Retrouvez ici par année l’ensemble des événements et projets labellisés par la MSH Paris-Saclay depuis 2016.

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2019


WORKSHOPS

« Le capitalisme, la personnalité et la culture »
Organisateurs : Alan KAHAN(PU en étude anglophone au CHCSC/UVSQ) et Frédéric LE BARON(PU en sociologie à l’IDHES/ENS Paris-Saclay)
L’objet de ce colloque était de présenter de façon pluridisciplinaire, les relations qui régissent capitalisme, personnalité et culture, et de confronter diverses perspectives contemporaines sur le sujet. Les effets du commerce et de l’industrie ont été un sujet de réflexion pour les philosophes, les dramatistes, et les commentateurs de la vie en société depuis l’Antiquité.
Cette réflexion s’est accrue avec le développement des sociétés commerciales et capitalistes en Europe dès le 18eme siècle. Le théâtre, les œuvres romanesques, le développement de nouvelles théories politiques et sociales ont été la source des lumières au même titre que la philosophie. Au cours du 20e siècle, le cinéma et la télévision ont souvent débattu ces questions, qui continuent à susciter l’intérêt du grand public tout autant que celui du monde universitaire.


Expérimentation ab initio et analogie : Apport de l’archéologie expérimentale à la fouille et aux études de mobilier

Organisateurs : Florian TEREYGEOL(CR en Archéométrie, archéologie au LAPA/NIMBE du CEA) et Georges VERLY(Chercheur au Musée d’Art et d’Histoire de Bruxelles)
Ce workshop des Non-ferrous metallurgy and experimental archaeology s’est tenu en deux lieux et en deux temps. Tout d’abord à la MSH Paris-Saclay qui a accueilli le workshop durant 2 jours. La volonté était d’inviter les archéologues accompagnés des archéomètres à témoigner de l’apport de l’expérimentation aux fouilles et aux études de laboratoire. Ensuite, les 5 participants ont été conviés à se déplacer à Melle en Poitou afin de pratiquer des sessions expérimentales pour une durée de 3 jours. En plus de ce lieu de rencontre unique et interactif,
les intervenants qui ont proposé un sujet d’expérimentation qui s’intégrait au thème du colloque ont participé directement aux sessions expérimentales. Cette délocalisation originale a été nécessaire pour la bonne conduite pratique des expériences. La plateforme de Melle fait l’objet d’une convention avec le CNRS et Florian Téreygeol qui en est le responsable scientifique.


D’un goût à l’autre
Organisateurs : Françoise HACHE-BISSETTE(PU en sciences de l’information et de la communication au CHCSC/UVSQ), Sylvie CATELLIN(MCF en sciences de l’information et de la communication au CHCSC/UVSQ) et MartaSPRANZI(PU en Histoire et philosophie des sciences au PRINTEMPS/UVSQ).
Dans le cadre des Rencontres InCité sur l’alimentation (A table !) organisées par le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, scène nationale, en mars 2019, les porteurs ont proposé une journée de rencontres et de débats entre scientifiques, artistes et autres professionnels, suivis d’échanges avec le public, le mercredi 20 mars 2019. Ce workshop a été conçu et organisé par les 15 étudiants du Master 2 Culture et communication, parcours « Événementiel, Médiation des Arts et des Sciences » de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, sous la
responsabilité scientifique des trois enseignantes-chercheures sus-désignées des laboratoires CHCSC et Printemps de l’UVSQ. Des enseignants-chercheurs en sciences de la vie, neurobiologie et chimie de l’Université Paris-Sud, d’AgroParisTech et de l’INRA sont intervenus à ce workshop.


« De la pensée au visible, design as large ring », pour la section française de la triennale 19 « broken nature »

Organisateurs : Catherine GEEL (Chercheur en Histoire et théorie du Design au CRED/ENS Paris-Saclay) et Claire Brunet MCF en Philosophie au CRED/ENS Paris-Saclay)
La Triennale du design de Milan 2019 — « broken nature » — a accueilli un pavillon français confié à C. Geel. Il s’agissait dans ce cadre d’organiser deux journées d’étude : design, écologie, santé et société numérique. La recherche en design a besoin de différents temps opératoires pour penser les transformations à venir. Les designers, architectes et urbanistes qui élaborent ces pistes de travail développent des pratiques textuelles, expérimentales,
médiatrices, filmiques, numériques…Or les plus jeunes générations qui prennent aujourd’hui la parole sur ces sujets de E. Coccia, S. Boumediene à T. Garcia ont pu dialoguer avec les créateurs. L’événement en a rendu-compte en donnant la parole et la possibilité d’un échange à ces penseurs avec des jeunes designers.


On translation / Sur la traduction
Organisateurs : Claire BRUNET (MCF en Philosophie au CRED/ENS Paris-Saclay) et Sébastien PLUOT (Professeur à ESBA TALM Angers/ENSAPC)
Sur deux jours, le colloque a exploré les ramifications de l’œuvre de Mel Bochner, et notamment le cadre intellectuel dans lequel ses positions à l’égard de la linguistique se déploient. Elles demandent à être situées dans le débat qui oppose structuralisme et phénoménologie. Pour ce qui concerne le lien avec l’axe « histoire du design », il continue à
brosser le portrait de l’époque où définir la question du design puisque surgit, en contrepoint de l’art minimal bien entendu, la nouvelle culture des objets. Il a complété la saison 2 du séminaire, articulant questions de design et de langage. Enfin, cet intérêt pour la traduction rencontre les problématiques de l’algorithmique. A cet égard, il intéresse le CRD pour autant qu’il se situe dans l’aire d’une archéologie des pratiques numériques.

Une anatomie de l’Angleterre : culture matérielle dans les livres de caractères de la première modernité
Organisateurs : Anne GOEFFROY (MCF littérature et histoire culturelle de l’Angleterre des XVI et XVIIème siècles, DYPAC/UVSQ) et Chantal SCHULTZ (Professeur d’Anglais au Département des langues e tculture de Polytechnique/IPP)
Ce workshop a fait suite à une précédente journée d’études consacrée à la culture matérielle (« Les Objets du voyage/ Le Voyage des objets en Europe. Culture matérielle et représentations du Moyen Âge au Grand Tour »). Et dont les actes seront publiés dans la revue Etudes Epistémè, n°36, automne 2019. Ce projet s’inscrit dans l’axe « Cultures, patrimoines et savoirs » (DYPAC, contrat quinquennal 2019- 2023, EA 2449), en partenariat avec Anne-Marie Miller-Blaise (Sorbonne-Nouvelle, membre junior IUF), porteuse du projet « L’Europe des objets : circulations matérielles, culturelles et poétiques ». Il s’agit d’étudier quelle place occupe la culture matérielle dans les livres de caractères anglais du XVIIe siècle avec une extension possible au sein du corpus théâtral de la première modernité.


Imaginaires et Mobilités Touristiques aux Etats-Unis
Organisateurs : Frédéric LERICHE (PU au CEMOTEV/UVSQ) et Alexandra BOUDET-BRUGAL (PU au CHCSC/UVSQ)
Ce colloque international propose de s’intéresser à l’industrie du tourisme, réputée pour être la « première industrie » mondiale, qui suscite chez les chercheurs en sciences humaines et sociales un intérêt croissant. En effet, son étude contribue à la compréhension des principaux enjeux contemporains (sociaux, culturels, économiques, environnementaux) soulevés par l’expansion planétaire de cette « industrie ». Dans le large panorama scientifique sur le sujet, la question des imaginaires touristiques n’est pas négligée mais demande à être développée
car elle constitue une approche originale et nécessaire pour saisir au mieux les ressorts socioculturels et les motivations profondes de la mobilité touristique. L’enjeu de ce colloque international sera donc l’analyse de l’imaginaire touristique et la manière dont il influence l’activité touristique avec pour contexte géo-culturel d’étude les Etats-Unis. En effet, cette nation présente une spécificité des imaginaires et pratiques touristiques, du fait des divers
positionnements identitaires du public américain, qui suscite de nombreux questionnements aux résonances nationales et globales, auxquels les porteurs tenteront de répondre.

« Post-colonial studies » et histoire du design, le cas « africain »
Organisateurs : Claire BRUNET (MCF en Philosophie au CRED/ENS Paris-Saclay), Catherine GEEL (Chercheur en Histoire et théorie du Design au CRED/ENS Paris-Saclay) et Annalisa VIATI NAVONE (Chercheur en architecture au Léav/Ecole d’architecture de Versailles)
Tentant de nouer « post-colonial studies », question des fabriques contemporaines et histoire du design, cette journée d’études veut ouvrir un champ inédit de la discipline. Elle aura pour originalité de mêler des intervenants chercheurs — historiens de la discipline, anthropologues — et des intervenants designers et architectes menant ou ayant mené des projets sur les
territoires africains, voire des commissaires d’exposition. Elle entend confronter non seulement
le présent des projets et l’arrière-plan historique de la constitution de ce champ, mais aussi un
point de vue scientifique et des points de vue engagés.

« Vulnérabilité » et « Résilience » dans le renouvellement des approches de développement

Organisateurs : Vincent GERONIMI (MCF en économie au CEMOTEV/UVSQ) et Jean CARTIER BRESSON (PU en économie au CEMOTEV/UVSQ)
L’objectif du colloque est, avec un appel à contribution, d’installer la future unité mixte de recherche entre le Cemotev (UVSQ) et l’UMI résiliences (IRD) dans le paysage de la recherche sur les thèmes du développement et du développement durable, avec l’appui de nos collègues de l’IDEST (UPSud). Autour des deux mots clés des deux équipes de recherche (Vulnérabilité et résilience), le colloque (qui bénéficie déjà du soutien de l’IRD) sera structuré autour de deux questions principales : quel bilan peut-on tirer aujourd’hui de l’utilisation du concept de
vulnérabilité et de celui de résilience dans les approches du développement ? Par rapport à la frontière des connaissances, quelles perspectives ouvrent ces deux concepts pour construire un cadre d’analyse renouvelé du développement ? Le workshop a pris la forme d’un colloque de trois jours, avec appel à contributions, et invitations de chercheurs notamment des pays des équipes partenaires de l’UMI résiliences (Sénégal, Côte d’Ivoire, Madagascar). Deux journées pluridisciplinaires se sont tenues à l’UVSQ (avec le soutien de la MSH), une journée plus centrée sur les analyses économiques a été supportée par le département SHS, si possible dans le cadre de l’IEA (demande de soutien au département SHS).


Les dispositifs de e-santé : représentations & usages
Organisateurs : Sandra CHARREIRE-PETIT (PU en Gestion au RITM/UPSUD), Éric FOUASSIER (PU au GRADES/UPSUD) et Damien TALBOT (PU en Management au CRCGM)
Qu’en est-il du déploiement en France, accéléré au plan politique depuis septembre 2018, des dispositifs de e-santé ? Qu’en est-il plus particulièrement en termes d’usages par les différentes parties prenantes (patients, médecins, soignants en HAD, pharmaciens, associations de malades, start’up du champ de la santé…) ? S’agit-il d’une déshumanisation ou d’un progrès dans l’accès à des soins de qualité pour tous ? Quid des représentations des différents acteurs de ces nouveaux systèmes de santé encore largement en devenir (télé expertise, téléconsultation, télésurveillance / observance, téléassistance…), et qui repose, en grande partie, sur la dématérialisation et sur l’échange de données ? Quels sont ou quels peuvent être les risques de nouvelles fractures (numériques – sociales – économiques – technologiques générationnelles) à venir et susceptibles de remettre en cause l’objectif visé par les décideurs publics ? L’objectif de ce workshop est d’engager des débats sur la e-santé depuis la MSH, au sein de la communauté Saclay et au-delà, en faisant dialoguer différentes disciplines des sciences sociales (Droit – Management – géographie – économie, systèmes d’information…) avec des disciplines liées à la santé (médecine, pharmacie, biologie informatique,…).


Second Workshop MOMENTOM « énergies nouvelles et société »
Organisateurs : Patrick SCHEMBRI (MCF en sciences économiques au CEARC/UVSQ) Hynd REMITA (DR CNRS au LCP/UPSUD)
L’objectif du workshop a été d’interroger les différentes dimensions du coût de la transition énergétique au regard notamment de l’efficacité des énergies renouvelables et du stockage de l’électricité « verte » ou « décarbonée ». Il vise également à interroger les usages des énergies renouvelables en lien notamment avec l’acceptabilité sociale des solutions technologiques proposées pour promouvoir ces énergies et le droit d’accès à l’énergie tenant
compte à la fois d’une situation de précarité énergétique et de l’exigence de sobriété énergétique. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme de recherche MOMENTOM (MOlecules and Materials for the ENergy of TOMorrow), une initiative de recherche stratégique (IRS) de l’Université Paris Saclay (IDEX), qui vise à promouvoir des activités de recherche en lien avec quatre défis scientifiques: l’hydrogène en termes de production, d’usage et de
stockage ; les matériaux hybrides et multifonctionnels pour l’énergie solaire ; les matériaux de rupture à haute efficacité énergétique pour le stockage de l’énergie électrique ; les énergies nouvelles et la société.

