Pour cette 2ème vague de l’appel à projets Émergence 2017, la MSH Paris-Saclay a retenu 2 projets.

Chacun bénéficiera d’une dotation pouvant aller jusqu’à 5000 €, dont la gestion sera directement assurée par la MSH Paris-Saclay.

 

Les 2 projets retenus sont les suivants :

 

Ce que la demande sociale fait aux sciences sociales. Territoires, action publique

Responsable scientifique : Maryse BRESSON –  UMR 8085 UVSQ/CNRS

Le projet vise à prolonger un travail d’échange pluridisciplinaire en sciences sociales entamé depuis quelques années à partir de l’UVSQ, ayant déjà conduit à l’organisation de trois manifestations en «regards croisés » depuis 2013 et deux publications d’ouvrages pluridisciplinaires en économie, sociologie, géographie, science politique sur des questions thématiques : vulnérabilité ; temporalités ; action publique et action collective (avec le soutien de la MSH Paris-Saclay le 20 avril 2017). Des liens de confiance ayant a été noués entre chercheurs, l’objectif du projet est double. Il s’agit d’une part, de leur donner une orientation et une ampleur nouvelles en organisant, au sein d’un colloque international prévu à l’UVSQ avec l’AISLF en février 2018, une nouvelle demi-journée d’études portant sur le défi épistémologique et méthodologique commun aux sciences sociales, de répondre à une « demande sociale », en lien avec les enjeux territoriaux et environnementaux ; et de produire des effets innovants en matière de transposition de résultats, d’efficience, de production de connaissances. D’autre part, l’objectif du projet est de valoriser ces échanges par un ouvrage collectif, issu de contributions de la journée du 20 avril 2017 complétées par celles de cette nouvelle manifestation, prévu pour aboutir dans un délai de douze mois.

 

Mise en place d’un observatoire de l’éthique en entreprise

Responsable scientifique : Georges GAEDE et Véronique MAGNIER (IDEP – EA 409 – UPSUD)

Le projet consiste dans la mise en place d’un Observatoire de l’éthique en entreprise dans les principales sociétés cotées françaises, allemandes et britanniques. L’observatoire prendra appui sur un dépouillement intégral des codes d’éthique publiés et sur une enquête de sociologie juridique auprès d’un échantillon de responsables éthiques en poste au sein des sociétés concernées. Les résultats de cette exploration seront publiés par l’IDEP, sous la forme d’un document de synthèse, avec la perspective d’une actualisation bisannuelle de ce dernier. L’observatoire de l’éthique en entreprise permettra de repérer et de suivre dans le temps les évolutions tant en termes de fond que de forme, qui affectent les codes d’éthique, en prenant en compte le contexte. En la matière, il s’agira à la fois de saisir le poids des évolutions réglementaires induites en particulier par la loi dite Sapin 2 et de mesurer l’incidence que peuvent avoir les caractéristiques propres à chaque société (importance du flottant, poids de l’actionnariat salarié, secteur d’activité, etc.). Le travail s’inscrit dans une logique interdisciplinaire, dans la mesure où l’éthique en entreprise gagne à être analysée non seulement en en termes juridiques, mais également au regard de son incidence économique. Des chercheurs de l’IDEP (Paris-Saclay) seront concernés.