Christine Benichou

Appel à communication – Colloque « La créativité des territoires » – 5-6/11/2017

Le Colloque international interdisciplinaire  est organisé par l’Université Ferhat Abbas Sétif 1 (UFAS1), en partenariat avec le CHCSC (UVSQ Paris-Saclay) et l’Institut Charles Cros, France.

Il est placé sous le Haut patronage du Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique de l’Algérie.

Principes et questionnements

Si l’on admet que le développement territorial durable permet la production de richesses nouvelles, le développement des ressources locales et la préservation de l’environnement à l’attention des générations futures, l’humain, dans son travail, son comportement, ses jeux, ses récits fondateurs et les dimensions multiples de ses besoins, demeure au cœur de la transmission des compétences. Les sciences humaines et sociales sont au cœur de ces dimensions d’apprentissage : l’être humain explore grâce à leurs apports, la diversité et les potentialités des territoires qu’il traverse et où il vit. En effet, un paysage porte l’empreinte de savoirs culturels et techniques séculaires en amont des avancées technologiques récentes. Ces avancées restent dans les formations supérieures longues, trop souvent enseignées sans pensée de l’environnement ni perspective globale de la collectivité. Pourtant, la connaissance du terrain est indispensable aux études relatives à la gouvernance et à la gestion territoriale, dans une relation étroite à la géographie, à l’histoire, mais aussi à la culture de ses habitants et à l’imaginaire social porté par eux.

La tripartition des études supérieures en Licence /Master & Doctorat permet aujourd’hui d’offrir une véritable lisibilité des formations et occasionne, de ce fait, des coopérations scientifiques internationales fructueuses. Toutefois, le système LMD est confronté à la diversité territoriale, dans un contexte de restructuration des opérateurs économiques, qui peuvent se délocaliser très rapidement. Cette situation inédite conduit pour exemple au Maghreb, à un chômage élevé des cadres, dans une situation paradoxale qui crée de la défiance politique et peut fracasser, à terme, les structures démocratiques d’enseignement qui œuvrent pour une ouverture sociétale. Pour y pallier, les apprentissages de terrain doivent être développés au même titre que la recherche, dans des modalités épistémologiques et éthiques attentives à l’évolution des métiers. Ces évolutions appropriées doivent s’effectuer dans une relation attentive aux apports des sciences humaines, en écoute du terrain et de la créativité sociale. C’est dans la diversité des territoires que les innovations sont qualifiées dans une logique d’usage prospective, au-delà du court terme des inventions. Les combinaisons les plus réussies de la coopération sont celles où différents acteurs du terrain peuvent susciter et stimuler un « vivre ensemble » de leurs savoirs, leurs savoirs faire et leur créativité.

Au-delà des compétences sectorielles liées à l’innovation, dont l’enseignement supérieur est traditionnellement dépositaire, l’université a donc besoin de comprendre et d’enseigner des savoirs culturels et sociaux et reconsidérer les apports des disciplines connexes (géographie, histoire, sociologie, anthropologie mais aussi littérature et arts) dans leurs multiples expressions de lien (oralités, écritures, images & sons). Les sciences humaines œuvrent en effet en interdiscipline et permettent, dans une relation à la globalité des perceptions humaines, de construire le présent dans une pensée durable.

Ces mutations ont peu été prises en compte dans les enseignements universitaires technologiques, qui doivent à l’avenir, sous peine de conduire les étudiants au chômage, de penser l’humain et le paysage comme des ressources inventives corrélées, dans leurs expressions et la résistance de leurs savoirs de vie. De fait, et particulièrement dans les territoires cloisonnés, tant par leur géographie physique que par leur organisation socio administrative, l’attention doit être accordée aux ressources locales et à la collaboration entre les acteurs. La qualité des expériences, la diversité des savoirs et l’autonomie des formations sont parties liées.

Cette coopération de l’enseignement et du terrain peut permettre un développement autonome conjoint des acteurs économiques ou, dans sa partie impensée, conduire, au contraire, à leur dépendance sociétale. Comment s’exprime-t-elle au niveau d’un territoire donné ? Comment développer une écoute pragmatique de l’environnement, dans son histoire, ses potentialités et ses expériences ? Les études de cas présentées lors de ce colloque s’attacheront particulièrement aux initiatives, qui mettent en valeur des coopérations inventives, dans une relation culturelle de respect, où les universités, les citoyens et les territoires ont un rôle à jouer.

