Le rapport “Le micro-travail en France” qui vient de paraître présente les résultats du projet de recherche DiPLab, soutenu par la MSH Paris-Saclay dans le cadre de son appel à projets Maturation 2017, et coordonné par Paola Tubaro (LRI – CNRS – UPSud) et Antonio Casilli (TelecomParisTech).

Il s’agit de la première enquête entièrement consacrée au travail sur les plateformes de micro-tâches françaises. Selon ses résultats, le micro-travail est aujourd’hui accessible aux travailleurs français à travers au moins 23 plateformes. Environ 260 000 personnes micro-travaillent au moins occasionnellement en France. Si tous ne micro-travaillent pas chaque jour, il s’agit d’un large réservoir dans lequel l’industrie du numérique peut puiser selon ses besoins.

En particulier, le micro-travail tient un rôle prépondérant dans le développement de l’intelligence artificielle (IA). En réalisant des tâches répétitives, les micro-travailleurs annotent, préparent, enrichissent les bases de données qui sont nécessaires pour la production d’algorithmes, d’enceintes connectées, d’assistants virtuels.

L’enquête DiPLab

Le projet DiPLab (Digital Platform Labor) a été conduit au sein de Télécom ParisTech (grande école spécialisée dans les sciences et technologies) et du LRI (Laboratoire de recherche en informatique) du CNRS. Dix chercheuses et chercheurs ont analysé des données natives du web, administré des questionnaires en ligne à près de 1000 micro-travailleurs, et réalisé plus de 90 entretiens auprès de travailleurs, entrepreneurs et propriétaires de plateformes. (contacter DiPLab)

Télécharger le rapport :

http://diplab.eu/wp-content/uploads/2019/05/Le-Micro-Travail-En-France_DiPLab-2019.pdf

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