Colloque « Peut-on se passer de la voiture hors des centres urbains ? »
Organisateurs : Yoann DEMOLI (MCF en sociologie au PRINTEMPS/UVSQ) et Dominique BARTH (PU au DAVID/UVSQ)
S’inscrivant dans le cadre du projet CONDUIRE (Construire des mobilités durables, inclusives et responsables), financé par l’Ademe, ce colloque cherche à interroger les pratiques de déplacements des ménages en zones peu denses, en associant travaux académiques, retours d’expériences des professionnel-le-s du secteur des transports, des collectivités, des associations et des entreprises. Il a pour ambition de comprendre les ressorts de la transition
vers des mobilités plus durables, inclusives et responsables, au sein des espaces où l’automobile reste prégnante dans les déplacements quotidiens.

Arctic Week 2019
Organisateurs : Patrick SCHEMBRI (MCF en sciences économiques au CEARC/UVSQ) et Jeanne GHERARDI (PU en climatologie au LSCE)
L’Arctic Week est une conférence internationale qui propose des approches transdisciplinaires des changements climatiques et environnementaux en Arctique. Elle vise à donner une vue d’ensemble des différents défis des régions arctiques, tels qu’ils sont compris par les peuples et les chercheurs de l’Arctique. Afin de poursuivre l’approche interdisciplinaire des changements environnementaux et climatiques initiée lors de la première édition, associant
sciences humaines et sociales, sciences de l’environnement, peuples autochtones et étudiants internationaux, une deuxième édition s’est tenue du 9 au 13 décembre 2019 au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Cette seconde édition est soutenue et co-organisée avec le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et en particulier, Madame l’Ambassadrice pour les pôles, Ségolène Royal.

Conférence R&D Management 2019
Organisateurs : Thierry RAYNA (PU en sciences de Gestion au i3/Polytechnique) et Sihem JOUINI (Professeur en Sciences de Gestion au GEGHEC/HEC)
R&D Management est la conférence internationale la plus importante en ce qui concerne la recherche liée au management de la R&D et une des trois conférences les plus importantes portant sur le management de l’innovation. Il s’agit d’une conférence internationale annuelle (depuis 40 ans), multidisciplinaire (combinant notamment Sciences de Gestion et Ingénierie) et réunissant académiques et professionnels venant de l’industrie (ce lien recherche-industrie est un des aspects spécifiques, et plutôt uniques dans cette discipline, de cette conférence).
Cette conférence est chapeautée par l’association RADMA, qui publie également la revue R&D Management (rang A HCERES en France en économie/gestion). L’organisation de cette conférence majeure a apporté une visibilité internationale forte pour l’École Polytechnique, à la fois du point de vue académique, que du point de vue industriel. Les porteurs ont invité des Keynote speakers internationaux de renom, tant académiques, que des CEO/CIO de grandes multinationales. Outre une visibilité forte internationale, les porteurs se sont appuyés sur cet événement pour renforcer les liens avec les partenaires industriels de l’École, ainsi que plus largement avec les groupes situés dans le cluster de Saclay en leur offrant la possibilité d’organiser leurs propres séances thématiques, des workshops, des hackathons, etc.


Designer pour l’aérospatiale aujourd’hui
Organisateurs : Laure GARREAU (Designer au CRED/ENS-Paris-Saclay) et Anne LEFEBVRE (MCF en Philosophie au CRED/ENS-Paris-Saclay)
Ce workshop se donne pour objectif d’explorer, de façon tout à fait originale, les articulations nouvelles que ces deux domaines disciplinaires connexes que sont le design et l’architecture comme disciplines du projet, sont susceptibles d’entretenir à un champ auquel elles n’avaient que très peu été associées jusqu’alors : celui de l’aérospatiale. Des relations d’autant plus importantes à explorer, que le secteur de l’aérospatiale a été marqué ces dernières décennies
par de profonds changements industriels, scientifiques ou encore économiques, qui le poussent à reconsidérer ses manières de penser et de concevoir les missions spatiales.
Concrètement, l’ambition de ce workshop qui s’inscrit dans l’axe transversal transition et innovation de la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Saclay, est d’interroger, à travers un ensemble de quatre panels thématiques, la place et le rôle que le designer et l’architecte peuvent jouer dans ce contexte en changement. Ce workshop a pour objectif de présenter de façon croisée et interdisciplinaire les nouvelles positions qu’occupent, à travers leurs pratiques,
les designers et architectes à l’égard des problématiques que traversent l’aérospatiale aujourd’hui, telles qu’elles font globalement état d’un profond déplacement de leurs activités depuis des phases de conception autrefois situées en aval, vers de nouvelles situées en amont.
Les pratiques de ces disciplines s’en trouvent bouleversées et versent dans l’exploration de nouvelles formes à la croisée des besoins de l’aérospatiale.


Colloque international 13 minutes Innovation : « Collaborative Innovationand Responsibility »
Organisateurs : Liliana MITKOVA (PU en Gestion au LITEM), Stela RAYTCHEVA (MCF en Gestion au LAREQUOI)
L’objectif a été de valoriser les dynamiques de recherche correspondant au développement d’innovations soutenues par le Genopole et plus particulièrement sur le territoire de Paris-Saclay. Par ce projet les porteurs ont renforcé les collaborations entre les enseignantschercheurs de l’Université Paris-Saclay et Genopole afin de diffuser et d’encourager de nouveaux projets de recherche sur ce thème porteur. L’originalité du concept du workshop
s’inscrit d’abord dans la mobilisation d’approches transversales autour du thème choisi, proposées par des chercheurs et des professionnels. Il a permis la vulgarisation des résultats de recherche, grâce à l’invitation du grand public à l’évènement (société civile, étudiants, institutionnels, entrepreneurs, industriels, etc.), à travers la diffusion en ligne des films des miniconférences sur le site internet du laboratoire LITEM et sur un site dédié à l’évènement.
Enfin, un débat scientifique organisé dans l’après-midi a débouché sur l’édition d’un livre blanc sur le sujet. Différents établissements de l’Université Paris-Saclay ont participé à l’organisation de la manifestation : UEVE (porteur du projet), Genopole (participation dans les présentations du matin et aux débats scientifiques de l’après-midi), Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (participation au comité d’organisation et à la coordination des débats de l’après-midi), Université Paris-Sud (participation au comité d’organisation et à la diffusion du workshop au sein de la communauté académique en Innovation).


Journées en l’honneur de Robert Salais
Organisateurs : Christian BESSY (DR CNRS en sociologie à l’IDHES ENS Paris-Saclay) et Claude DIDRY (DR CNRS en sociologie au CMH/ENS)
Il s’agit de rendre hommage aux travaux de Robert Salais et de son activité d’organisation et d’animation d’une recherche interdisciplinaire en sciences sociales. De formation économiste, il a créé l’IDHE (Institutions et Dynamiques Historiques de l’Economie) en collaboration avec des historiens. Ces journées ont permis de revenir sur le projet intellectuel de ce laboratoire, s’inscrivant au départ dans le cadre de l’économie des conventions, et sur sa méthodologie. Ces journées ont regroupé une trentaine de contributions sur les principales thématiques de
recherche impulsées par Robert SALAIS avec la participation d’une dizaine de chercheurs étrangers témoignant du rayonnement international de ses travaux, en particulier sur les
mondes de production et les indicateurs statistiques.



SEMINAIRES


PéLiAS. Les périodiques comme médiateurs culturels (Littérature, arts, sciences)

Organisateurs : Alexia KALANTZIS (Chercheur en littérature française au CHCSC/UVSQ), Norbert VERDIER (MCF en histoire des sciences et des techniques à l’EST/UPSUD) et Hélène VEDRINE (MCF en littérature française au CELLF/Sorbonne Université)
Le séminaire PéLiAS (périodiques littéraires, artistiques et scientifiques) a abordé la thématique des périodiques comme médiateurs culturels (18e siècle-20e siècle) à partir d’une double approche culturelle et historique (histoire des sciences et des techniques ainsi qu’histoire de l’édition). Il a été co-organisé par trois laboratoires (Etudes sur les Sciences et les Techniques avec le Groupe d’Histoire et de la Diffusion des Sciences d’Orsay (GHDSO-EST) de Paris-Sud
sur les périodiques scientifiques et techniques, le Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines (CHCSC) de Versailles-Saint-Quentin), et le Centre d’Etude de la Langue et des Littératures Françaises, Littérature française XIXe XXIe siècles (CELLF 19-21) de ParisSorbonne). Chaque séance a été organisée autour d’un thème spécifique et a proposé une double intervention : l’une d’un chercheur issu du domaine des humanités, et l’autre d’un
chercheur issu de l’histoire des sciences et des techniques ou de l’histoire de l’imprimé. L’approche a été à la fois pluridisciplinaire et internationale.


Médias et médiations de la gastronomie (XVIIe-XXIe siècles)
Organisateurs : Françoise HACHE-BISSETTE (PU en sciences de l’information et de la communication au CHCSC/UVSQ), Denis SAILLARD(Chercheur au CHCSC en histoire à l’UVSQ), Faustine REGNIER (CR en sociologie à ALISS/INRA) et Coline ARNAUD (Doctoreure en sciences de l’information et de la communication au CHCSC/UVSQ).
Ce séminaire de recherche se propose d’analyser tous les moyens et vecteurs employés pour diffuser la gastronomie, c’est-à-dire tout ce qui touche à l’alimentation, à la cuisine. Depuis octobre 2013, dans le cadre des activités scientifiques du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, ce séminaire de recherche « Médias et médiations de la gastronomie (XVIIe XXI e siècles) » interroge toutes les formes que prend le discours gastronomique1. Comment parle-t-on de la nourriture, de l’alimentation, de la cuisine ? Comment se structure
la médiation entre les producteurs, les chefs cuisiniers, les critiques gastronomiques, les publicitaires, les responsables du patrimoine, etc. et les différents publics de mangeurs, ou même parfois simplement les amateurs de littérature gastronomique ? Quels effets le discours induit-il sur les pratiques gastronomiques ?


Les libertés numériques
Organisateurs : Arnaud LATIL (MCF en droit au CERDI/UPSUD) et Gilles DOWEK (DR INRIA en Informatique au LSV/ENS Paris-Saclay)
Le cycle de conférences se propose d’étudier les libertés numériques, conçues comme l’ensemble des règles juridiques relatives aux droits et libertés fondamentales destiné à défendre les intérêts des individus, des groupes d’individus, des entreprises et des Etats dans l’univers numérique. Ces règles font l’objet d’une approche encore dispersée. Elles possèdent pourtant une identité et des techniques qui leur sont propres, comme le principe de neutralité du net, le privacy-by-design, la libre circulation des données ou encore le droit à l’autodétermination informationnelle. Les libertés numériques soulèvent également des défis auxquels il convient de répondre : réguler les réseaux sociaux, encadrer l’intelligence artificielle, limiter la cybersurveillance, lutter contre les discriminations algorithmiques ou encore assurer l’ouverture des données. L’objectif de ce cycle de conférences est de dessiner
le portrait de la régulation des libertés numériques, dans une approche pluridisciplinaire réunissant des chercheurs en droit, informatique, sociologie, histoire et science politique.


Séminaire GRIAHAL (Groupe de recherche Interdisciplinaire sur les Antilles Hispaniques et l’Amérique Latine)
Organisateurs : Sylvie BOUFFARTIGUES (PU en études culturelles au CHCSC/UVSQ) et Carlos BELMONTEGREY (MCF en cinémas Latinos-américains au SLAM)
La longévité du séminaire du GRIAHAL, équipe créée par Paul Estrade puis dirigée par Françoise Moulin-Civil, a permis de créer et d’entretenir des réseaux nationaux, européens et internationaux de recherche pérennes. Certaines des activités du séminaire donnent lieu à des publications numériques ou papier. Un projet de création de site pour diffuser les résultats des travaux des années antérieures, consacrés au thème de recherche en Histoire culturelle «
Héroïnes de la Caraïbe » est en phase d’organisation. En 2018-2019, s’est poursuivi lors des séminaires du GRIAHAL la réflexion sur des des projets déjà engagés collectivement : la fabrique de fiures héroïques et charismatiques, la participation au Dictionnaire Transatlantique, la formation de jeunes doctorants. En 2019-2020, l’axe thématique du séminaire se recentre sur le thème du patrimoine cubain, en vue de l’organisation d’un colloque international en juin
2020, consacré à La Havane : 500 ans de patrimoine(s). En plus de la participation de chercheurs de divers laboratoires et disciplines des SHS au niveau national, le séminaire du GRIAHAL accueille des étudiants de Master LLCER (parcours ECPH) et des doctorants de l’ED SHS de Paris Saclay.