Dans ces dynamiques mutuelles d’apprentissage, la relation fondamentale à l’humain concerne tout aussi bien les acteurs institutionnels que le marché, les producteurs et les usagers. Dans un esprit de dialogue, mais aussi d’anticipation des besoins et des expressions culturelles de la collectivité, l’université doit s’attacher à valoriser des expériences interdisciplinaires et collaboratives qui enrichissent les propositions classiquement raisonnées des « sciences dures ». Le questionnement sur l’évolution du LMD doit inclure, de ce fait, des propositions alliées, prospectives et comparatives, qui valorisent la diversité des territoires et des bassins d’accueil des étudiants.

Au cœur de ces mutations structurelles, les étudiants, confrontés à des offres multiples (ou paradoxalement restreintes), doivent pouvoir, à terme, exercer leurs choix de métiers au travers des passerelles ouvertes vers une société en mouvement. Une société « durable » sollicite les initiatives au-delà des disciplines initiées lors des études spécialisées : elle convoque les compétences de chacun, dans les domaines désormais conjugués de la citoyenneté, de la responsabilité civile et de l’attention à l’environnement. Le développement d’un pays ne repose pas uniquement sur des compétences techniques sectorisées, mais sur des capacités de penser de façon globale les modes de vie du quotidien. La bonne gestion des sociétés exige, au-delà des modélisations nécessaires, des capacités inventives d’écriture et d’imagination par le geste. Cet imaginaire mobilisé par les récits et les savoirs faire, est le socle d’une pensée prospective ancrée sur le réel et ses possibilités. Pour toutes ces raisons, les sciences humaines et sociales sont au cœur du développement territorial, dans un dialogue renouvelé avec les innovations technologiques importées ou locales. Elles mettent en garde contre l’obsolescence des savoirs universitaires purement techniques et évitent ainsi l’isolement ou l’enfermement des étudiants dans des spécialisations trop fixistes. Pour exemple, les formations courtes, de type Institut Universitaire Technologique, à l’écoute des métiers du futur, sont des viviers d’expériences réussies, qui mobilisent ensembles professionnels, créatifs et chercheurs. Mobilisant des « savoirs de frontières », elles participent du « bien commun» de la pédagogie et, de fait, de la recherche.

De fait, les communications attendues lors de ce colloque interpellent les attentes et les mutations de la société civile, dans la diversité des axes historiques des formations. Les communications attendues peuvent puiser dans les expérimentations telles que : écritures créatives, jeux de rôles, théâtre, arts plastiques, sciences cognitives, etc., dans la mesure où ces expériences sont corrélées avec un dialogue interdisciplinaire. Le cadre du LMD a connu des aménagements divers selon les expériences nationales et régionales. Une écoute toute particulière sera accordée aux propositions qui mobilisent des équipes aux observatoires différents, ainsi qu’aux expériences où le monde universitaire est associé à des initiatives alternatives. Ces expériences doivent pouvoir faire évoluer les formations universitaires dans les dimensions d’un développement durable imaginatif, attentif à la créativité des territoires.

 

Les axes privilégiés de ce colloque interdisciplinaire

Axe 1 : l’université et les territoires, expériences et enseignements croisés.

Axe 2 : place et enjeux des sciences humaines dans les formations professionnelles.

Axe 3 : outils innovants et potentialités créatives du développement universitaire.

Axe 4 : aménagement du territoire, environnement et recherche collaborative.

 

Calendrier de l’appel à communications

  • Les propositions de communication (formats Word et PDF, police Geogia, taille 12), accompagnées d’un résumé d’une page (2500 signes) et d’un bref CV, sont à adresser par mail à : sylvie.dallet@uvsq.fr et oussama.kharchi@univ-setif.dz, ainsi que déposées sur le site Internet dédié au colloque http://www.univ-setif.dz/OCS/CTEFD avant le 22 mai 2017.
  • Les réponses aux propositions seront envoyées au plus tard, le 15 juin 2017.
  • Les textes complets des communications retenues doivent être transmis au plus tard le 7 septembre 2017 sur des modalités précisées sur le site internet dédié.

 

Comité d’organisation scientifique international et partenariats

  • Hafid Aourag, Physique (DGRSDT/MESRS, Algérie)
  • Sylvie Brodziak, Lettres et Histoire (Université de Cergy-Pontoise, France)
  • Sylvie Dallet, Arts, Histoire (CHCSC-UVSQ Paris-Saclay et Institut Charles Cros, France)
  • Abdel-Madjid Djenane, Économie (UFAS1, Algérie)
  • Noureddine Ghouali, Automatisme (DGEFS-MESRS, Algérie)
  • Gerhard Gobsch, Mécanique et optique (Université Technologique Ilmenau, Allemagne)
  • Oussama Kharchi, Architecture et Urbanisme (IAST, UFAS1, Algérie)
  • Pina Lalli, Sciences de l’Information et Sciences Politiques (Université de Bologne, Italie)
  • Mohamed El Hadi Latreche, Électronique (Université Constantine 2, CRUEst, Algérie)
  • Yannick Lebtahi, Arts, Sciences de l’Information & de la Communication (U. Lille 3, France)
  • Didier Mulnet, Écologie, Développement Durable  et Éducation (ENSP, U. Clermont-Ferrand, France)
  • Élie Yazbek, Audiovisuel (Université Saint-Joseph de Beyrouth, Liban)

