Autres thématiques : La place du chercheur et de la recherche en SHS / Lien social et inégalités / Santé, éducation, bien-être / Droits et libertésEconomie / Crises et mutations : approche générale


Karlsruhe a jugé une approche économique

Peter Bofinger, économisteallemand, ancien membre du Conseil allemand des experts économiques.

Alternatives économiques, 12 mai 2020

Un des principaux économistes allemands démonte point par point la décision de Karlsruhe, qui met en doute la légalité de la politique monétaire de la Banque centrale européenne.


Penser la pandémie (partie 2)

Pascal Maillard, prof. agrégé Université de Strasbourg,

Médiapart, 10 mai 2020

Après avoir reconstitué la chronologie de la pandémie de coronavirus dans une première vidéo, voici une approche historique montrant qu’elle ne se réduit pas à sa composante biologique : comme toute épidémie, c’est aussi une crise sociale, économique et politique, qui aurait dû être gérée ainsi dès le départ. Une troisième partie à venir en analysera les implications éthiques et anthropologiques.


Et maintenant ? De la résilience à la résistance.

Alain Bertho, Professeur d’anthropologie à l’Université de Paris 8

Blog Médiapart, 5 mai 2020

L’incertitude sanitaire va durer. La crise sociale va être dévastatrice. Celles et ceux qui se sont mobilisés en 2019, et avant, sont celles et ceux qui ont permis au pays de tenir malgré un pouvoir aussi incompétent que méprisant. En France, comme ailleurs, celui-ci veut sonner l’heure de l’obéissance. Une bataille politique majeure commence. Elle sera féroce. Parce qu’ils ont peur.


Tutos partout, santé publique nulle part

Olivier Ertzscheid, enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’université de Nantes 

Tribune, Libération, 5 mai 2020

Quel point commun entre apprendre à coudre son propre masque sur Internet, aider à l’accueil des migrants ou donner au Téléthon ? C’est le règne du «do-it-yourself», qui révèle l’incurie de l’Etat.


« Notre système de santé est défaillant à cause de son manque de subsidiarité »

Romain Pasquier, directeur de recherche au CNRS et dirige la chaire TMAP à Sciences Po Rennes

Tribune, Le Figaro, 5 mai 2020

La défaillance systémique mise en lumière par cette crise résulte principalement d’une centralisation excessive et d’une trop grande rigidité des procédures, argumente le chercheur en science politique Romain Pasquier. L’État doit selon lui se recentrer sur ses missions essentielles, et déléguer les autres..


Covid-19 : atténuation ou suppression, retour sur les stratégies de lutte contre l’épidémie

Timothée Vergne, Épidémiologiste et maitre de conférences en santé publique vétérinaire à l’école Nationale Vétérinaire de Toulouse, UMR ENVT-INRAE « Interactions Hôtes-agents pathogènes », Inrae

The Conversation, 4 mai 2020

Au-delà de la sensibiliser des populations au port du masque et aux gestes barrières, qui relèvent d’initiatives individuelles mais qui restent très efficaces pour diminuer la probabilité de transmission lors d’un contact, les gouvernements doivent choisir entre deux grandes approches populationnelles pour diminuer les taux de contact. La première consiste à atténuer l’épidémie tout en laissant le virus diffuser dans la population. La seconde stratégie consiste à casser la transmission complètement en mettant en quarantaine et en confinement des villes, voire des pays entiers.


L’heure de la planification écologique

Cédric Durand, économiste à l’université Paris 13, membre du centre d’économie Paris Nord & Razmig Keucheyan, sociologue, professeur au centre Emile Durkheim de l’université de Bordeaux

Le monde diplomatique, mai 2020

Le Covid-19 trouve son origine dans une interpénétration croissante des mondes humains et animaux favorable à la circulation des virus. Cette transformation résulte elle-même de l’effondrement des écosystèmes. En plus de satisfaire les besoins réels, une logique économique alternative devra donc rétablir et respecter les équilibres environnementaux. Son nom ? La planification écologique.