Conflits et Territoires
Organisateurs : André TORRE (DR INRA en économie à l’UMR SAD/APT/Agroparistech), Thierry KIRAT (DR CNRS en économie à l’IRISSO/PSL) et Marianne EHRLICH (Chercheur en Psychologie sociale à l’UMR SAD/APT/Agroparistech)
L’objectif du séminaire mensuel Conflits et Territoires est de permettre la discussion la plus large (pluridisciplinaire et en interface avec la société civile) sur la question des conflits liés à l’espace, et tout particulièrement sur la place des conflits dans la construction et la gouvernance des territoires. Chaque séminaire, d’une durée de deux heures, est consacrée à la présentation d’un travail ou au bilan d’une recherche sur la question des conflits, suivie
d’une discussion avec la salle. Les séances se déroulent les derniers mardis du mois de 13h00 à 15h00 à l’INA-PG (16 Rue Claude Bernard, Paris Vème). Par la suite, un support académique sera recherché (ouvrage collectif), pour faire le bilan sur les années d’échange et de travail.


Journées du GERPISA, en partenariat avec la Chaire Armand Peugeot : « nouvelles frontières » de l’industrie automobile et des mobilités
Organisateurs : Tommaso PARDI (CR en sociologie à l’IDHES/ENS-Paris-Saclay), Danielle ATTIAS (PR en Gestion à Centralesupélec)
Le cycle de séminaires des journées du GERPISA 2019-2020, en association avec la Chaire Armand Peugeot (CentraleSupelec) vient clore le programme international de recherche sur les « nouvelles frontières » de l’industrie automobile et des mobilités : véhicules électriques et autonomes, voitures digitales et big data, usines du futur, auto partage et covoiturage, puissances émergentes de l’automobile… Le principe est d’offrir à des chercheurs (ou
occasionnellement, d’experts ayant produit un essai ou un rapport méritant discussion intellectuelle approfondie) aux travaux aboutis la possibilité de présenter leurs résultats devant un auditoire composé d’universitaires mais aussi des parties prenantes du secteur – ministères (transition énergétique et transports, économie et industrie) mais aussi industriels (constructeurs, équipementiers, services associés, mobilités , numérique, autorités organisatrice des transports et collectivités, consultants). Ces travaux sont discutés sans concession, sur un format long (2 heures d’exposé, discussion, Q&A minimum), et avec la prise de distance propre aux SHS par rapport aux discours médiatiques « mainstream » qui dominent ces questions.

Academic All Star Game 2018-2019

Organisateurs : Jean-Philippe DENIS (PU en Gestion au RITM/UPSUD) et Damien MOUREY (PU en Gestion à l’IDHES/ENS Paris-Saclay)
L’Academic All Star Game est un cycle de conférences – débats qui repose sur un principe d’invitations : des chercheurs francophones de renommée internationale sont ainsi conviés à partager leurs sentiments et visions sur un thème générique. Ce séminaire, appelé à être reconduit chaque année, prend pour 2018-19, le thème : « Recherche en stratégie et management : mort clinique ou renaissance ? ».


Genre et monde carcéral : trajectoires et sociabilités

Organisateurs : Natacha CHETCUTI-OSOROVITZ (MCF en sociologie à l’IDHES/ENS Paris-Saclay) et Patricia PAPERMAN (PU émérite en sociologie au LEGS/Paris8)
Ce troisième cycle du séminaire « Genre et monde carcéral » est plus particulièrement consacré à l’exploration des trajectoires et des sociabilités carcérales. Après un premier cycle qui, en 2017-2018, a contribué à la construction d’une réflexion sur l’émergence récente, dans le champ des sciences sociales, de travaux portant sur les femmes en prison, puis en 2018-2019, un deuxième cycle centré sur la question de la disciplinarisation et la criminalisation de la peine en lien avec les violences, au prisme du genre, le nouveau cycle vise à mettre au jour la diversité des relations sociales et des formes de sociabilité en fonction des trajectoires diverses des femmes qui se trouvent incarcérées – prisonnières politiques, de droit commun –, mais aussi en fonction des types d’activités culturelles mises en œuvre localement. En outre, l’exploration des sociabilités apparaît importante sur le plan méthodologique en ce qu’elle
permet d’appréhender la place et les usages des relations sociales de genre dans le cadre carcéral. Par l’analyse des conditions matérielles de vie des femmes emprisonnées, les porteurs discernent les mécanismes relationnels à l’œuvre dans les différentes sociabilités qui s’y développent entre les femmes et avec les différentes personnes qui se déplacent à l’intérieur de centres de détention pour femmes selon les types d’activités.


Séminaire du Centre d’Alembert 2019-2020 Qu’est-ce qu’un fait ? Comment se trompe-t-on ?
Organisateurs : Julien GARGANI (Directeur de centre d’Alembert, chercheur en socio des sciences) et Alexia OLIVET (MCF en sciences de l’information et de la communication à l’EST/UPSUD).
La remise en cause des « faits » dans le monde académique, mais aussi en dehors, pose la question des critères de validation et des méthodes d’établissement des faits. Y a-t-il une méthode universelle pour dire ce qui est vrai ou chaque discipline a-t-elle ses propres critères spécifiques pour décider des limites des énoncés acceptables ? Est-ce que la façon d’établir les faits ou la manière de les énoncer a changé ? Les porteurs souhaitent faire le point sur ce
qu’est un fait établi dans différentes disciplines. A travers l’organisation d’une série de séminaires dans différentes disciplines, le séminaire itinérant du Centre d’Alembert permet d’interroger la légitimité et la fécondité du doute ainsi que ses limites à l’heure des « faits alternatifs » et des manipulations de l’information sur des sujets traités dans le monde académique.

Colloque anniversaire de la MSH Paris-Saclay
La MSH Paris-Saclay a fêté ses 5 ans le 20 novembre 2019 lors d’un Colloque anniversaire qui s’est tenu à l’IEA de Paris. Cet évènement, qui a reçu le label #80ansCNRS, a eu pour objet de faire le bilan sur 5 ans de recherches interdisciplinaires et de lancer les pistes pour l’avenir de la recherche en sciences humaines et sociales (SHS) sur Paris-Saclay. Trois conférences exceptionnelles ont été données afin de permettre d’envisager l’ouverture des SHS à Paris-Saclay sur les thématiques du changement climatique, de l’intelligence artificielle et de la science ouverte, avec respectivement Valérie Masson Delmotte du GIEC, Laurence Devillers du LIMSI et Marin Dacos du MESRI. Ces conférences sont désormais disponibles en podcast sur notre chaine YouTube. Une table-ronde a permis également de réfléchir à l’avenir de l’interdisciplinarité en SHS avec différentes personnalités du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche. A cette occasion est enfin paru un recueil / bilan des 5 années d’activités de la MSH Paris-Saclay avec des interviews des trois directeurs successifs de la MSH et 10 portraits de chercheurs et chercheuses qui ont marqué ces premières années.

Projets « Émergence »


« La JUstice Prédictive en Examen. Expérience interdisciplinaire d’analyse critique de dispositifs algorithmiques d’aide à la décision judiciaire » porté par Stéphanie Lacour (DR CNRS en sciences juridiques à l’ISP de l’ENS Paris-Saclay), et Zoubida Kedad (MCF en informatique au DAVID de l’UVSQ) analyse les dispositifs en cours de
développement dans le domaine de la justice dite prédictive. Le propos consiste, après avoir sélectionné deux contentieux concrets, à développer une approche interdisciplinaire, entre sciences juridiques et sciences du numérique, pour l’analyse et l’interprétation de données de justice hétérogènes, alliant analyse critique des dispositifs existants actuellement et analyse des besoins et attentes des citoyens. Les algorithmes et systèmes d’intelligence artificielle qui sont aujourd’hui commercialisés dans le secteur de la justice prédictive font en effet état de
propriétés qui, mises en lien avec les bases de données sur lesquels ils reposent, interrogent les chercheurs. On souhaite, et sur la base d’une sélection concertée de domaines de contentieux pertinents, tester un certain nombre d’hypothèses de travail (les liens affichés entre certains types de contentieux et la complexité des interprétations juridiques qu’ils supposent à mettre en lien elle-même avec la possibilité de traitements algorithmiques,
notamment) afin de mettre à l’épreuve d’une part le besoin social et d’autre part les principes mêmes de fonctionnement des outils de justice prédictive, en partant des données judiciaires pour aller jusqu’à la production d’algorithmes d’apprentissage.


« Atlantique Argentique. Circulation photographiques, XIX-XXème siècles. » porté par Clara Bouveresse (MCF en études anglophones au SLAM/UEVE et au CHCSC/UVSQ) a pour objet l’innovation technologique qu’a constitué l’avènement de la photographie argentique et son déploiement dans l’espace atlantique. Comment cette
technologie s’est-elle imposée comme un moyen de communication de premier plan dans des domaines aussi divers que la presse, l’éducation, la recherche ou encore la publicité ? Comment a-t-elle évolué au gré des échanges entre plusieurs continents ? L’étude vise à interroger l’ensemble des circulations photographiques de part et d’autre de l’Atlantique (les Amériques, l’Afrique et l’Europe) : échanges des pratiques, circulations des supports, des techniques, des personnes, des images, échanges culturels, institutionnels, commerciaux…L’objectif est de sortir des spécialités « par pays » (la photographie italienne, américaine, brésilienne etc.), pour aborder les transferts et les liens qui s’opèrent entre diverses scènes nationales. L’approche est résolument interdisciplinaire, faisant appel à des spécialistes aux horizons variés, notamment en histoire, études visuelles et culturelles, études anglophones et hispaniques, histoire de l’art. Elle est également internationale, en s’appuyant sur un réseau de chercheurs
implantés sur chacun des continents de l’espace atlantique.

 » Faites vos jeux ! La vie musicale dans les casinos français (XIX-XXIème siècle)« , porté par Martin Guerpin (MCF en musicologie au SLAM de l’UEVE) et Jean-Claude Yon (Professeur d’Histoire au CHCSC de l’UVSQ) vise à documenter la vie musicale dans les casinos français. Premier projet à interroger de manière collective et systématique ce vaste terrain de recherche, il fera dialoguer plusieurs disciplines et domaines : histoire de la musique, du théâtre et de la danse ; histoire des circulations des artistes et des œuvres à l’échelle locale, nationale et internationale ; économie et droit de la musique ; histoire sociale des musiciens ; architecture ; et histoire de la villégiature. Afin de couvrir l’ensemble des compétences requises par ce large champ d’investigation, « Faites vos jeux ! » réunit une équipe pluridisciplinaire de chercheurs dont les travaux en cours abordent l’histoire de la vie musicale dans les casinos.
Le projet comprend un volet « humanités numériques » (bases de données collaboratives, cartographie) important à deux titres : faciliter le traitement et l’analyse les données archivistiques ; représenter les résultats de la recherche de manière accessible dans le cadre de publications et d’activités de valorisation, pour lesquelles ce projet recèle un fort potentiel. « Faites vos jeux ! » est conçu comme l’incubateur d’un projet de recherche plus vaste sur les casinos européens, américains et asiatiques. Il contribuera à l’histoire de la musique hors des grandes capitales culturelles, mais aussi aux études sur le balnéarisme et le thermalisme.

« L’imagerie médicale en mutation : nouveaux enjeux juridiques (IM-LAW) » porté par Pierre Sirinelli (Professeur en droit au CERDI de l’UPSUD) et Emmanuel Durand (Professeur en Biophysique et médecine nucléaire de l’IR4M) propose une recherche sur la propriété intellectuelle des images de radiologie médicale. En effet, les enseignants-chercheurs médecins ainsi que l’Association Française de Radiologie s’interrogent sur les incidences juridiques des nouvelles pratiques de diffusion des images médicales et de leurs métadonnées. Ce thème suscite aussi un vif intérêt dans la communauté des sciences de santé de l’Université Paris-Saclay, et notamment de la part des chercheurs de l’Institut des sciences du vivant Frédéric Joliot (CEA) et de l’UMR UPSud/CNRS Imagerie par Résonance Magnétique
Médicale et MultiModalités (IR4M). L’esprit du dispositif consiste à organiser un vrai dialogue entre chercheurs ou praticiens médicaux et juristes spécialistes en IP/IT. Dans ces conditions, le Cerdi fort de ses 30 ans d’expérience dans le domaine de l’IP/IT, s’est naturellement proposé pour coordonner cette recherche. Ce croisement d’expertises devrait permettre dans le délai imparti d’un an de dégager les principales « zones de friction » entre les nouvelles pratiques en matière d’imagerie médicale au sens large (radiologie, IRM, endoscopie, échographie…) et
le droit. Des premiers éléments de solution permettant de sécuriser certaines pratiques
devraient ainsi pouvoir être apportés.