 

Comité d’Organisation (Sétif)

  • Abdelmalek Douibi, Plasturgie (UFAS1)
  • Daoud Harzallah, Biologie (UFAS1)
  • Nadjet Kamel, Informatique (UFAS1)
  • Noureddine Messahel, Économie (UFAS1)
  • Brahim Zaarour, Finances (UFAS1)
  • Benachour Lilia, Informatique (UFAS1)

 

Workshop MSH Paris-Saclay : La nature de la culture – 17/05/2017

Le workshop consacré à l’axe 3 de la MSH Paris-Saclay se tiendra le mercredi 17 mai, de 10h à 16h30.

Les inscriptions (christine.benichou@universite-paris-saclay.fr)  sont ouvertes jusqu’au lundi 15 mai, 15h.

Programme

10h00 – Accueil

10h30-11h15 – Présentation de Philippe Geslin, professeur, ethnologie, Haute école spécialisée de Suisse occidentale

« Cultures, sciences et technologies »

11h15-12h00 – Présentation d’Octave Debary, professeur des universités, anthropologie, CANTHEL (EA 4545 – UP5)

« Objets, Mémoire et Musée »

12h00-12h45 – Présentation de Nicolas Hatzfeld, professeur des universités, histoire, IDHES (UMR 8533 – UEVE/ENS Paris-Saclay/UP8/UP10/CNRS)

« Cultures du travail, patrimoine économique et industriel » (titre provisoire)

13h-14h – Déjeuner

14h00-14h45 – Présentation de Loïc Bertrand, directeur, physique, IPANEMA (USR 3461 – UVSQ/CNRS/MCC)

« Matériaux anciens, patrimoine et méthodologie »

14h45-16h30 – Discussion sur l’évolution de l’axe 3 de la MSH Paris-Saclay

Coordination : Eric Godelier, professeur des universités, sciences de gestion, Ecole Polytechnique, membre du bureau de la MSH Paris-Saclay

 

Pour télécharger le programme : Programme Workshop Axe 3 V.2

Colloque 2017 du Centre d’Alembert : « Quand le temps nous est compté : questions de temps dans le travail académique »

« Je suis débordé.e; je n’ai pas le temps ! ». Ce vécu, que nous sommes nombreux à partager, est le point de départ de ce colloque. Nous avons le sentiment que nos rythmes de vie s’accélèrent, en particulier celui de notre activité professionnelle. Prenons donc le temps pour nous arrêter et analyser ce phénomène et ses conséquences.
Comme toutes les organisations soumises aux pressions du « New Public Management », les instituts de recherche et établissements d’enseignement supérieur sont structurés par des temporalités multiples, hétérogènes et souvent conflictuelles. Le développement des espaces de travail virtuels et d’un usage immodéré des moyens de communication électroniques empiètent sur les temps nécessaires d’isolement ou de rencontre. Les rythmes sont de plus en plus rapides et les agendas s’accumulent et se superposent : calendriers pédagogiques, d’examens, d’envois de textes, d’expertises, de rendus de recherche, de rapports d’avancement de travaux, de demandes de soutien sur projet, de justifications de dépenses…
Comment concilier autant de contraintes, de fragmentation et de dispersion des tâches professionnelles, de moments d’urgences répétés avec les exigences de travail original de qualité et les engagements personnels qu’il implique ? Comment concilier ces différents calendriers avec les devoirs et aspirations légitimes de la vie familiale, culturelle, sociale et citoyenne ?
Le colloque sera l’occasion d’analyser les caractéristiques, les ressorts et les effets de ces évolutions de structure temporelle vécues par les personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur. Il visera à débattre des injonctions managériales de gestion, de contrôle et donc de mesure des temps à laquelle nous nous heurtons. Au‐delà, le colloque cherchera à interroger la volonté politique et économique de réorienter les priorités des institutions de recherche et d’enseignement supérieur, à seule fin d’être au service de l’innovation technologique et de la compétitivité économique. Et ce, au risque de l’oubli des fonctions exploratrices et sociales de la recherche comme des fonctions culturelles et critiques des enseignements supérieurs.
Le colloque est conçu comme un moment d’élucidation des impacts de ces modes de gestion tant sur la fécondité des recherches, qui nécessite temps et communications libres favorisant la maturation des idées et la créativité, que sur les formations supérieures où la disponibilité et l’attention envers chaque étudiant est une condition de la réussite des apprentissages et du développement des compétences. Nous questionnerons également les effets possibles sur la qualité de vie au travail.
Puisse ce colloque être alors un temps de respiration dans nos emplois du temps surchargés pour nous interroger ensemble sur la manière de résister à ces nouvelles contraintes temporelles.
Comité de pilotage
Hélène Aubry, enseignante -­ chercheuse en droit, IDEP, Université Paris-Sud
Philippe Brunet, enseignant ‐ chercheur en sociologie, LISIS, Université Paris-­Est Marne La Vallée
Christine Eisenbeis, chercheuse en informatique, INRIA, LRI, Université Paris-­Sud
Hélène Gispert, enseignante -­ chercheuse en histoire des Sciences, EST, Université Paris-Sud
Annick Jacq, chercheuse en microbiologie, CNRS, directrice du Centre d’Alembert
Alexia Jolivet, enseignante -­ chercheuse en sciences de l’information et de la communication, EST, Université Paris-­Sud
Jean-­Louis Martinand, enseignant -­ chercheur émérite en Didactique, Président du Centre d’Alembert, ENS Cachan
Bertrand Sergot, enseignant -­ chercheur en sciences de gestion, RITM, Université Paris-­Sud