Covid-19 : la science, grande oubliée dans la prise de décision politique

Julien Pillot (Enseignant-Chercheur en Economie et Stratégie (Inseec U.) / Pr. et Chercheur associé (U. Paris Saclay), INSEEC School of Business & Economics), Anne-Laure Boncori (Professeur Associé, enseignant-chercheur en management et stratégie, INSEEC School of Business & Economics), Philippe Naccache (Professeur Associé, INSEEC School of Business & Economics)

The Conversation, 29 avril 2020

« Il semble particulièrement opportun de s’intéresser à la façon dont le gouvernement, dans un contexte de publication en temps réel de données scientifiques et d’indications sanitaires, a pris une série de (non) décisions qui ont in fine débouché sur ce décret organisant le confinement de la population. Nous posons en creux la question de l’efficacité de l’action publique et de la place accordée à la science dans la prise de décision politique. »


Nationaliser les CHSLD : bonnet blanc et blanc bonnet

Christian Jetté et Yves Vaillancourt, Respectivement professeur, École de travail social, Université de Montréal et professeur émérite, École de travail social, UQAM

Le Devoir (Québec), 28 avril 2020

Au cours de sa conférence de presse quotidienne du 24 avril, le premier ministre Legault a évoqué l’idée de nationaliser les CHSLD pour endiguer la crise qui frappe ces établissements depuis le début de la pandémie de la COVID-19. Cette proposition de sortie de crise est en lien direct avec la situation particulièrement inquiétante rapportée dans les CHSLD privés marchands. Mais est-ce bien la solution pour résoudre l’ensemble des problèmes vécus par ces établissements ?


Pourquoi la décentralisation n’est pas un remède miracle contre le Covid-19

Benjamin Morel, Maître de conférences et droit public à Paris 2 Panthéon-Assas, chercheur au CERSA et chercheur associé à l’Institut des sciences sociales du politique (ISP), Ecole Normale Supérieure Paris-Saclay – Université Paris-Saclay

Alexis Fourmont, Maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Benoît Vaillot, Professeur agrégé et doctorant en histoire, Institut Universitaire Européen, Université de Strasbourg

The Conversation, 28 avril 2020

Selon une enquête réalisée au début de la crise, 57 % des Français jugent que la santé devrait être gérée au niveau national (contre 27 % qui considèrent qu’elle devrait l’être au niveau international et seulement 11 % qui donnent la préférence au niveau local).


Ne laissons pas s’installer un monde sans contact

Collectif

Revue Terrestres N° 13, 27 avril 2020

Tant de gens parlent du « jour d’après », de tout ce qu’il faudra accomplir et obtenir après le coronavirus. Initié par le collectif Ecran total et Ecologistas en accion, ce texte soulève le risque que les bonnes résolutions pour le jour d’après soient déjà neutralisées par l’accélération en cours de l’informatisation du monde. Il propose un boycott massif de l’application Stop-COVID19 qui sera mise en place au mois de mai.


L’impact territorial du Covid-19: gérer la crise entre niveaux de gouvernement

Centre pour l’entrepreneuriat, les PME, les régions et les villes (CFE) de l’OCDE (Dorothée Allain-Dupré, Isabelle Chatry, Varinia Michalun et AnttiMoisio)

Rapport de l’OCDE, 22 avril 2020

Le présent rapport porte sur les aspects territoriaux de la crise du COVID-19 et sur l’importance d’une réponse coordonnée entre différents échelons de l’administration publique. Cette première version dresse un panorama de la situation au 3 avril 20201 . Le document étayera les travaux du Comité des politiques de développement régional de l’OCDE relatifs à la crise et à l’impact du COVID-19. Il s’agit d’un document évolutif qui sera régulièrement mis à jour au cours des semaines à venir. Une version actualisée sera publiée en mai.


Nationaux-républicains: le grand retour ?

Olivier Le Cour Grandmaison, Université d’Evry, maître de conférences en sciences politiques et philosophie politique

Médiapart, 20 avril 2020

Qui peut croire sérieusement que les problèmes économiques, sociaux, financiers et environnementaux présents et à venir peuvent être résolus à l’échelle de la France alors que nombre d’entre eux affectent déjà l’humanité tout entière et que des menaces toujours plus graves s’accumulent d’années en années ? Quelle alternative opposer à ces républicains comme à ces socialistes cocardiers et impuissants, et impuissants parce que cocardiers ?


La crise n’est pas sanitaire, elle est politique

Perrine Simon-Nahum, philosophe, ENA-ENS

Libération, 14 avril 2020

Ce qui nous manque le plus actuellement, c’est le sentiment d’être bien gouvernés. La pandémie révèle les effets délétères de la coupure qui s’est installée en France entre le pouvoir, la haute fonction publique et le monde de la recherche.