« Uni-diversité : on apprend tous différemment ! » est porté par Isabelle Bournaud (MCF en sciences de l’éducation à l’EST/UPSUD) et Anne Janand (MCF en sciences Gestion au RITM/UPSUD). Depuis quelques années, un nombre croissant d’étudiants présentant des troubles cognitifs ou psychiques, handicaps dits « invisibles »1, accèdent à
l’université. L’arrivée de cette nouvelle génération d’étudiants laisse les enseignants universitaires plutôt démunis. En effet, ces derniers ne sont actuellement pas formés pour aider les étudiants qui rencontrent des difficultés particulières dans leurs apprentissages. Si les travaux en sciences de l’éducation montrent que certaines pratiques pédagogiques favorisent les apprentissages, est-ce le cas pour cette population particulière d’étudiants ?
Comment adapter les pratiques à leurs besoins spécifiques ? Comment accompagner ces étudiants dans leurs apprentissages ? Plus généralement, quelles innovations pédagogiques pour s’inscrire dans une conception universelle de l’enseignement ? Les porteurs ont mené une première recherche exploratoire qui a fait l’objet d’une communication au symposium MAPS2, soutenu par la MSH, le 16 mai 2019, intitulée : « Quel dispositif pédagogique pour favoriser la réussite des étudiants porteurs de troubles psychiques ? ». Le projet de recherche qu’ils proposent ici vise à poursuivre cette recherche exploratoire, dans le but de proposer des modalités concrètes de transformation pédagogique répondants aux besoins des étudiants en situation de handicap cognitif ou psychique pouvant avoir des incidences sur les apprentissages.

 » Communautés et pratiques communautaires » porté par Mélanie Clément-Fontaine (Professeur en droit au DANTE de l’UVSQ) et Liliana Mitkova (professeur au LITEM de l’UEVE) vise à fédérer les chercheurs de Paris-Saclay autour du thème des communautés et des pratiques communautaires. Cette recherche est déjà initiée sur ce sujet par les porteurs du présent projet, jusque-là de façon parallèle au Dante (publications d’articles dans le cadre du projet ANR Prosodie) et au LITEM (projet lié à la thématique « Collaborative/open Innovation ». Pour cela un appel à contributions a été diffusé auprès des chercheurs de Paris-Saclay sans remporter un franc succès, alors que des contributions ont été présentées par de nombreux chercheurs français et étrangers. Grâce à l’organisation de deux colloques, d’une
publication, l’organisation de deux séminaires de travail et d’un nouvel appel à contribution, le projet a permis de sensibiliser et d’impliquer plus encore les chercheurs de Paris-Saclay à ce thème.

Projets « Maturation »


« Américanisation par les arts ? États-Unis, France (1860-2019) » porté par Philippe Gumplowicz (Professeur de Musicologie au SLAM de l’UEVE), Jean-Claude Yon, (Professeur d’Histoire au CHCSC de l’UVSQ), Martin Guerpin (MCF en musicologie au SLAM de l’UEVE) et Anaïs Fléchet (Maitre de conférence en Histoire au CHCSC de l’UVSQ), s’inscrit dans
la continuité du programme « Musique et sorties de guerres », financé par la MSH Paris-Saclay (Émergence 2017-2018). Sur la base des résultats de ce programme et du réseau qu’il a permis de développer, ce nouveau projet réunit des historiens, des musicologues, des historiens du cinéma, du design, de la photographie, de la littérature autour d’un programme de recherche sur les processus d’américanisation-européanisation à travers les arts depuis la seconde moitié du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Sa singularité, dans le champ des études des relations entre
les États-Unis et l’Europe, réside non seulement dans le choix des arts plutôt que la diplomatie, l’économie ou la politique, mais aussi dans le regard transversal porté sur les circulations des arts et leurs effets sur l’univers sensible. Centrée sur les temps forts du processus d’américanisation, de la deuxième révolution industrielle aux plateformes numériques du XXIe siècle, l’analyse porte sur les adaptations et les résistances dans les transferts culturels, via les
caractéristiques formelles des œuvres. Le projet se concentre sur les États-Unis et la France afin de dégager des perspectives d’analyse qui pourront ensuite être élargis à d’autres pays européens et américains, dans le cadre d’un financement ANR ou ERC.

« RwandaMAP2020 (Mémoires, Archives, Patrimoines) » Connaître le génocide des Tutsi : le chercheur à l’épreuve des traces de l’extermination, porté par François Robinet (MCH en Histoire du CHCSC), Ornella Rovetta (Postdoc en Histoire à l’Université Libre de Bruxelles) et Hannah Grayson vise à relever une série de défis posés aux Sciences humaines et sociales (pertes, dégradations ou destructions de certaines traces ; profusion de données, d’archives et de travaux scientifiques ; abondance de témoignages et de récits de natures diverses). Après une première phase de constitution de l’équipe et du réseau international et de définition des périmètres du projet scientifique (Septembre 2017 – Juin 2019), le projet entre désormais dans une seconde phase (Septembre 2019-Décembre 2020) de collecte de données sur le terrain et de création des outils numériques permettant la diffusion de ces données à la communauté scientifique. Quatre objectifs sont ciblés de manière prioritaire durant cette deuxième phase : 1/ production d’une cartographie des lieux d’archives et de documentation ; 2/ production d’une bibliographie collaborative ; 3/création d’un annuaire des chercheurs ; 4/ création de la plateforme numérique permettant de diffuser ces résultats. Cette phase doit aussi permettre la consolidation financière et institutionnelle du projet.

JUICCE : JUstice In Climate Change Exposure, porté par Améline Vallet (chercheur Agroparistech en sciences de l’environnement au laboratoire ESE/UPSUD) et Céline Guivarch (Directrice de recherche en économie au CIRED) vise à analyser en Europe la distribution du risque climatique en fonction de l’exposition à des évènements climatiques
extrêmes (vagues de chaleur, tempêtes, incendies, inondations etc.) et de la vulnérabilité des populations, dépendant des caractéristiques socio-économiques des personnes touchées (revenus, âge, niveau d’éducation, etc.). Au travers d’une approche historique, le projet JUICCE analysera l’évolution des injustices climatiques depuis les années 1980. Ce projet utilisera plusieurs bases de données sur les évènements climatiques extrêmes. Pour la vulnérabilité socio-économique, de nouvelles bases de données démographiques à haute résolution produites par censusHub, WorldPop et le Center for Global Environment Research seront mobilisées, une application inédite de ce type de données. Le projet JUICCE est profondément interdisciplinaire, avec des ancrages en économie, sciences du climat, sciences de l’environnement et en géographie (Systèmes d’Information Géographique et géostatistiques).

Concevoir la gouvernance d’un inconnu commun : le cas de la sélection participative de blé tendre, porté par Elsa Berthet (CR en sciences de gestion à l’UMR SAD-APT/Agroparistech) et Isabelle Goldinger (Directrice de recherche en génétique des populations et génétique quantitative) a pour objectif d’analyser la sélection participative de blé tendre. En produisant des variétés-populations et en impliquant de manière collective paysans et autres parties prenantes, elle remet en cause l’identité classique de la variété et a fortiori de la semence. Elle conduit à réviser en profondeur le cadre cognitif et normatif actuel de la sélection variétale. La sélection participative, parce qu’elle génère des “inconnus communs” soulève des questions de gouvernance, organisationnelles, scientifiques et juridiques nouvelles pour le secteur. Ce projet de recherche, ancré dans les sciences de gestion à l’interface avec la génétique des populations et la génétique quantitative, vise à mettre en place une recherche intervention pour identifier les traits d’une gouvernance adaptée à cette situation de fort degré d’inconnu. Il propose (i) une formalisation de la variété et de la semence comme inconnus communs, (ii) l’organisation de 4 ateliers de conception collective impliquant les paysans sélectionneurs, et (iii) une synthèse permettant à la fois de proposer des solutions concrètes et co-construites pour
une gouvernance adaptée aux enjeux de la sélection participative, et de réfléchir aux conditions d’une gouvernance des communs en situation de fort degré d’inconnu.

Appel Excellence


« TERRItoires d’interface et BIOdiversité urbaine : le plateau de Saclay » porté par Romain Melot (DR INRA à l’UMR SAD/APT/Agroparistech) et Emmanuelle Baudry (Professeur en écologie à l’ESE/UPSUD) est centré sur l’analyse de la biodiversité urbaine et cultivée comme vecteur de représentations sociales et comme objet pour l’action publique locale. Les recherches sont menées sur le plateau de Saclay, un territoire marqué par une forte dynamique d’artificialisation et qui présente des enjeux importants en termes de coexistence et d’utilisation des espaces urbains et des espaces ouverts, agricoles ou semi-naturels, et de la biodiversité. Le projet prend en compte une pluralité d’échelles d’analyse, aussi bien du point de vue des sciences sociales (sociologie, géographie, ethnologie) que des sciences de la vie (écologie, agronomie). Il étudie ainsi comment les tissus fonciers complexes, imbriquant espaces
ouverts et espaces urbanisés, font l’objet d’une régulation à différentes échelles, et produit une cartographie détaillée des espaces ouverts du territoire d’étude, notamment ceux de type jardins. Cette analyse de la gouvernance et de la structuration de l’espace du territoire s’accompagne de recherches auprès des usagers du territoire sur leur perception des aménités environnementales produites par les espaces ouverts. Des enquêtes s’intéressent également aux trajectoires personnelles des utilisateurs du territoire, pour mieux cerner leurs motivations, leur rapport à la nature, ainsi que leur inscription dans les réseaux d’échange informels à l’échelle du voisinage. Le projet associe une équipe pluridisciplinaire en SHS (sociologie, géographie) avec un collectif de chercheurs travaillant en écologie et à l’interface entre les SHS et les sciences de la vie (ethnoécologie, psychologie de l’environnement).


2018


WORKSHOPS

Colloque Ce que la demande sociale fait aux sciences sociales
Organisateur : Maryse BRESSON (PRINTEMPS / UVSQ)
Le projet vise à prolonger un travail d’échange pluridisciplinaire en sciences sociales entamé depuis quelques années à partir de l’UVSQ, ayant déjà conduit à l’organisation de trois manifestations en « regards croisés » depuis 2013 et deux publications d’ouvrages pluridisciplinaires en économie, sociologie, géographie, science politique sur des questions thématiques : vulnérabilité ; temporalités ; action publique et action collective (avec le soutien de
la MSH Paris Saclay le 20 avril 2017). Des liens de confiance ayant a été noués entre chercheurs, l’objectif du projet est double. Il s’agit d’une part, de leur donner une orientation et une ampleur nouvelles en organisant, au sein d’un colloque international prévu à l’UVSQ avec l’AISLF en février 2018, une nouvelle demi-journée d’études portant sur le défi épistémologique et méthodologique commun aux sciences sociales, de répondre à une «demande sociale»,
en lien avec les enjeux territoriaux et environnementaux ; et de produire des effets innovants en matière de transposition de résultats, d’efficience, de production de connaissances. D’autre part, l’objectif du projet est de valoriser ces échanges par un ouvrage collectif, issu de contributions de la journée du 20 avril 2017 complétées par
celles de cette nouvelle manifestation, prévu pour aboutir dans un délai de douze mois.

Conférence Alondra Nelson – The Social Life of DNA
Organisateurs : GDR NOST & ISP & MSH Paris-Saclay
Conférence exceptionnelle d’Alondra Nelson, présidente du Social Science Research Council (SSRC) et professeure de
sociologie à l’Université de Columbia, qui présente son dernier ouvrage : The Social Life of DNA: Race, Reparations, and
Reconciliation after the Genome (Beacon Press, 2016).


Colloque Le corps polychrome. Couleurs et santé (Antiquité, Moyen Âge, temps modernes)
Organisateur : Evelyne SAMAMA (DYPAC / UVSQ)
Pour la huitième édition des « Rencontres d’histoire de la médecine, des pratiques et des représentations médicales dans les sociétés anciennes », nous avons choisi de nous intéresser au chromatisme naturel de l’enveloppe et des sécrétions corporelles et à leur rôle dans la médecine des sociétés préindustrielles. Si la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, est visible dès le premier coup d’œ et peut informer sur la personne, notamment son origine ou son âge, pour les médecins, elle constitue un des signes à prendre en compte dans le pronostic. Selon leur époque et leur compétence, les soignants en usent comme d’indices pour identifier les maladies possibles et tentent, en étudiant, puis codifiant les couleurs des excrétions et sécrétions corporelles, d’en établir une typologie signifiante. Les textes littéraires apprécient aussi la polychromie humaine comme signe de « bonne » ou de « mauvaise » santé. Seront donc étudiées, dans les œuvres littéraires, savantes et médicales ainsi que dans l’iconographie, les couleurs de la peau, des cheveux, des yeux, et des dents, mais aussi celles du sang – par effusion ou sécrétion –, de la sueur, et des larmes, du sperme, de la salive aussi, ainsi que celles des expectorations et des différentes excrétions (buccales ou nasales), des selles et de l’urine.

Rwanda MAP2020. Connaître le génocide des Tutsi. Les SHS à l’épreuve des traces de l’extermination
Organisateurs : François ROBINET (CHCSC / UVSQ) & Hannah GRAYSON (University of St Andrews)
Cet atelier est la première rencontre du groupe de recherche international RwandaMAP2020.
Initié par une dizaine de chercheurs français et étrangers, ce projet a pour ambition la constitution d’un réseau de recherche international sur les traces (mémorielles, archivistiques, patrimoniales) du génocide des Tutsi du Rwanda afin de relever une série de défis posés aux Sciences humaines et sociales (pertes, dégradations ou
destructions de certaines traces ; profusion de données, d’archives et de travaux scientifiques ; abondance de témoignages et de récits de natures diverses) rendant indispensable la création de dynamiques
collectives profondes et durables d’enrichissement des savoirs sur le génocide. Cette première session de travail collectif revêt quatre objectifs déterminants pour l’avenir du projet : 1/ Réunion des équipes françaises, belges
et britanniques et des chercheurs associés au projet ; 2/ Confrontation du projet scientifique élaboré depuis septembre 2017 aux expertises des membres de l’Advisory Board ; 3/ Confrontation des objectifs du projet aux retours d’expérience de cinq grands projets collaboratifs orientés vers le numérique ; 4/ Ateliers de réflexion collective visant à affiner les objectifs de certaines des dimensions du projet.