Forum BIORESP – Save the date ! – 1/06/2017

Après d’autres pays européens, la France a adopté en janvier 2017 sa stratégie nationale pour la bioéconomie et le Conseil économique  social et environnemental (CESE) va publier fin mars, ses recommandations pour la rendre soutenable.

La bioéconomie devient un domaine clé pour nos transitions. Elle désigne tous les usages des biomasses (alimentation, chimie, énergie…). Elle intègre aussi bien la chimie verte ou biosourcée, l’économie circulaire ou la biologie industrielle…

Alors on s’interroge : de quelle nouveauté est-elle porteuse ? Quelles sont les innovations aptes à nous affranchir de la dépendance au pétrole, et à réduire les pollutions et les émissions carbone ?

Qui est concerné ? Quelle teneur prend le dialogue entre les agriculteurs, producteurs, transformateurs, distributeurs, consommateurs, et avec tous les citoyens? Comment chacun entend-il faire face à cette révolution des productions et des marchés ?

Les controverses peuvent-elles nous aider à reconsidérer l’économie au sein de la biosphère ? Comment pourra-t-on collectivement veiller à la régénération des écosystèmes et à la sécurité alimentaire ?

Le Forum BioRESP est une interface de dialogue multiacteurs pour explorer ensemble les modalités d’une bioéconomie viable et désirable.

Ce premier Forum BioRESP vise à rassembler la diversité des acteurs concernés et intéressés par la bioéconomie, à comprendre leur rationalité, leurs intérêts, leurs attentes et interrogations. Il récoltera les sujets de controverse et les enjeux de chacun afin de construire les quatre rendez -vous annuels du Forum BioRESP.

Pour accéder au programme complet : bioresp-programme-online

Pour plus de renseignements, visitez notre site : www.bioresp.eu

Inscriptions en ligne : cliquez ici

Contact : d.browaeys@lefestivalvivant.org

Appel à projets 2017 – Les SHS & les maladies rares – Fondation maladies rares

Cinquième appel à projets de recherche en sciences humaines et sociales dans le champ des maladies rares, soutenu par la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) et par la Fondation d’entreprise IRCEM, cet appel à projets vise à mieux comprendre les conséquences liées à la rareté de la maladie et les impacts spécifiques en terme de handicap et de qualité de vie.

Le soutien financier accordé par projet lauréat est de 100 000 € maximum pour une durée de 2 ans.

La date limite de soumission des pré-dossiers est fixée au jeudi 27 avril 2017 – 17h.

Pour télécharger le texte de l’appel à projets :  2017SHS_MR

Pour accéder au formulaire de candidature, cliquez ici

Pour tout renseignement complémentaire, adressez-vous à : shs-mr@fondation-maladiesrares.com

Appel à projets 2017- « Osez l’interdisciplinarité ! » – CNRS

Le CNRS lance à travers la Mission pour l’interdisciplinarité l’Appel à Projets non thématique « Osez l’interdisciplinarité ! » pour aider les jeunes chercheur(e)s qui souhaitent orienter leurs recherches vers l’interdisciplinarité à travers un nouveau projet scientifique résolument novateur ne pouvant être amorcé sans un soutien spécifique.

Vous êtes chercheur(e) au CNRS depuis quelques années (promu(e) ou recruté(e) en tant que Chargé(e) de Recherches 1ère classe à compter du 1er octobre 2013 inclus) et souhaitez orienter vos recherches vers l’interdisciplinarité à travers un nouveau projet scientifique résolument novateur et que vous ne pouvez pas amorcer sans un soutien spécifique.