Quel monde après la COVID-19?

Samir Saul, Professeur d’histoire, Université de Montréal

Le Devoir, 11 avril 2020

S’il est prématuré de formuler des réponses définitives, il n’est pas trop tôt pour regarder vers l’avant. Un virus a fait basculer l’économie mondiale dans les affres de la paralysie. Pour un temps, tout est en sommeil et la décroissance dépasse tous les vœux des défenseurs de l’environnement.


Le Covid-19, une crise qui ne va rien changer

Dani Rodrik, professeur de politique économique internationale à l’université d’Harvard)

Les Echos, 9 avril 2020

A l’instar du changement climatique, une catastrophe comme celle du Covid-19 devait arriver et nous le savions, écrit Dani Rodrik. Aujourd’hui, nous assistons pourtant à un retard des tests et du confinement dans tous les pays qui coûte cher en vies humaines. Loin de nous propulser dans un monde nouveau, cette crise amplifie au contraire les caractéristiques politiques dominantes de chacune des nations.


La coopération est le véritable antidote à l’épidémie

Yuval Noah Harari, historien, auteur de 21 leçons pour le XXI e siècle (Paris, Albin Michel, 2018)

Le Monde, 7 avril 2020, publication originale : Time, 15 mars 2020

L’historien montre la nécessité de s’appuyer sur la solidarité internationale pour vaincre le Covid­19.  C’est ainsi que l’humanité est parvenue, au cours du dernier siècle, à faire reculer l’impact des crises épidémiques.


« Il appartient toujours au politique de trancher les conséquences du débat scientifique »

Benjamin Morel, docteur en Science politique à l’École Normale supérieure Paris-Saclay et maître de conférences en droit public à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas

Entretien avec Stanislas Vasak, France Culture, 5 avril 2020

Face à la crise du coronavirus, l’exécutif utilise l’argument scientifique pour justifier ses décisions politiques. Une stratégie risquée quand les scientifiques eux-mêmes ne sont pas d’accord entre eux. Entretien avec Benjamin Morel, docteur en Science politique.


Dossier – Débat- Penser le Quebec d’après le Covid 19

Guy Laforest (Directeur Général de l’Ecole Nationale d’Administration Publique ENAP) et Jean-Philippe Warren (Sociologue à l’Université de Concordia),

La Presse + (Canada), 4 avril 2020

Selon les mots de François Legault, la société québécoise fera face à des défis énormes. Nous avons demandé à des chercheurs venus de différents horizons des sciences sociales et humaines de nous donner la mesure de ce qui attenS le Québec dans un avenir rapproché


Comment le Covid 19 modifie les perspectives de l’action climatique

Christian de Perthuis, économiste. Professeur associé d’économie à l’université Paris-Dauphine

Information et débats, n° 63, Paris, 2 avril 2020

En quelques semaines, la crise du Covid-19 a bousculé les perspectives de l’action climatique dans le monde. Pour endiguer la propagation du virus, les gouvernements confinent les populations ce qui provoque une chute de la production, d’une ampleur inconnue en temps de paix. A court terme, cette crise sanitaire pourrait provoquer un recul des émissions mondiales de CO2, et faire de 2019 l’année du pic des émissions mondiales. Malgré l’effet rebond à la fin du confinement, un tel recul ne sera pas rattrapable l’année suivante. A plus long terme, la pandémie va donner de nouvelles armes aux sociétés post Covid-19 pour agir face au risque climatique.


Tenons-nous prêts quand ma marée redescendra

Pierre Zaoui, Maître de conférences en philosophie à l’université Paris-VII

Politis, 1er avril 2020

Que faire ? Libertés publiques et garanties sociales s’amenuisent à mesure que l’épidémie grignote chaque jour un peu plus la France. Sceptique mais résolument optimiste, Pierre Zaoui n’envisage pas le confinement comme un temps mort, mais comme un moment précieux de réflexion. En dehors de toute fascination morbide dans la contemplation du désastre, le philosophe voit s’ouvrir des perspectives politiques.