La pluralité des méthodes dans les sciences sociales de l’Asie du Sud

Organisateurs : Mathieu FERRY (CREST) & Lise GUILHAMON (CHCSC / UVSQ)
La Journée d’étude proposée a pour but de réunir les jeunes chercheurs en sciences sociales (étudiants en master, doctorants et jeunes docteurs) autour d’une problématique liée à un objet d’étude commun : l’Asie du Sud. Cet événement s’inscrit dans les réunions annuelles de l’Association Jeunes Études Indiennes (AJEI). Plusieurs membres de l’AJEI ayant fait ou faisant partie du périmètre de ParisSaclay et la thématique de cette journée d’étude s’inscrivant dans une dynamique interdisciplinaire et interinstitutionnelle, la Maison des Sciences de l’Homme est le lieu idéal pour l’organisation de ce workshop. Cette année, l’objectif est de questionner la pertinence des méthodologies employées dans les travaux concernant les sociétés sud-asiatiques. Ce retour réflexif permet notamment de s’interroger sur la spécificité des méthodes par rapport à l’appartenance disciplinaire, de tester l’intérêt des approches mixtes et d’examiner les apports et les limites de méthodes innovantes, comme celles apportées par le « Big Data ». Si ces questions sont régulièrement discutées au sein des sciences sociales, elles sont rarement directement associées à une zone géographique en particulier, qui fait pourtant émerger des difficultés propres dans la collecte et le
traitement des données.

La structuration de l’espace économique : quels apports d’une approche pluridisciplinaire ?

Organisateur : Florence PUECH (RITM / UPSud)
Le workshop d’une journée organisé en mai 2018 s’inscrit dans le cadre d’un numéro spécial de la Revue économique « La structuration de l’espace économique : quels apports d’une approche pluridisciplinaire ? » coordonné par Julie Le Gallo (Professeure à AgroSup – Dijon, Université de Bourgogne-Franche-Comté) et Florence Puech (Université de Paris-Sud). La Revue économique est une revue classée en rang A par le HCERES ÉCONOMIE et GESTION
(dernier classement en date du 06/01/17). Actuellement, le processus de rapporteurs en double aveugle est en
cours et le numéro spécial paraîtra en mai 2019. Les contributions pressenties pour ce numéro seront présentées et discutées lors du workshop organisé à la Faculté Jean Monnet à Sceaux en mai 2018. Une présentation de ce numéro spécial est consultable sur le site de la revue.

Public Policies in the Context of Global Changes: Climate Change, Biodiversity and Food Sustainability
Organisateurs : Sylvaine PORET (ALISS / INRA) & Estelle GOZLAN (Economie Publique / INRA)
Cet événement est un colloque international à visée académique, ouvert sur inscription préalable aux chercheurs et enseignants-chercheurs intéressés par les enjeux et l’analyse économique des changements globaux dans le domaine de l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. Le colloque se tiendra sur deux jours et comportera quatre sessions plénières thématiques, avec en plus trois interventions de chercheurs dans chacune des sessions et une table ronde.
L’objectif est de fédérer le futur collectif d’économistes de l’INRA et de l’AgroParisTech présent sur le plateau de Saclay et de présenter les champs thématiques de cette nouvelle entité aux autres chercheurs et enseignantschercheurs des départements Sciences de la Vie (SDV) et Sciences de l’Homme et de la Société (SHS) de l’Université Paris-Saclay, en vue de développer de potentiels projets interdisciplinaires.

Domostrateur urbain. Prendre soin de l’humain/prendre soin de l’habitat
Organisateurs : Matali CRASSET (Designer) & Anne LEFEBVRE (Centre de recherche en design / ENS Paris-Saclay)
Organisé par la designer Matali Crasset, avec le soutien du département Design et du Centre de recherche en design (CDRED) de l’ENS Paris-Saclay, le workshop « DOMOSTRATEUR URBAIN » a pour objectif de repenser la relation entre environnement, environnement bâti et santé humaine. La question des rapports habitat/environnement, comme celle des rapports habitat/santé, prises isolément, n’ont rien d’inédites en design. Rares sont toutefois les recherches assumant d’approcher ces deux questions conjointement. L’enjeu de ce workshop est – en considérant la
précieuse ressource que constituent certaines recherches actuellement menées en génie civil – de construire des scénarii alternatifs à ceux qui ne consistent aujourd’hui qu’à penser la protection réciproque de l’habitant et de son
environnement. Il s’agit d’explorer la possibilité de construire des situations en lesquelles le bâti viendrait « prendre soin », d’un même tenant, de l’habitant et de son environnement.


ANR ÉLITISME * Économie de la famille, Économie urbaine, Transport et Utilisation du temps

Organisateurs : André DE PALMA (CREST) & Nathalie PICARD (THEMA – Univ Cergy-Pontoise)
Les choix des ménages peuvent être considérés comme l’aboutissement d’un processus de négociation entre conjoints, chacun influencé par ses propres contraintes et objectifs individuels.
Modéliser un tel processus est un enjeu de taille et nécessite l’apport de différentes théories en économie, mais peut aussi être complété par une approche sociologique, démographique, géographique ou urbaine. Des experts issus de différentes disciplines des sciences humaines seront invités à présenter leurs derniers travaux et à apporter un éclairage interdisciplinaire sur la question des choix des ménages en matière de mobilité et d’allocation du temps, en lien avec la mixité sociale, les politiques publiques et les innovations technologiques.

Sciences humaines et sociales & Mobilités
Organisateurs : Jean-Guy DEVEZEAU, Jean-Marc AGATOR (i-Tésé / CEA)
& Dominique BARTH (DAVID / UVSQ)
Le workshop SHS-Mobilités offre l’opportunité d’échanges féconds entre les chercheurs en sciences humaines et sociales et avec les sciences pour l’ingénieur et du numérique sur le thème des nouvelles mobilités. Le programme du workshop mobilise une large palette d’éclairages disciplinaires, à partir de grandes problématiques sociétales concernant les (r)évolutions des usages et les nouvelles technologies de la mobilité, ainsi que les aménagements pertinents dans la ville et les territoires pour y répondre. L’originalité de ce workshop tient donc à son caractère
transdisciplinaire, à sa couverture territoriale (milieu urbain et périurbain) et à sa dimension interinstitutionnelle. Il est en effet coordonné par le club de l’Orme, animé par le CEA, et la fédération de recherche en Sciences
Informatiques, Humaines et Sociales (SIHS), qui regroupe des laboratoires de l’UVSQ, en coopération avec l’alliance ANCRE, l’IFPEN et l’IFSTTAR.


La représentation médiatique de l’Islam et des musulmans
Organisateur : Simon DAWES (CHCSC / UVSQ)
Pour affiner notre compréhension du rôle des médias dans la construction de la représentation des musulmans en France et ailleurs, ce colloque interrogera la contribution apportée par des perspectives internationales et interdisciplinaires. Dans ce cadre, il soulignera la diversité des sources, des traditions théoriques, des
approches méthodologiques et des questions épistémologiques qui sont convoquées par des chercheurs travaillant sur des terrains différents, afin d’entamer un dialogue critique et réflexif sur
l’efficacité et l’adéquation de termes comme l’islamophobie etd’approches qui ont jusqu’ici été privilégiées pour comprendre ces processus et ces pratiques.

36th Conference of the International Visual Sociology Association (IVSA) – Visualizing the Political Process
Organisateurs : Christine DOLE-LOUVEAU DE LA GUIGNERAYE & Joyce SEBAG (CPN / UEVE)
Chaque année l’IVSA (International Visual Sociology Association) tient son congrès international. Cette association a été créée aux ÉtatsUnis il y a 36 ans. Elle regroupe des chercheurs interrogeant le statut de l’image dans de multiples disciplines telles la sociologie, l’anthropologie, la philosophie, l’histoire de l’art, la photographie.
Cette année, le Professeur Douglas Harper de l’Université de Pittsburg, qui est son président, a appuyé notre demande pour que ces rencontres aient lieu à l’Université de Paris-Saclay – Université d’Évry. En effet, le Pr Harper a eu l’occasion de participer au premier jury de thèse en sociologie filmique (une thèse qui se présente sous
la forme d’un documentaire plus un mémoire théorique) et, découvrant ce travail de recherche, il a considéré que ce champ de recherche doit se développer au niveau international. La tenue de ces rencontres à l’université de Paris-Saclay – Université d’Évry, compte tenu des travaux pionniers qui y sont menés dans ce domaine, permettrait aux
chercheur·es des différentes disciplines, présent.es de participer à son déploiement.

Les périodiques comme médiateurs. Les périodiques dans l’écosystème de la culture visuelle et imprimée
Organisateurs : Evengelia STEAD (CHCSC / UVSQ) & Hélène GISPERT (EST / UPSud)
Le 7e colloque international de la European Society for Periodical Research (ESPRit) abordera les périodiques comme médiateurs de publications alternatives ou expérimentales et comme tremplins vers d’autres activités éditoriales et culturelles du XVIII e au XXI e siècle. De nombreux périodiques ont en effet donné naissance à des maisons
d’édition en recourant aux réseaux de leurs imprimeurs, en testant dans leurs livraisons des formules conventionnelles ou plus expérimentales, et en devenant des moteurs économiques dans les domaines du livre, de l’imprimé, des sciences et des arts, de l’artisanat et des métiers. Le périodique est souvent un véhicule pour
les amateurs de littérature et d’art, de sciences, et les organisations professionnelles ou commerciales. Ses livraisons, à rythme irrégulier ou régulier tout au long de l’année, réunies en volumes sous reliure ou cartonnage pour résister au temps et répondre aux besoins de ses lecteurs dans la durée, deviennent des “livres”. Ou l’inverse : les éditeurs, les associations, les galeries ont souvent créé et publié un périodique ou un magazine pour soutenir leur catalogue ou leur action, promouvoir leurs artistes, tester de nouvelles formules ou fidéliser leur public. Le phénomène s’étend aux estampes, à la fois comme prime aux abonnés et comme œuvres originales.

Redrawing the Boundaries of the Social Sciences: How Social Problems Became Economic Problems in the Postwar U.S.
Organisateurs : Philippe FONTAINE & Virginie ALBE (ISP / ENS Paris-Saclay)
Ce workshop fait suite à un premier workshop organisé les 29– 30 juin 2018 à l’ENS Paris-Saclay lors duquel les bases d’une réflexion sur les différents traitements réservés aux problèmes de société de la société nord-américaine d’après-guerre ont été posées. Lors de cette première édition, les intervenants sont revenus sur la difficulté à penser les problèmes de société dans une perspective multidisciplinaire qui permette de posséder un panorama assez
complet des différentes lectures de ces problèmes. Ils ont pareillement noté les rapports à double sens entre les sciences sociales et les politiques publiques. Certaines des premières donnent des outils aux décideurs pour construire leurs politiques publiques, mais en retour les demandes des décideurs et l’urgence de certains problèmes de société peuvent produire des effets non négligeables sur les orientations des différentes sciences sociales,
en encourageant notamment la pénétration du raisonnement économique dans certaines sciences sociales. Le second workshop a pour but de peaufiner l’approche mise en œuvre tout en assurant une plus grande cohérence d’ensemble aux papiers présentés, lesquels formeront la base d’un ouvrage collectif.


Traiter l’objet « cybersécurité » en sciences humaines et sociales : méthodologies de la recherche
Organisateurs : Daniel VENTRE (CESDIP / UVSQ) & Hugo LOISEAU (Université de Sherbrook)
Cybersécurité, cybercriminalité, cybersurveillance, cyberconflit, sont autant de sujets traités depuis quelques années par les chercheurs en sciences humaines et sociales (sociologie, science politique, droit, études de sécurité, études stratégiques, « war studies », « peace studies »…). Ce workshop traitera des méthodologies, cadres théoriques et conceptuels que mobilisent ces diverses disciplines quand elles s’intéressent aux questions de « cybersécurité » (cybercrime, cybersurveillance, etc.). Les interventions s’attacheront à répondre aux questions suivantes : comment définit-on son objet de recherche ? Quels sont les cadres théoriques et méthodologiques applicables ? Quels sont les terrains d’étude ? Quels corpus de données exploiter, comment les analyser ? Quels sont les apports de l’interdisciplinarité et pluridisciplinarité particulièrement dans la rencontre des SHS et des STIC ?