Le CNRS lance à travers la Mission pour l’interdisciplinarité (MI) l’Appel à Projets non thématique « Osez l’interdisciplinarité ! » pour vous aider dans ce défi.

Pour être recevable au titre de cet appel, votre projet doit correspondre à un changement thématique et inclure de nouvelles collaborations issues de disciplines différentes. Le projet peut être mis en œuvre avec ou sans mobilité géographique. Un projet sans mobilité doit permettre l’émergence d’une dynamique interdisciplinaire visible sur le site.

L’interdisciplinarité, le risque, et le caractère de rupture seront les critères clefs de la sélection des projets qui sera effectuée par le comité de pilotage de la MI sous la présidence de la (le) DGDS. Une audition des candidats présélectionnés sera organisée au siège du CNRS (PMA, Paris 16e).

Le projet doit présenter en 4 pages les motivations, les défis à lever, le caractère interdisciplinaire, le consortium proposé, les résultats attendus, la méthodologie employée et un budget détaillé. Un Curriculum Vitae d’une page doit être joint.

Pour consulter le texte complet de l’appel à projet : osez_l_interdisciplinarite_aap-2017

Pour télécharger le dossier de candidature : formulaire-candidature-osez-2017

Le dossier complet (5 pages maximum) doit être obligatoirement déposé sur l’application SIGAP

Pour obtenir des informations :

Appel à projets « Émergence » 2017 – MSH Paris-Saclay

CONTEXTE

La MSH Paris-Saclay a une double vocation dans le cadre de la politique du Département SHS : (1) fédérer les forces SHS du site Paris-Saclay en catalysant les coopérations entre laboratoires et/ou établissements, (2) promouvoir l’interdisciplinarité, notamment celle entre les SHS et les autres sciences.

En 2017, cette double vocation s’incarne dans trois dispositifs de financement de projets et d’animation de la recherche :

  1. L’appel à workshops (colloques, journées d’étude, séminaires thématiques) ;
  2. L’appel à projets « Emergence » ;
  3. L’appel à projets « Maturation » ;

ORIENTATIONS DE L’APPEL A PROJETS 2017 – « ÉMERGENCE »

Ce type d’’appel à projets est destiné à favoriser le développement de nouvelles idées construites à partir de coopérations inter/pluridisciplinaires. L’objectif est de parvenir au lancement de 20 projets de recherche en 2017, dans la limite de 5 000 € par projet. Il est précisé que les projets cofinancés par d’autres partenaires (institutions académiques, décideurs publics, partenaires industriels) sont éligibles.

Sont considérées comme pluridisciplinaires des questions qui impliquent le regard de plusieurs disciplines, et interdisciplinaires des questions qui ne peuvent pas être abordées sans le concours de plusieurs disciplines.

Tout projet de recherche inter/pluridisciplinaire et qui s’inscrit prioritairement dans l’un des axes de recherche de la MSH Paris-Saclay peut être financé par le dispositif « Émergence ».

Pour mémoire, le projet scientifique de la MSH Paris-Saclay compte quatre axes prioritaires autour de quatre grandes transitions du 21e siècle : numérique, environnement et territoires, culture, santé. A ces quatre axes s’ajoute un axe transversal sur l’innovation (cause historique et solution potentielle des transitions).

Plus précisément, chacun des quatre axes principaux se décline en quatre orientations.

  1. Le pouvoir des algorithmes : données (massives), réseaux, décision, modélisation ;
  2. La culture de la nature : environnement, énergie, territoires, alimentation ;
  3. La nature de la culture : culture, art, patrimoine, mémoire ;
  4. La santé de demain : nouvelles technologies, styles de vie, systèmes de santé, éthique.

La stratégie scientifique de la MSH Paris-Saclay est disponible sur le site msh-paris-saclay.fr. Une liste de mots-clés présente les principaux objets interdisciplinaires étudiés au sein de l’Université Paris-Saclay. Cette liste est le résultat d’un travail de cartographie effectué en collaboration avec les principaux acteurs SHS du plateau de Saclay. Elle n’est pas exhaustive. Un des objectifs de l’appel à projet « Émergence » consiste justement à faire naître des nouvelles perspectives de collaborations transversales entre chercheurs, équipes, ou institutions investies dans le périmètre de Paris Saclay.

La direction de la MSH Paris-Saclay contribuera au bon accueil et suivi des projets retenus.

Les lauréats seront amenés à présenter leurs travaux dans le cadre d’une journée de restitution.

Ils bénéficieront d’un environnement propice à la recherche et à la créativité, qui s’appuie sur un réseau de partenaires locaux et nationaux. La MSH Paris-Saclay est non seulement une unité de recherche mais aussi une unité des services mutualisés.

