Pour cette première vague de l’appel à séminaires 2017, la MSH Paris-Saclay a retenu 4 projets.

Chacun bénéficiera d’une dotation pouvant aller jusqu’à 4000 €, dont la gestion sera directement assurée par la MSH Paris-Saclay.

Les 4 projets retenus sont les suivants :

 

Médias et médiations de la gastronomie (XVII-XXIe siècle)

Responsables scientifiques : Françoise Hache-Bissette, Denis Saillard (CHCSC – UVSQ) / Faustine Régnier (ALISS- INRA)

Le champ gastronomique a acquis, au cours des dernières décennies, sa pleine légitimité universitaire et démontré sa pertinence grâce à de solides publications. Le CHCSC, lui-même, y a contribué avec l’organisation de deux colloques internationaux : Gastronomie et identité culturelle française (XIXe –XXIe siècles), Paris, 2005 et Le Goût des autres (Europe, XVIIIe –XXIe siècles), Bakou, 2010.

Centrer la thématique du séminaire sur les médias et les médiations de la gastronomie, sur leur évolution, assez spectaculaire depuis la monstration des repas royaux à Versailles jusqu’aux émissions télévisées et manifestations gastronomiques en tout genre du temps présent, peut nous apprendre beaucoup sur celle des sociétés contemporaines.  Il s’agit, par conséquent, d’appréhender tout le champ des vecteurs gastronomiques, des livres et autres imprimés aux blogs et plus généralement internet, en passant par la publicité, la radio, la télévision (émissions culinaires, magazines touristiques, fictions, …), le cinéma, les fêtes ou autres happenings gastronomiques (les foires notamment), la peinture, etc. et le patrimoine (musées, expositions, bibliothèques, … et patrimoine immatériel).

L’histoire des médias de la gastronomie doit se réaliser par une approche transdisciplinaire. Elle nécessite de travailler notamment avec des laboratoires et des chercheurs en sciences de l’information et de la communication, sociologie, anthropologie, ethnologie, histoire de l’art, littérature, philosophie, géographie, économie et sciences de la nutrition. Nous plaçons résolument l’analyse de notre thématique dans une perspective comparatiste, comme il est de coutume au CHCSC coutume au CHCSC et nous faisons aussi appel à des chercheurs travaillant sur des pays autres que la France et souhaitons la coopération d’universités françaises et étrangères.

 

Patrimoine et patrimonialisation. Les inventions du capital historique du XIX-XXe siècles

Responsables scientifiques : Stéphane Olivesi et Anne-Claude Ambroise-Rendu (CHCSC – UVSQ)

Le séminaire se propose de traiter des phénomènes de patrimonialisation passés et présents dans leur extrême diversité. Il s’attache aux manières dont des patrimoines se sont constitués et
se constituent aujourd’hui encore, aux stratégies des acteurs qui soutiennent leur reconnaissance, aux enjeux culturels, sociaux, économiques qui s’y rattachent. Il fait appel à des spécialistes de différentes disciplines, travaillant sur des objets divers (culture, art mais aussi politique, société, industrie, agriculture…) souhaitant confronter et enrichir leurs analyses.

 

Nouveaux aspects de la relation vivant-artificiel

Responsables scientifiques : Alexei GRINBAUM (LARSIM – CEA)

Si la relation entre l’homme et l’artefact a toujours fasciné, c’est seulement grâce aux progrès des nouvelles technologies qu’elle se généralise en passant du domaine de la fiction vers celui de la
réalité quotidienne. Les figures de cette relation analysées par les anthropologues ou par les philosophes sont pleinement à l’œuvre dans les domaines techniques comme l’intelligence artificielle ou la biologie de synthèse. En réunissant des représentants de tous ces champs de recherche, ce séminaire propose une étude comparative et interdisciplinaire des aspects fondamentaux de la relation homme-machine et vise à en dégager un ensemble de « motifs » universels qui structurent la société technologique.

 

Prévisions, précautions, préventions, catastrophes

Responsables scientifiques : Annick Jacq (Centre D’Alembert – UPSUD) et Alexia Jolivet (Etudes des sciences et techniques – UPSUD)

Changement climatique, crise environnementale, extinctions de masse, phénomènes naturels de plus en plus violents, objets divers se baladant dans l’espace: vivons-nous le
temps des catastrophes, résultats et prix à payer d’une modernité qui a rendu l’humanité trop sûre de sa science et de ses technologies? Ou bien nos inquiétudes ne sont-elles que la réémergence d’un discours apocalyptique, comme l’histoire en a connu beaucoup, le témoignage d’une montée des irrationalités? Entre ces deux pôles, le Centre d’Alembert sollicitera les sciences du vivant et de l’environnement, la climatologie, l’astronomie et l’astrophysique, et d’autres encore, sans oublier les sciences humaines et sociales, pour nous aider à comprendre la réalité des phénomènes qui nous menacent. Nous interrogerons notre capacité à les prédire, comme à les prévenir, à les porter sur la scène de la décision publique en montrant que les enjeux sont scientifiques et techniques mais aussi politiques et philosophiques.