Les nouveaux enjeux patrimoniaux en contextes de crise. Les dynamiques du droit dans l’évolution de la protection internationale du patrimoine culturel
Organisateurs : Marie CORNU & Jérôme FROMAGEAU (ISP – UMR 7220)
À l’occasion des 20 ans de la ratification par la France de la Convention de l’UNESCO de 1970 et du premier anniversaire de la ratification du Deuxième protocole à la Convention de La Haye de 1954, la Commission nationale Française pour l’UNESCO (CNFU) propose un colloque sur « Les nouveaux enjeux patrimoniaux en contexte de crise. Les dynamiques du Droit dans l’évolution de la protection internationale du patrimoine culturel. » Dans un contexte
de désastres patrimoniaux, qu’il s’agisse de destructions volontaires ou encore de pillages, du trafic illicite de biens culturels à grande échelle notamment en provenance de pays en situation de crise ou de conflit armé, la CNFU, en partenariat avec l’UNESCO, le ministère de la Culture et le ministère des Affaires étrangères, propose de revenir sur l’efficacité du système de prévention et de lutte contre cette criminalité culturelle et sur la place des instruments
déployés à différents niveaux.


Les traductions de la littérature espagnole en Europe à l’époque classique : textes, traducteurs
Organisateurs : Marc ZULLI (DYPAC / UVSQ ) & Cristina MARINAS (DAVID / École Polytechnique)
Ce workshop fait suite à deux précédentes rencontres dont les Actes ont été publiés (revue RITT, n° 17, 2015. De nature pluridisciplinaire, il réunira des anglicistes, germanistes, italianistes, hispanistes et des historiens du livre ou de l’art autour des traductions de la littérature espagnole en Allemagne, Angleterre, France et en Italie du XVIe au
XVIIIe siècle. Ce workshop permettra de s’interroger sur la nature des textes espagnols qui ont été traduits à l’époque classique en Allemagne, Angleterre, France et Italie, sur la personnalité de leurs traducteurs et sur les outils dont ils disposaient (dictionnaires, grammaires, etc.). On se penchera également sur les différents aspects du traitement numérique possible des traductions anciennes d’œuvres espagnoles réalisées par des traducteurs tels que, C. Oudin, J. de Luna, J. Pisssevin, F. da Venezia, L. Franciosini, J. Minsheu ou Pahsch Basteln von der Sohle.

Journée d’études photographie et design

Organisateurs : Claire BRUNET (CDRED / ENS Paris-Saclay), Eleonore CHALLINE (Histoire
culturelleet sociale de l’art, EA 4100 / Paris 1), Catherine GEEL (CDRED / ENS Paris-Saclay)
Cette journée d’études vise à explorer l’histoire croisée de la photographie et du design, autrement dit la rencontre entre ces deux arts industriels qui produisent séries, multiples et reproductibles depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Car, si les liens entre photographie et architecture, mode ou peinture ont été analysés et explorés, l’histoire
du design photographié comme de la photo de design reste à écrire. Pourtant, les photos représentent une masse considérable dans les fonds de designers (Sottsass, prouvé, Eames etc. ). À des fins d’illustration ou de documentation, ces images ont aussi envahi les publications. Reste à interroger ce lien comme à en faire l’histoire.


Ville, transport et mobilité durable
Organisateurs : Julie BULTEAU (CEARC / UVSQ) & Anne FOURNIER (FDEG/Université de Valenciennes)
Ces journées d’étude en économie de l’environnement, des transports et de l’énergie ont pour ambition de réunir des contributions originales tant théoriques qu’empiriques sur les questions de mobilité durable. Pour sa deuxième édition, une place importante sera accordée à la thématique des nouvelles formes de mobilité et de l’innovation dans
le secteur des transports. Une attention particulière sera portée aux travaux proposant une approche interdisciplinaire. De plus, afin de donner une dimension pratique et appliquée à ces journées
thématiques, une session « retours d’expériences » aura pour enjeu de confronter les travaux de recherche scientifique à la réalité du terrain en collectivités territoriales et de faire dialoguer chercheurs, praticiens et décideurs publics
autour des initiatives locales de mobilité durable.


Colloque À quoi sert l’évaluation environnementale ?
Organisateurs : Nathalie FRASCAIA LACOSTE (ESE/UPSud) & Aude FARINETTI (IDEP/UPSud)
Depuis la mise en place en 1976 de l’obligation de réaliser des études d’impact sur l’environnement, de nombreuses réformes sont venues renforcer la prise en compte des enjeux environnementaux dans le processus de prise de décision publique. Aujourd’hui, l’évaluation environnementale désigne à la fois un outil technique (l’étude d’impact sur l’environnement) et une démarche qualité visant à améliorer la prise en compte de l’environnement
dans les projets, plans ou programmes (avis de l’autorité environnementale). L’évaluation environnementale dans ces deux dimensions, vise deux objectifs :
– assurer la prise en compte de l’environnement dans les projets, plans et programme ;
– permettre au public d’être informé et de participer à l’élaboration des décisions.
Dans quelle mesure l’évaluation environnementale permet –elle d’atteindre ces objectifs ? Quels sont les effets des récentes réformes sur les pratiques des acteurs ? Afin de répondre à ces questions ce colloque d’une journée organisé sous l’égide de la Maison des Sciences de l’Homme de Paris-Saclay et du Groupe des Acteurs de l’Ingénierie Écologique
Gaié, rassemblera chercheur.e.s issu.e.s de différentes disciplines (écologie, sciences sociales…), décideurs et acteurs/praticiens/usagers de l ‘évaluation environnementale.


Redrawing the Boundaries of the Social Sciences: How Social Problems Became Economic Problems in the Postwar U.S.
Organisateurs : Philippe FONTAINE (ISP / ENS Paris-Saclay) & J. POOLEY (Muhlenberg College)
Ce workshop fait suite à un premier workshop organisé les 29 et 30 juin 2018 à l’ENS Paris-Saclay lors duquel les bases d’une réflexion sur les différents traitements réservés aux problèmes de société de la société nord-américaine d’après-guerre ont été posées. Lors de cette première édition, les intervenants sont revenus sur la difficulté
à penser les problèmes de société dans une perspective multidisciplinaire qui permette de posséder un panorama assez complet des différentes lectures de ces problèmes. Ils ont pareillement noté les rapports à double sens entre les sciences sociales et les politiques publiques. Certaines des premières donnent des outils aux décideurs pour construire leurs politiques publiques, mais en retour les demandes des décideurs et l’urgence de certains problèmes de société peuvent produire des effets non négligeables sur les orientations des différentes sciences sociales,
en encourageant notamment la pénétration du raisonnement économique dans certaines sciences sociales.


Durabilité et obsolescence programmée des produits de consommation
Organisateurs : Yannick PAGNERRE (CRLD / UEVE) & Nicolas DUPONT (CERDI / UPSud)
Transversal, ce séminaire se propose de réunir des intervenants issus de différents horizons, enseignants chercheurs, professionnels et ingénieurs, afin de nourrir une réflexion d’ensemble sur les enjeux tant techniques que socio-économiques, environnementaux et juridiques de l’obsolescence programmée, qui vise à raccourcir la
durée de vie des produits, et d’envisager, réciproquement, les pistes qui peuvent être exploitées afin de rallonger cette durée et de sensibiliser les opérateurs économiques sur ce point.

De la pensée au visible : Design As A Large Ring – Section française de la Triennale de Milan
Organisateurs : Catherine GEEL & Claire BRUNET (Centre de recherche en design / ENS Paris-Saclay)
La Triennale du design de Milan 2019 – « broken nature » – accueillera un pavillon français confié à C. Geel. Il s’agit dans ce cadre d’organiser deux journées d’étude : design, écologie, santé et société numérique. La recherche en design a besoin de différents temps opératoires pour penser les transformations à venir. Les designers, architectes et urbanistes qui élaborent ces pistes de travail développent des pratiques textuelles, expérimentales,
médiatrices, filmiques, numériques… Or les plus jeunes générations qui prennent aujourd’hui la parole sur ces sujets de E. Coccia, S. Boumediene à T. Garcia dialoguent avec les créateurs. Les concepteurs les lisent. Notre journée souhaite en rendre compte en donnant la parole et la possibilité du dialogue à ces penseurs avec des jeunes designers.

SEMINAIRES


Patrimoines et Patrimonialisation. Les inventions du capital historique
Organisateurs : Stéphane OLIVESI & Anne-Claude AMBROISE-RENDU (CHCSC / UVSQ)
Pour cette seconde saison comme pour la première, le séminaire se propose de traiter des phénomènes de patrimonialisation passés et présents dans leur extrême diversité. Il s’attache aux manières dont des patrimoines se sont constitués et se constituent aujourd’hui encore, aux stratégies des acteurs qui soutiennent leur reconnaissance, aux enjeux culturels, sociaux, économiques qui s’y rattachent. Il fait appel à des spécialistes de différentes disciplines,
travaillant sur des objets divers (culture, art mais aussi politique, société, industrie, agriculture…) souhaitant confronter et enrichir leurs analyses.


Médias et médiations de la gastronomie (XVIIe-XXIe siècles)
Organisateurs : Françoise HACHE-BISSETTE, Denis SAILLARD (CHCSC / UVSQ) & Faustine REGNIER (ALISS / INRA)
L’analyse des médias et des médiations de la gastronomie doit se réaliser par une approche transdisciplinaire. Elle nécessite de travailler notamment avec des laboratoires et des chercheurs en sciences de l’information et de la communication, sociologie, anthropologie, ethnologie, histoire de l’art, littérature, philosophie, géographie, économie et sciences de la nutrition. Nous plaçons résolument l’analyse de notre thématique dans une perspective comparatiste, comme il est de coutume au CHCSC et nous faisons aussi appel à des chercheurs travaillant sur des pays autres que la France et en encourageant la coopération d’universités françaises et étrangères. Ce séminaire existe depuis octobre 2013. Pour la cinquième saison, le CHCSC-UVSQ s’est associé avec l’Unité de recherche ALISS « Alimentation et sciences sociales » de l’INRA, avec laquelle nous travaillions régulièrement, notamment avec la sociologue Faustine Régnier. Cette association nous a permis d’élargir nos horizons aux analyses des autres disciplines représentées à ALISS, la sociologie mais aussi l’économie : les questions de qualité de l’alimentation, et par exemple celle des produits de grande consommation, ou de la stratification sociale, sont au cœur des réflexions sur la cuisine.


Savoir et Pouvoir
Organisateurs : Virginie ALBE (ISP / ENS Paris-Saclay) & Delphin BERDAH (EST / UPSud)
Le séminaire s’intéresse aux interactions entre des communautés appliquées à établir le domaine de compétence de leurs savoirs. Ces interactions donnent lieu à un ensemble d’oppositions : entre savoirs savants au sein d’une même discipline et entre plusieurs disciplines ; entre savoirs savants et savoirs profanes ; et entre savoirs experts et
savoirs politiques. La circulation des savoirs au sein des communautés et entre elles entraine une redéfinition permanente de la division du travail dans les sciences. Aussi ce séminaire s’interroge plus particulièrement sur les espaces interstitiels comme lieux de transformation des savoirs, où la multiplicité de leurs usages accompagne leur adaptation à des publics variés. En mobilisant des recherches en histoire, en sociologie et en sciences politiques, ce séminaire est aussi l’occasion de s’interroger sur l’intérêt d’une approche multidisciplinaire des interactions entre savoirs.


Genre et monde carcéral : Disciplinarisation de la peine
Organisateurs : Natacha CHETCUTI-OSOROVITZ (IDHES / ENS Paris-Saclay) & Patricia PAPERMAN (UMR LEGS 8238)
Après un premier cycle de séminaire centré sur l’émergence, dans le champ des sciences sociales, de travaux portant sur les femmes en prison, ce second cycle de séminaire a pour objectif d’approfondir le questionnement sur le rapport entre genre et expériences carcérales, autour de nouvelles questions : la disciplinarisation
carcérale au sens de l’apprentissage des normes carcérales et de leur concrétisation quotidienne dans le parcours d’exécution de la peine, la criminalisation de la peine et les violences ressaisies au prisme du genre. Les huit interventions s’attacheront à développer, de manière non exhaustive, les thématiques suivantes : logiques de répression et d’enfermement analysées du point de vue du genre, criminalisation de l’exercice de la
violence, normes de genre et figures de femmes criminelles, conception de la violence politique exercée par des femmes, organisation pédagogique en prison et hiérarchisation des délits, travail en prison et formes de résistances genrées. Ces nouveaux questionnements permettront la mise en perspective de l’univers carcéral et de ses
modes de fonctionnement, par la mise en lumière de leurs rapports aux mondes de la justice, du droit, de l’éducation nationale, et du politique.

Science & Société
Organisateurs : Alexei GRINBAUM (LARSIM / CEA) & François BONTEMS (Institut Pasteur)
Depuis 2013, François Bontems organise des conférences à l’Institut Pasteur consacrées aux interactions entre science et société. Depuis 2016, il est responsable d’un cours Pasteur sur le même sujet auquel participe Alexei Grinbaum. Le principe est d’inviter des philosophes, des sociologues, des historiens ou des personnes de la société civile à
discuter avec les chercheurs et les administratifs de l’Institut de (l’évolution de) la place de la science dans la société. Nous souhaitons élargir ces séminaires au campus de l’Université Paris-Saclay en proposants aux conférenciers de venir faire deux séminaires à quelques jours d’intervalle, l’un à l’Institut Pasteur, l’autre à paris-Saclay.