CONDITIONS DE CANDIDATURE

  • Proposer un projet inter/pluridisciplinaire;
  • Le(s) porteur(s) doit(vent) travailler et mener ses(leurs) travaux de recherches dans l’un des établissements, unités ou laboratoires de l’Université Paris-Saclay. Les projets qui impliquent plusieurs établissements de l’Université Paris-Saclay seront priorisés;
  • Les fonds seront disponibles jusqu’au 31/12/2017. Le report des crédits en 2018 pourrait être possible, dans des conditions qui ne sont pas connues à ce jour. Il est donc fortement recommandé de planifier les activités en 2017.

MODALITÉS DE CANDIDATURE

  1. Formulaire de soumission complété et signé  : MSH Paris-Saclay – AAP Emergence 2017 – formulaire de candidature ;
  2. Une lettre de soutien du directeur de l’unité ;
  3. Curriculum vitae du(des) porteur(s) du projet (publications, enseignements, responsabilités administratives, portage de projets).

Les pièces sont à transmettre par voie électronique uniquement.

Le dossier est à remettre au plus tard le 15/05/2017 (session 1) ou le 15/09/2017 (session 2) à l’adresse mail suivante : christine.benichou@universite-paris-saclay.fr

Un accusé de réception sera transmis dans les 72 heures.

Tout dossier incomplet et hors délais sera refusé.

MODALITÉS DE SÉLECTION DES PROJETS

Les lauréats seront désignés par un jury présidé par M. Stefano Bosi, Directeur de la MSH Paris-Saclay.

Il se compose des membres du bureau de la MSH Paris-Saclay (https://msh-paris-saclay.fr/bureau-de-msh-paris-saclay/) et d’experts extérieurs, le cas échéant.

RÉSULTATS

La liste des projets retenus sera publiée sur le site Internet de la MSH Paris-Saclay (www.msh-paris-saclay.fr) au plus tard le 20/06/2017 pour la première session, et le 20/09/2017 pour la deuxième session.

Les lauréats recevront également un courrier électronique de la MSH Paris-Saclay officialisant leur sélection.

Pour téléchargez l’appel à projets en PDF : MSH Paris-Saclay – AAP Emergence 2017

Pour tout renseignement complémentaire, il convient de s’adresser à Christine Bénichou, secrétaire général, MSH Paris-Saclay (01.47.40.23.30 – christine.benichou@universite-paris-saclay.fr)

 

Appel à projets – DIM Matériaux anciens et patrimoniaux

Présentation et objet de l’appel

Le DIM « Matériaux anciens et patrimoniaux » lance son premier appel à projets (AAP 2017-1).
Cet appel a pour objectif de soutenir des (nouvelles) collaborations entre équipes, institutions et entreprises aux savoir-faire complémentaires, dans la perspective de développer les axes scientifiques figurant dans le dossier retenu par la Région Ile-de-France :

  •  Objets : provenance, chaînes opératoires, pratiques
  • Fossiles et témoins de vie ancienne
  • Paléo-environnements et taphonomie
  • Matériaux d’artistes et matérialité des œuvres
  • Altération et conservation
  • Analyses en toute sécurité
  • Signal, calcul et statistiques
  • Usages, archives et réflexivité

Les projets scientifiques présentés dans le cadre de cet AAP peuvent bénéficier de trois types de soutien du DIM :

  1. financement de thèses (maximum 36 mois ; étudiant en thèse inscrit dans une école doctorale francilienne et effectuant ses travaux dans un laboratoire de recherche francilien) ;
  2. financement post-doctoral (maximum 12 mois ; post-doctorant effectuant ses recherches dans un laboratoire de recherche francilien) ;
  3. financement de frais de séjour de chercheurs invités dans un laboratoire francilien (chercheurs, enseignants-chercheurs travaillant à l’étranger, dont le séjour permettra de développer des
    collaborations scientifiques et/ou des enseignements dans le cadre du programme scientifique du DIM).

Un deuxième AAP sera lancé en 2017, dont les modalités seront précisées ultérieurement.

Les projets innovants sur des thématiques émergentes et/ou interdisciplinaires s’inscrivent pleinement dans l’appel, sachant que seront financés prioritairement les projets les plus intégrateurs en termes d’équipes et d’approches scientifiques, qui respecteront à la fois :

  • une inscription dans les objectifs scientifiques du DIM, spécifiés dans la description du projet déposé, avec une attention particulière à la collaboration entre les différentes institutions parties prenantes, et entre les différents secteurs disciplinaires représentés dans le DIM (sciences de l’homme, sciences de la nature, sciences de l’information, sciences de l’environnement, sciences de la restauration-conservation) ;
  • une faisabilité scientifique et budgétaire.