Coronavirus. Esther Duflo appelle à ouvrir grand les vannes de la dépense publique

Esther Duflo, Professeure au MIT (Etats-Unis), Prix Nobel d’économie

Ouest-France, 31 mars 2020

L’économiste Esther Duflo, prix Nobel d’économie 2019, a appelé ce mardi 31 mars 2020 à ouvrir grand les vannes de la dépense publique pour restreindre les ravages économiques de la pandémie de coronavirus. Selon elle, il n’y a « absolument pas à s’inquiéter de la facture » face à la crise sanitaire. Quand on a une grosse crise de demande comme aujourd’hui, il faut injecter des ressources dans l’économie, ce qui suppose pour les gouvernements qui le peuvent « d’emprunter massivement et de stimuler l’économie autant que possible »


Coronavirus, un saut de l’ange existentiel et politique

Quentin Hardy, Doctorant, Paris 1 Panthéon Sorbonne

Revue Terrestres N° 13, 30 mars 2020

La progression foudroyante du Covid-19 nous précipite toutes et tous dans une situation inédite. Le choc est planétaire et quasiment synchronisé. Il touche tous les domaines de la société : le sanitaire, le social, le politique, l’économie. Comment penser nos rapports aux objets techniques et plus largement aux institutions utiles à la vie collective ? Quels sont ceux qui nous émancipent ; quels sont ceux qui, au contraire, nous aliènent ?


Jean Tirole – La solidarité au temps du Covid-19

Jean Tirole, Médaille d’or du CNRS, Directeur d’études à l’EHESS, Prix Nobel d’économie

Le Point, 25 mars 2020

La réponse à cette crise inédite se trouve dans la coopération entre États et le soutien aux plus fragiles, explique au « Point » le Prix Nobel d’économie. Pour éviter un double coup dur, les citoyens et les politiques devront être à la hauteur. Pour réfléchir à l’intervention publique, mettre le curseur est une question de bon sens : nous devons être assurés contre les événements sur lesquels nous n’avons aucun contrôle et responsabilisé.


Virus : tout ce qui est solide se dissout dans l’air

Boaventura de Sousa Santos, sociologue, auteur de Vers un nouveau sens commun juridique, LGDJ, 2004 (publ. orig. : 2002).

Público, Lisbonne, 18 mars 2020

Les alternatives ayant été expulsées du système politique, elles entreront de plus en plus souvent dans la vie des citoyens par la porte du fond des crises pandémiques, des catastrophes environnementales ou des crash financiers. En d’autres termes, de la pire manière possible.


Les Français sont-ils prêts à se confiner volontairement ?

Caroline Orset, Enseignant-Chercheur en sciences économiques, AgroParisTech – Université Paris-Saclay

The Conversation, 18 mars 2020

Pour le moment, le vaccin contre le Covid-19 n’est pas encore créé et face à l’ampleur de l’épidémie, le confinement reste la mesure recommandée par les experts scientifiques de santé. Mais le non-respect de cette mesure doit-il être obligatoirement sanctionné ? Dans l’étude publiée dans European Journal of Health Economics en 2018, nous nous sommes intéressés au comportement des Français en cas de confinement de sept jours durant une épidémie de grippe.


« Just stay calm. It will go away. » Donald Trump

Karl M. van Meter, Sociologue, CMH/ENS

Blog de Karl M. van Meter, mars 2020

Any one following the press would have betted that the media would have been dominated during the month of March 2020 by the coronavirus pandemic. That would be true if you equated the terms « coronavirus » and « COVID-19” and added in, at least for March 2020, the terms « pandemic » and « death ». But each of those four terms has its own local milieu of use and meaning, and therefore its own cluster of key words as you can see above in the March 2020 Strategic Diagram and as you can see below with the texts that are associated with each cluster.


L’épidémie créatrice de frontières

Patrice Bourdelais, EHESS/CRH

Cahiers du Centre de Recherches Historiques, n°42, 2008, « Circulations et frontières. Autour du 101e anniversaire de Fernand Braudel ».

Que l’épidémie se joue des frontières n’appartient-il pas au plus banal des constats dès que l’on s’intéresse aux grandes pandémies ? Depuis le XIXe siècle, les spécialistes se sont efforcés de retracer les itinéraires épidémiques, d’en identifier les vecteurs, les conditions favorables de développement, de souligner la porosité de certaines frontières et l’efficacité de certaines autres. Aujourd’hui, le thème de la frontière ne peut faire apparaître de nouvelles approches, de nouvelles questions que s’il est traité différemment, mais comment ?


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