GRIAHAL – Groupe de Recherche Interdisciplinaire sur les Antilles Hispaniques et l’Amérique Latine
Organisateurs : Sylvie BOUFFARTIGUE (CHCSC / UVSQ) & Sandra HERNANDEZ (LCE Lyon 2)
Le séminaire du GRIAHAL, Groupe de Recherche Interdisciplinaire sur les Antilles Hispaniques et l’Amérique Latine, est reconnu depuis 2015 comme le séminaire du CHCSC spécialisé sur la Caraïbe. Le séminaire est dirigé par Sylvie Bouffartigue, PU (CHCSC, UVSQ). Le GRIAHAL a inscrit de longue date ses travaux dans une démarche interdisciplinaire dans le champ des SHS, en se centrant sur les sociétés caribéennes et latino-américaines. Le séminaire du GRIAHAL accueille des étudiants de Master LLCER (parcours ECPH) et des doctorants de l’ED SHS de Paris
Saclay. Le programme annuel du séminaire alterne conférences d’invités, communications de membres doctorants ou post-doctorants du GRIAHAL, ateliers ou workshop thématiques, Journées d’Etudes et colloques internationaux. Le séminaire interinstitutionnel se réunit mensuellement depuis plusieurs années. Il regroupe une quinzaine de chercheurs confirmés de plusieurs universités françaises. La longévité du séminaire du GRIAHAL a permis au groupe d’entretenir des réseaux nationaux, européens et internationaux pérennes.


Design, écologies et normativités nouvelles
Organisateurs : Anne LEFEBVRE (CRD ENS Paris-Saclay) & Armand BEHAR (ENSCI Les Ateliers)
Quand la nécessité de nourrir une conscience écologique est désormais largement acquise, le design n’est pas condamné à ne pourvoir que résister ou céder à l’application des nouvelles normes environnementales qui s’appliqueraient de manière adventice à sa pratique, comme à toute pratique productive ou industrielle – des normes bien souvent vécues comme des freins à son inventivité. Ce séminaire veut montrer qu’il est bien plutôt appelé à redécouvrir, point par point (quelques que soient les questions environnementales considérées précisément), en
qualité de discipline créatrice du projet travaillant à l’articulation de différentes dimensions du monde présent, sa capacité à inventer ou être source des normativités nouvelles. S’il est très (trop) souvent invité à se faire eco-design, à
répondre aux impératifs d’un design éco-responsable ou encore d’un slow design, il n’est que trop peu convoqué pour sa puissance normative propre, invité à réactualiser la valeur critique propre de sa pratique du projet. Le premier objectif de ce séminaire sera de témoigner de la capacité qu’ont les designers – via une conduite du projet, prenant en compte les milieux du vivant et les relations qu’il y entretient – de reformuler entièrement une série de questions émergeant avec l’inquiétude écologique, autant que de favoriser/organiser sur ces objets la construction d’une recherche qui soit immédiatement et profondément interdisciplinaire.


La sélection dans tous ses états
Organisateurs : Julien GARGANI (Directeur du Centre d’Alembert) & Alexia JOLIVET (EST / UPSud)
Mode de fonctionnement optimisé de toutes les organisations ou mode de gestion en situation de pénurie ? Processus rationnel pour obtenir des résultats interprétables ou contingence ayant pris place dans l’autoorganisation des espèces ? Comment fonctionne la sélection et existe-til des alternatives à la sélection ? Nous réfléchirons sur les critères de sélection, qu’ils soient automatisés ou non, et au-delà nous interrogerons l’impact de ce mécanisme sur le fonctionnement de nos disciplines scientifiques, sur l’établissement des normes, et sur l’organisation de nos sociétés. Pour cela le Centre d’Alembert fera intervenir des collègues de différents domaines dans le cadre de ce séminaire : STAPS, économie, informatique, biologie, physique, science de l’éducation.

Histoire du Design – Design, sociétés, textes & dialectique. Saison 2 : Italie – 1955-1981 : Design et Langage
Organisateurs : Catherine GEEL, Claire BRUNET (Centre de Recherche en Design – ENS Paris-Saclay), Annalisa VIATI NAVONE (LéaV) & Emanuele QUINZ (EnsadLab)
Le séminaire 201 9 fait suite à la session 2018. Il constitue donc le second volet de 4 semestres de 4 séances qui s’organisent sur les années universitaires (2018-2021). Il contextualise les pratiques des designers et architectes européens dans la 2de moitié du XXe siècle dans les débats de sociétés pour démontrer et analyser les procédures d’interpénétration des domaines qui concernent la discipline. Des chercheurs de différentes aires géographiques et des témoins de champs disciplinaires variés (architecture, design, philosophie, sciences humaines et sociales, conservation) sont conviés. On interrogera en 2019, la notion de langage design (1965-1981 ) spécifique à l’Italie à l’aune d’une thématique : les interfaces langagières et quatre sujets : la sémiotique, les revues théoriques et les fanzines de design, la naissance de l’informatique, la pensée et le système Olivetti.

Les journées du GERPISA : Industrie automobile et mobilités : quels changements de paradigmes ?
Responsables scientifiques : Tommaso PARDI (IDHES – ENS Paris-Saclay) & Danielle ATTIAS (Laboratoire de Génie Industriel – CentraleSupélec)
Le cycle de séminaires des journées du GERPISA 2018-2019, en association avec la Chaire Armand Peugeot (Centrale Supelec) vient clore le programme international de recherche sur les « nouvelles frontières » de l’industrie automobile et des mobilités : véhicules électriques et autonomes, voitures digitales et big data, usines du futur, autopartage et covoiturage… qui sont les pionniers qui sont en train de façonner ces nouveaux territoires de production,
consommation et innovation ? Quelles transformations sont-ils en train de déclencher et promouvoir ? Quelles sont leurs implications pour les tendances et les équilibres actuels dans les systèmes et les industries automobiles ? Et comment ces transformations affectent le travail et l’emploi ? Les huit séances viseront à apporter des éléments de réflexion historique et prospective, ancrés dans des recherches empiriques, pour appréhender les (r)évolutions
considérables que traversent l’industrie et les usages de l’automobile.


ACADEMIC ALL STAR GAME
Responsables scientifiques : Jean-Phillipe DENIS (RITM – UPSud) & Damien MOUREY (IDHES – ENS Paris-Saclay / CNRS)
L’Academic All Star Game est un cycle de conférences – débats qui repose sur un principe d’invitations : des chercheurs francophones de renommée internationale sont ainsi conviés à partager leurs sentiments et visions sur un thème générique. Ce séminaire, appelé à être reconduit chaque année, prend pour 2018-19, le thème : « Recherche en stratégie et management : mort clinique ou renaissance ? ».

Conflits et Territoires
Responsables scientifiques : Marianne EHRLICH (UMR SAD-APT – INRA / AgroParisTech), Thierry KIRAT (IRISSO – Paris-Dauphine) & André TORRE (UMR SAD-APT – INRA / AgroParisTech)
L’objectif du séminaire mensuel Conflits et Territoires est de permettre de permettre la discussion la plus large (pluridisciplinaire et en interface avec la société civile) sur la question des conflits liés à l’espace, et tout particulièrement sur la place des conflits dans la construction et la gouvernance des territoires. Chaque séminaire,
d’une durée de deux heures, est consacré à la présentation d’un travail ou au bilan d’une recherche sur la question des conflits, suivie d’une discussion avec la salle. Les séances se déroulent les derniers mardis du mois de 13 h 00 à 15 h 00 à l’INA-PG (16 rue Claude Bernard, Paris V). Par la suite, un support académique sera recherché (ouvrage collectif), pour faire le bilan sur les années d’échange et de travail.

PROJETS EMERGENCE



RwandaMAP2020 (Mémoires, Archives, Patrimoines). Connaître le génocide des Tutsis : le chercheur à l’épreuve des traces de l’extermination, porté par François Robinet du CHCSC de l’UVSQ, a pour ambition de construire un réseau de recherche international sur les traces (mémorielles, archivistiques, patrimoniales) du génocide des Tutsis du Rwanda afin de relever une série de défis posés aux Sciences humaines et sociales. Les pertes, dégradations ou destructions de certaines traces, la profusion de données, d’archives et de travaux scientifiques, l’abondance de témoignages et de récits de natures diverses rendent indispensable la création de dynamiques collectives profondes et durables d’enrichissement des savoirs sur le génocide appuyé sur le recours aux outils numériques de la recherche en humanités. Ce projet avait déjà fait l’objet d’une labélisation workshop en 2017 et la MSH accompagne le chercheur pour un dépôt ANR dans les mois prochains.


Usages politiques et esthétiques de l’imaginaire troyen à l’époque médiévale , porté par Anne Rochebouet du laboratoire DYPAC de l’UVSQ, vise à fédérer un réseau de spécialistes internationaux pour étudier les usages de l’imaginaire troyen grâce à une approche interdisciplinaire (lettres, histoire, philologie, histoire de l’art, anthropologie).
Par l’organisation de trois workshops et la réalisation parallèle d’un outil numérique de cartographie des données étudiées, il a pour objectif de créer des espaces de rencontre et de dialogue afin de tracer de nouvelles perspectives pertinentes pour interroger la fonction de laboratoire réflexif qu’a pu remplir la matière troyenne à l’époque médiévale.


Algorithme, plateforme et concurrence, porté par Grazia Cecere du RITM de l’UPsud, Ulrich Laitenberger de Télécom – ParisTech et Julie Groffe du CERDI de l’UPSud, vise à comprendre l’influence des algorithmes sur la concurrence entre les plateformes en ligne et l’existence de biais liés à la mise en œuvre de ces algorithmes. Si les algorithmes actuels ont des capacités d’apprentissage fondées sur leur expérience, ils peuvent dans certains cas conduire
à un comportement anticoncurrentiel ou engendrer des discriminations. Il s’agit de créer un groupe de recherche interdisciplinaire pour une étude exploratoire en vue de tester l’existence et l’ampleur de ce phénomène. La littérature en économie et en droit montre que les plateformes en ligne peuvent générer et reproduire des comportements anticoncurrentiels qui existent dans le monde réel. Les membres du projet collectent des données sur des
plateformes en ligne concurrentes et analysent leur comportement de positionnement et de fixation des prix. Les porteurs de ce projet ont déjà été labélisés sur un projet de workshop en 2017, dont le sujet était connexe, et sont candidats à l’appel d’excellence.

Le « Bitcoin du peuple : les crypto-monnaies sociales, un futur possible de la blockchain, porté par Hugo Harari-Kermadec de l’IDHES de l’ENS Paris-Saclay, vise à étudier la convergence entre les monnaies dites « virtuelles », fondées sur un principe de création et de gestion monétaire décentralisé, et les monnaies dites « sociales », « alternatives » ou « complémentaires », qui s’inscrivent dans ce qu’on dénomme l’économie sociale et solidaire
(ESS). En apparence, tout oppose les deux groupes de monnaies « non-bancaires ». D’un côté, les crypto-monnaies, issues de philosophies libertariennes et anarchistes, sont pensées contre les pouvoirs discrétionnaires des Etats. De l’autre, les monnaies « sociales » (systèmes d’échange locaux, banques de temps, clubs de troc, et autres monnaies locales) se construisent en opposition aux effets délétères des pratiques spéculatives privées.
Cependant, les deux communautés se rejoignent sur la volonté de transformation systématique. La Moneda PAR, localisée à Buenos Aires, fournit un des premiers exemples de ces « crypto-monnaies sociales ». Le projet étudie les possibilités ouvertes par l’utilisation de la blockchain dans des projets de monnaies alternatives à vocation sociale et solidaire, ainsi que ses potentielles ambivalences. Du travail de terrain approfondi en Argentine couplé d’une
solide expertise informatique et économique permet aux porteurs de saisir les propriétés de
ces nouvelles formes émergentes dans toutes leurs nuances.


Attitude vis-à-vis du risque, porté par André De Palma du CREST de l’ENS Paris-Saclay, vise à développer des outils d’analyse performants pour mieux comprendre et anticiper l’attitude vis-à-vis du risque des individus et des ménages. À cette fin, les membres du projet proposent d’exploiter des bases de données, uniques à ce jour, collectées en France et à l’international. Combinant préférences révélées et déclarées, ces données permettent d’analyser toutes les facettes des préférences et croyances individuelles, ainsi que de caractériser, par des analyses empiriques, l’attitude vis-à-vis du risque non seulement de l’individu, mais aussi des ménages et de différentes (sous) populations spécifiques. Les modèles et concepts théoriques élaborés trouveront des applications concrètes à travers la construction de cartes et baromètres du risque, exploitables dans les domaines de la finance et des transports. Le porteur du projet est candidat à une ERC sur ce même sujet cette année.