Portage et partenaires du projet

Pour être éligibles, les projets requièrent un portage par au moins un partenaire du DIM (équipe, laboratoire, entreprise ou service d’institution).
– Remarque 1 : le coportage du projet par des partenaires du DIM et l’association d’autres partenaires du DIM au projet sont fortement encouragés.
– Remarque 2 : la représentation au sein du projet d’au moins deux secteurs disciplinaires est fortement encouragée.
– Remarque 3 : pour les contrats doctoraux, la codirection/cotutelle est fortement encouragée.
– Remarque 4 : l’adjonction éventuelle de partenaires extérieurs au DIM est possible.

Cofinancements

La demande de financement auprès du DIM peut être associée à un autre soutien financier : les cofinancements sont vivement encouragés. Dans ce cas, les montants et les sources de  cofinancement attendus doivent être précisés. L’obtention d’une aide du DIM dans le cadre d’un cofinancement annoncé lors de la candidature peut être conditionnée à l’obtention réelle du  cofinancement attendu.

Processus de sélection des projets

  • Etape 1 Lancement AAP 2017 – 29 mars 2017
  • Etape 2 Date limite de réception des projets – 21 avril 2017 à 23h59
  • Etape 3 Analyse de la recevabilité des projets / Expertise et évaluation – Période du 22 avril 2017 au 6 juin 2017
  • Etape 4 Publication des résultats – 7 juin 2017
  • Etape 5 Envoi des notifications d’aide aux établissements porteurs – Date à préciser
  • Etape 6 Versement des fonds aux établissements porteurs – Date à préciser

La recevabilité des projets sera examinée par l’équipe administrative et le Comité de pilotage scientifique (CPS) du DIM « Matériaux anciens et patrimoniaux ».

Le CPS s’adjoint l’expertise de personnalités extérieures afin d’assurer l’expertise et l’évaluation des projets. Les porteurs de projets doivent suggérer trois experts à même de juger la proposition de manière indépendante et ont la possibilité de signaler des experts pour lesquels il pourrait exister des conflits d’intérêts ou des problèmes de confidentialité s’ils étaient amenés à participer à l’évaluation du projet.

Le CPS statue finalement sur le classement des projets.

Critères d’évaluation et d’éligibilité
L’évaluation des projets prendra en compte les critères suivants :

  • la qualité scientifique
  • le positionnement dans le contexte national et international
  • l’adéquation aux thématiques du DIM
  • la faisabilité scientifique et budgétaire du projet
  • les potentialités mesurables de valorisation socio-économique

Le coportage ou la codirection du projet, l’association des compétences d’au moins deux équipes/institutions/entreprises membres du DIM, la représentation de deux secteurs disciplinaires différents dans le projet seront considérés comme un plus.

Les critères d’éligibilité des projets correspondent aux points suivants :

  • Le dossier de soumission complet doit être déposé dans les délais et sous le format demandé.
  • Le projet doit appartenir aux axes thématiques du DIM.
  • Le porteur / les porteurs du projet doit / doivent être membre(s) du DIM.
  • La durée maximum du projet présenté est de 36 mois pour un contrat doctoral, de 12 mois pour un contrat post-doctoral, de 1 à 3 mois pour l’accueil de chercheurs invités.
  • Le montant de financement demandé ne peut excéder :
    • 110 000 € TTC pour un contrat doctoral (105 000 € pour le salaire + 5 000€ d’enveloppe pour l’environnement de thèse – ce montant est mis à la disposition du doctorant). Une demande argumentée pourra exceptionnellement donner lieu à un complément de financement destiné à des instruments ou des consommables coûteux nécessaires à la réalisation de la thèse. Maximum 36 mois.
    • 50 000 € TTC pour un contrat post-doctoral. Maximum 12 mois.
    • Pour l’accueil de chercheur invité, le montant demandé comprend le déplacement et les frais de mission calculés sur la base du per diem CNRS. Minimum 1 mois, maximum 3 mois.

Modalités de soumission

Les envois se font par voie électronique à l’adresse suivante : soumission_projet@dim-map.fr.
Un message accusant réception du dépôt du projet vous est envoyé.
Pour l’appel 2017-1, il y a un dossier de candidature unique, quel que soit le type de financement demandé.
Lors de leur envoi, les éléments constitutifs du dossier de candidature devront impérativement respecter la charte de nomination suivante :

DIM_MAP_AAP_2017-1_acronyme du projet_.doc (ou .docx ou .pdf)
Si besoin : DIM_MAP_AAP_2017-1_acronyme du projet_annexes.doc (ou .docx ou .pdf)

Le dépôt des dossiers complets doit intervenir au plus tard le 21 avril à 23h59. Passé ce délai, les pièces complémentaires envoyées seront déclarées non recevables.

