrire. Pourtant, les photos représentent une masse considérable dans les fonds de designers (Sottsass, prouvé, Eames etc. ). A des fins d’illustration ou de documentation, ces images ont aussi envahi les publications. Reste à interroger ce lien comme à en faire l’histoire.

 

La pluralité des méthodes dans les sciences sociales de l’Asie du Sud

Responsables scientifiques : Mathieu Ferry (LSQ-CREST / ENS Paris-Saclay), Lise Guilhamon (CHCSC, EA 2448 / UVSQ)

La Journée d’étude proposée a pour but de réunir les jeunes chercheurs en sciences sociales (masterants, doctorants et jeunes docteurs) autour d’une problématique liée à un
objet d’étude commun : l’Asie du Sud. Cet événement s’inscrit dans les réunions annuelles de l’Association Jeunes Études Indiennes (AJEI). Plusieurs membres de l’AJEI ayant fait ou faisant partie du périmètre de Paris-Saclay et la thématique de cette journée d’étude s’inscrivant dans une dynamique interdisciplinaire et interinstitutionnelle, la Maison des Sciences de l’Homme est le lieu idéal pour l’organisation de ce workshop. Cette année, l’objectif est de questionner la pertinence des méthodologies employées dans les travaux concernant les sociétés sud-asiatiques. Ce retour réflexif permet notamment de s’interroger sur la spécificité des méthodes par rapport à l’appartenance disciplinaire, de tester l’intérêt des approches mixtes et d’examiner les apports et les limites de méthodes innovantes, comme celles apportées par le « Big Data ». Si ces questions sont régulièrement discutées au sein des sciences sociales, elles sont rarement directement associées à une zone
géographique en particulier, qui fait pourtant émerger des difficultés propres dans la collecte et le traitement des données.

 

Économie de la famille, Économie urbaine, Transport et Utilisation du temps

Responsables scientifiques : André De Palma (CREST / ENS Paris-Saclay), Nathalie Picard (THEMA / Université Cergy-Pontoise)

Les choix des ménages peuvent être considérés comme l’aboutissement d’un processus de négociation entre conjoints, chacun influencé par ses propres contraintes et objectifs individuels.
Modéliser un tel processus est un enjeu de taille et nécessite l’apport de différentes théories en économie, mais peut aussi être complété par une approche sociologique, démographique,
géographique ou urbaine. Des experts issus de différentes disciplines des sciences humaines seront invités à présenter leurs derniers travaux et à apporter un éclairage interdisciplinaire sur
la question des choix des ménages en matière de mobilité et d’allocation du temps, en lien avec la mixité sociale, les politiques publiques et les innovations technologiques.

 

Connaître le génocide des Tutsi : les SHS à l’épreuve des traces de l’extermination

Responsables scientifiques : François Robinet (CHCSC, EA 2448 / UVSQ), Hannah Grayson (Rwanda stories of change / University of Saint Andrew)

Cet atelier est la première rencontre du groupe de recherche international RwandaMAP2020. Initié par une dizaine de chercheurs français et étrangers, ce projet a pour ambition la constitution d’un réseau de recherche international sur les traces (mémorielles, archivistiques, patrimoniales) du génocide des Tutsi du Rwanda afin de relever une série de défis posés aux Sciences humaines et sociales (pertes, dégradations ou destructions de certaines traces ; profusion de données, d’archives et de travaux scientifiques ; abondance de témoignages et de récits de natures diverses) rendant indispensable la création de dynamiques collectives profondes et durables d’enrichissement des savoirs sur le génocide. Cette première session de travail collectif revêt quatre objectifs déterminants pour l’avenir du projet : 1/ Réunion des équipes françaises, belges et britanniques et des chercheurs associés au projet ; 2/ Confrontation du projet scientifique élaboré depuis septembre 2017 aux expertises des membres de l’Advisory Board ; 3/ Confrontation des objectifs du projet aux retours d’expérience de cinq grands projets collaboratifs orientés vers le numérique ; 4/ Ateliers de réflexion collective visant à affiner les objectifs de certaines des dimensions du projet.