Recherche interdisciplinaire sur les mobilités urbaines et péri-urbaines , porté par Dominique Barth du laboratoire DAVID et Laurent Willemez du PRINTEMPS, unités de l’UVSQ, entre dans le cadre de l’Institut Pascal de Paris-Saclay qui débouchera sur un grand événement scientifique au mois de septembre 2019. Cet événement prendra la forme d’un
laboratoire éphémère (trois semaines), qui regroupera environ trente chercheurs. Ces derniers, experts en SHS et/ou sciences du numérique dans le domaine de l’innovation en matière de mobilité, auront pour but de lever des verrous technologiques, scientifiques et organisationnels. Ce projet entre dans le programme Move In Saclay porté par les trois communautés de commune du territoire. Les porteurs du projet souhaitent également bénéficier du financement d’un postdoc pour étudier les possibilités d’organisation des emplois du temps pour la fluidité du Traffic dans le cadre de l’appel à projets d’Excellence.

Transfab, porté par Stéphanie Lacour de l’ISP et Volny Fages de l’IDHES, unités de l’ENS Paris-Saclay, se propose de prolonger et d’approfondir un travail d’enquête de terrain amorcé en 2016 grâce au soutien de notre structure. L’équipe de chercheurs participant à ce projet propose une analyse du développement rapide de lieux collectifs de
pratiques technologiques et de la variété des formes que ceux-ci peuvent prendre, en particulier dans le cas de la France. Qu’il s’agisse de Fablabs, de Hackerspaces, d’Openspaces, de Design Centers, de TechShops, etc., le nombre d’espaces consacrés au partage de machines et de savoir-faire scientifiques et techniques est en constante augmentation partout dans le monde depuis une décennie. Ces lieux, souvent articulés, historiquement,
sociologiquement, voire parfois simplement rhétoriquement, au monde des makers et du DIY (Do It Yourself), prennent une place croissante dans les politiques d’innovation. Les résultats de leurs précédentes recherches ont conduit les porteurs à concentrer leurs efforts sur l’étude, dans ces espaces, des pratiques susceptibles de participer, d’une forme ou d’une autre, à la transition écologique. Il s’agit, à partir d’études de terrain d’un post doctorant déjà
financé par l’ADEME, d’identifier et de décrire des lieux d’innovation, sociale et technologique, mettant en œuvre des pratiques d’économie circulaire, de recyclage, de réemploi, de frugalité énergétique et/ou matérielle, dans la perspective d’une réflexion sur les conditions nécessaires à leur massification dans la société.


Travail des innovateurs à l’épreuve de l’éthique. Le cas des innovations énergétiques et biotechnologiques, porté par Emmanuel Hirsch de l’APHP, Gaëtan Flocco du CPN de l’UEVE et Samir Bedreddine doctorant au PRINTEMPS de l’UVSQ, vise à étudier le secteur de la recherche industrielle et scientifique, qui connaît de profondes mutations depuis plus de trente ans. En effet, dans le domaine académique, les institutions scientifiques se « mercantilisent », la science se « contextualise » et les gouvernements conditionnent de plus en plus le maintien des crédits aux collaborations
avec le secteur industriel. La recherche biomédicale est concernée par ces transformations. Dans un contexte de compétition scientifique internationale et de pressions fortes, notamment de la part des associations de malades, l’innovation thérapeutique impose ses règles et modifie profondément la culture et les pratiques de la recherche. En quoi ces transformations des secteurs industriel et biomédical modifientt-elles le périmètre et le contenu du travail des innovateurs ? Donnent-elles lieu à un accroissement ou une intensification de la charge de travail ? Outre les conditions dans lesquelles ces innovations se déroulent, quelles sont leurs implications en matière sociale, notamment concernant leur réception par les populations ? Quels questionnements et problèmes éthiques posent-elles ? Le projet consiste à mener différentes enquêtes sociologiques couplées à une réflexion éthique sur le travail d’innovation se déployant dans les secteurs énergétiques et biotechnologiques. Ce projet s’inscrit dans une dynamique de réflexion sur savoir et société qui a déjà fait l’objet de plusieurs événements scientifiques en 2017 portés par des éthiciens et sociologues des sciences des trois universités du périmètre de Saclay.

Projets Maturation


Transatlantic cultures, porté par Anaïs Fléchet du CHCSC (UVSQ), propose de mettre en œuvre une histoire culturelle connectée de l’espace atlantique, grâce à des supports et outils numériques (https://tracs. hypotheses.org/). Il rassemble une équipe de 40 chercheurs, rattachés à 19 universités, en Europe, en Afrique et dans les Amériques, et
vise à la réalisation d’un dictionnaire d’Histoire culturelle transatlantique édité en ligne et en quatre langues (français, anglais, espagnol, portugais) : une plateforme numérique pour analyser les dynamiques de l’espace atlantique et comprendre son rôle dans le processus de mondialisation culturelle contemporain. Lancé en 2015 par le Centre d’Histoire culturelle des sociétés contemporaines (Paris-Saclay), en collaboration avec l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 et l’Université de São Paulo, ce projet a déjà reçu des financements de l’Institut des Amériques (2015), du France Berkeley Fund (2015-2016) et du programme franco-brésilien ANR / FAPESP (2016-2020). Cette plateforme, en plus d’être un média de diffusion de la recherche, est un outil de recherche pour la communauté sur ces sujets. Elle
mobilise des chercheurs de tous les axes de recherche du CHCSC et du SLAM de l’UEVE. L’aide demandée poursuit deux objectifs : 1) développer le web design et des scénarios de visualisation innovants pour la mise en forme des données issues de la recherche ; 2) renforcer l’intégration des membres du Groupe d’Histoire et de diffusion des sciences d’Orsay et du laboratoire Synergies Langues, Arts, Musiques.

HistorIA , porté par Ioana Vasilescu, chercheure au LIMSI (CNRS-UPSud), constitue le prolongement du projet « Émergence 2017 » sur l’étude des changements sonores analysés par l’intelligence artificielle (IA). Il s’inscrit dans la linguistique instrumentée de l’oral, qui construit des connaissances linguistiques à partir de l’exploration outillée des données langagières. Le projet réunit des chercheurs dans les domaines linguistique instrumentée, linguistique historique, sociolinguistique et informatique, autour du thème innovant de l’évolution des langues romanes, étudiée avec des techniques issues de la reconnaissance vocale, de la statistique et de la sociolinguistique (enquêtes de terrain). L’approche est fondée sur des analyses automatisées qui font appel à de grandes masses de données orales à la fois contemporaines (enregistrements média) et issues d’archives historiques (journaux radio depuis la seconde guerre mondiale). Ces données sont étudiées par une postdoctorante (Adèle Jateau, financée 6 mois par un contrat ANR et 6 mois par la MSH) aidée des systèmes automatiques d’alignement son-texte développés par le LIMSI. Grâce à notre soutien, la porteuse du projet a déjà établi une cartographie des usages des dialectes italiens et corses disponibles en ligne (https://atlas.limsi.fr/?tab=IT), qui complètent la cartographie française (https://atlas.limsi.fr/?tab=Hexagone). Les résultats permettent de répondre à un triple objectif : la sauvegarde du patrimoine linguistique, la validation de ses théories et le développement du machine learning pour la reconnaissance vocale.

Problemata, plateforme numérique de diffusion en histoire du design & design studies », porté par Catherine Geel du département Design de l’ENS Paris-Saclay et Annalisa Viati Navone du Léav (laboratoire de l’école d’architecture de Versailles), consiste à diffuser et questionner la recherche en design par voie numérique. Au-delà du soutien à un canal de diffusion, le projet se fixe pour objectif de développer des formats adéquats à la recherche en design par le biais de rassemblement de données et de modalités d’archivages correspondant aux humanités numériques. La numérisation des travaux de recherche en design permet leur visibilité et ainsi d’inscrire le design en tant que discipline scientifique. « Le design n’est pas une science » disait Tomàs Maldonado (Spitz, 2002) designer et sémioticien et recteur de la HfG, dans une déclaration qui cliva l’institut de recherche de la Hochschule für Gestaltung (HfG) où se développaient pourtant dès 1962 des cursus très scientifiques et théoriques. De plus, la HfG était la seule école européenne à penser la computation et l’écologie dans les années 1960 et le seul institut de recherche en design européen faisant de la R&D pour les entreprises allemandes. Cette haute école de design proposait des cursus de communication, mais aussi d’informations dédiées à la littérature grise, de diffusion via les médias etc. Le projet
auquel participe le design spot Paris-Saclay vise à ressusciter ce débat afin d’ancrer et légitimer cette discipline sur notre campus. Il est accompagné, sur nos conseils, par la TGIR des humanités numériques (Huma-Num) dont la MSH a vocation à être le relais pour les chercheurs de notre périmètre.


2017


Projets Maturation

Reconstruction de la distribution de l’ensemble des choix à partir de données de choix discret : une approche de type compressed sensing

Ce projet doit permettre la publication de deux articles. Le premier, quasiment prêt, sur le compressed sensing, et un deuxième sur une définition par la théorie des jeux de la probabilité de l’équilibre. Ces travaux seront soumis à la revue Econometrica. Un workshop de restitution avec Alessandro Laria rattaché à l’Université de Bristol est prévu pour l’automne.


Analyse des comportements interactionnels liés à l’engagement de l’utilisateur pour le design de robots socialement compétents

Ce projet étudie l’interaction du robot humanoïde Pepper avec les personnels et étudiants au sein des locaux du
département SHS de Telecom ParisTech. Pepper est filmé pour retenir les scènes d’engagement et de désengagement avec le public qui seront analysées.

Impact de l’évolution environnementale dans les politiques d’aménagement du territoire : le cas de la biodiversité

Ce projet a le soutien de l’Autorité environnementale au moment où les politiques d’aménagement du territoire ont des obligations de résultat en matière de préservation de la biodiversité. La MSH Paris-Saclay accompagne les parties prenantes à réaliser des études de terrains sur les grands travaux notamment en région Île-de-France. Le projet fera l’objet d’un grand workshop de restitution et permettra la livraison d’un outil d’aide à la décision.

Le projet « Les algorithmes intelligents sont-ils racistes et sexistes et comment leur apprendre à ne pas l’être ? » consiste à générer une publicité Facebook afin de tester la pertinence du ciblage publicitaire sur cette plateforme. L’expérimentation doit identifier et mesurer les biais du ciblage. La publicité testée portera sur l’appartenance d’élève
à plusieurs lycées du sud de l’Île-de-France. Ce dispositif publicitaire expérimental doit se faire rapidement et l’équipe a besoin du soutien financier et logistique de la MSH Paris-Saclay. Les données récoltées seront étudiées par deux stagiaires. Les plateformes numériques obéissent à un cadre juridique mouvant. Il est également prévu d’étudier les conséquences des évolutions du cadre juridique sur le ciblage. Les résultats de cette recherche devraient aboutir à une publication de rang 1 et à un grand workshop de restitution.

Le projet ELEMENTA consiste en une étude des conséquences cognitives sur 50 individus confrontés à une expérience suscitant l’anthropomorphisme avec des éléments naturels (nuage, eau, feu). L’expérience est produite en confrontant chaque sujet à un mur d’images représentant la personne en élément naturel. Le sentiment d’incarner
la matière est permis par le mouvement simultané de l’élément représenté avec les mouvements de l’individu. L’effet miroir est réalisé par une caméra Kinect qui capte les mouvements pour les reproduire sur le mur d’images. Les témoignages des enquêtés sont enregistrés et analysés notamment par des médecins psychiatres. La valorisation dans le domaine médical est souhaitée par les porteurs du projet.

Le projet 17-MA-06 « Exploiting the Informational Content of Large Data sets in Economics: Causal Inference and Nowcasting » est un projet économétrique qui cherche à retirer des informations des data des recherches Google pour trouver les conséquences de politiques (par exemple publicitaires) sur la demande de biens et services. L’objectif
est de mieux appréhender les systèmes de demande grâce à des données très larges.

Le projet « DIPLAB » étudie le profil et les stratégies des microtravailleurs chez le leader français du microtravail rattachés à la plate-forme numérique Foule Factory. Ce projet a le soutien de Microsoft Research et du syndicat FO. La MSH Paris-Saclay finance la mise en place d’un travail à réaliser par la plate-forme pour constituer un panel de travailleurs. Les travailleurs en ligne devront remplir un questionnaire avant de réaliser leurs tâches. Les réponses sont analysées par un ingénieur d’études recruté pour les besoins du projet. Un dernier volet consistera à réaliser des entretiens avec des microtravailleurs pour connaître leur trajectoire professionnelle à long terme. Cette étude est une première en France et l’équipe est intégrée au « European Network on digital labour ».

Le projet « Psychofood » étudie le lien entre régime alimentaire et profil psychologique. L’étude sera permise par l’accès au panel internet pour la recherche (ELIPSS). Les porteurs de projet mettent au point le questionnaire sur panel avec l’équipe d’ELIPSS. L’enquête sera réalisée au cours de l’été et le traitement des bases à l’automne. Un premier workshop sur l’état de l’art est prévu sur le sujet en septembre et un deuxième workshop sur les résultats de l’enquête sera organisé en 2019. L’objectif est de publier les résultats de ce travail de recherche dans une revue d’économie de la santé.