Pour cette 3e vague de l’appel à projets Émergence 2018, la MSH Paris-Saclay a retenu 2 projets.

Chacun bénéficiera d’une dotation pouvant aller jusqu’à 6000 €, dont la gestion sera directement assurée par la MSH Paris-Saclay.

 

Les 2 projets retenus sont les suivants :

TransFab (Fablabs et transition écologique)

Responsables scientifiques : Volny Fages (IDHES – ENS Paris-Saclay, CNRS, Universités d’Evry, Paris 1 , Paris 8 et Paris Nanterre) et Stéphanie Lacour (ISP – ENS Paris-Saclay, CNRS, Université Paris Nanterre)

Ce projet se propose de prolonger et d’approfondir un travail d’enquête de terrain amorcé en 2016 grâce au soutien de la MSH Paris-Saclay. L’équipe de chercheurs participant à ce projet développe actuellement une analyse du développement rapide de lieux collectifs de pratiques technologiques et de la variété des formes que ceux-ci peuvent prendre, en particulier dans le cas de la France. Qu’il s’agisse de Fablabs, de Hackerspaces, d’Openspaces, de Design Centers, de TechShops, etc., le nombre d’espaces consacrés au partage de machines et de savoir-faire scientifiques et techniques est en constante augmentation partout dans le monde depuis une décennie. Ces lieux, souvent articulés, historiquement, sociologiquement, voire parfois simplement rhétoriquement, au monde des makers et du DIY (Do It Yourself), prennent une place croissante dans les politiques d’innovation.
Les résultats de nos précédentes recherches nous ont conduits à concentrer nos efforts sur l’étude, dans ces espaces, des pratiques susceptibles de participer, d’une forme ou d’une autre, à la transition écologique. Il s’agira, à partir d’études de terrain, d’identifier et de décrire des lieux d’innovation, sociale et technologique, mettant en œuvre des pratiques d’économie circulaire, de recyclage, de réemploi, de frugalité énergétique et/ou matérielle, dans la perspective d’une réflexion sur les conditions nécessaires à leur massification dans la société.

RwandaMAP2020 (Mémoires, Archives, Patrimoines). Connaître le génocide des Tutsi : le chercheur à l’épreuve des traces de l’extermination

Responsables scientifiques : François Robinet (CHCSC – UVSQ), Ornella Rovetta (Centre de recherche monde moderne et contemporain – ULB) et Hannah Grayson (Rwanda Stories of Change – University of Saint Andrew)

Initié par une dizaine de chercheurs français et étrangers, ce projet a pour ambition la constitution d’un réseau de recherche international sur les traces (mémorielles, archivistiques, patrimoniales) du génocide des Tutsi du Rwanda afin de relever une série de défis posés aux Sciences humaines et sociales (pertes, dégradations ou destructions de certaines traces ; profusion de données, d’archives et de travaux scientifiques ; abondance de témoignages et de récits de natures diverses) rendant indispensable la création de dynamiques collectives profondes et durables d’enrichissement des savoirs sur le génocide appuyées sur le recours aux outils numériques de la recherche en humanités.