Le CPS du DIM se réserve le droit de pouvoir demander des compléments d’information dans le seul but de faciliter les actions d’expertise et d’évaluation des projets déposés.

Pour toute question sur les aspects administratifs, les équipes peuvent prendre contact avec l’équipe administrative support : sophie.david@synchrotron-soleil.fr

Dispositions générales pour le financement

  1. Le financement attribué par le DIM « Matériaux anciens et patrimoniaux » est apporté sous forme d’une subvention. Les priorités de financements sont celles détaillées dans la présentation de l’appel.
  2. A partir du deuxième AAP, en cas de liens avec des projets antérieurement financés par le DIM, il est nécessaire de les indiquer. Si la continuité d’une programmation scientifique est souhaitable, en revanche, il ne sera pas possible de demander des financements complémentaires pour prolonger une opération dont le budget ou le calendrier n’auraient pas été respectés.

Rappel

  1. Le montant de la subvention s’entend « TTC ».
  2. Le règlement financier de la Région stipule que les bénéficiaires finaux ne sont pas autorisés à prélever des frais de gestion.
  3. Il est rappelé que les dépenses éligibles à l’aide du DIM « Matériaux anciens et patrimoniaux » sont celles engagées à compter de la date de notification de l’aide et pendant la durée du projet.

Modalités d’attribution et de versement de la subvention

Les modalités d’attribution et de versement de la subvention font l’objet d’une convention de financement qui viendra détailler :
– Le montant de la subvention accordée sachant que ce montant n’est pas révisable.
– La durée du projet en fonction de laquelle sera établi un échéancier de versement de l’aide.
– Les conditions suspensives ou de retrait de la subvention et de restitution de celle-ci.
– En fonction de la faisabilité scientifique et avec l’accord du porteur, le DIM « Matériaux anciens
et patrimoniaux » se réserve le droit de ne financer qu’une partie du projet présenté.

Suivi des projets financés

Le soutien apporté par le DIM « Matériaux anciens et patrimoniaux » devra être impérativement indiqué dans toute communication écrite ou orale faite autour du projet financé par la phrase suivante :

« Ce projet est soutenu par le Domaine d’intérêt majeur « Matériaux anciens et patrimoniaux » de la Région Île-de-France » ou « We acknowledge support from the DIM « Matériaux anciens et patrimoniaux » of the Ile-de-France Region ».

Des présentations des projets financés en cours de réalisation pourront être demandées.

Le(s) porteur(s) s’engagent à mettre à disposition du DIM les éléments de communication (présentations, images,) nécessaires à la communication du DIM (site internet, brochure, etc.).

Un rapport final, comportant un volet budgétaire et un volet scientifique, sera demandé au porteur du projet financé selon les modalités définies dans la convention d’aide. En complément, en fonction de la nature et de la durée du projet, un ou plusieurs rapports intermédiaires d’avancement peuvent être demandés, ainsi que la participation des bénéficiaires à des activités du DIM « Matériaux anciens et patrimoniaux ».

Constitution du dossier
Le dossier de candidature est constitué par :

  • Le dossier de présentation du projet de recherche (thèse, post-doctorat, accueil de chercheur invité) signé par le porteur de projet, par le directeur du laboratoire demandeur, ainsi que par le président ou le directeur de l’établissement porteur du projet (ou leur représentant légal). En cas de coportage/codirection, les trois types de signatures mentionnées ci-dessus sont aussi requises. Un simple courriel d’engagement sur le projet présenté est toutefois accepté.
  • La signature ou un mail d’engagement de chacun des laboratoires, des institutions ou des entreprises partenaires.
  • Les éventuelles pièces justificatives nécessaires.

 

Téléchargez l’appel à projet en pdf : DIM MAP AAP 2017-1 texte orientation

Téléchargez  la liste du réseau : réseau-2017-03-29

Téléchargez le dossier scientifique : DIM-MAP AAP 2017-1 dossier scientifique

Séminaire « La construction de la notion juridique d’authenticité » – 19/04/2017

Le 19 avril 2017 se tiendra la première séance du séminaire sur l’authenticité, organisé par l’Institut des Sciences sociales du Politique avec le soutien de la Fondation des Sciences du Patrimoine et de la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Saclay.

Cette première séance consacrée à la construction de la notion juridique de l’authenticité a pour objet de questionner les principales notions qui définissent l’authenticité de l’œuvre, sous diverses approches disciplinaires, étant entendu que sera privilégié dans ce premier atelier le lien entre authenticité et création d’une œuvre.

Programme

10h-12h30. Approche historique : histoire /histoire du droit/histoire de l’économie

Dans un premier temps, il agira de déterminer comment, historiquement, s’est construite la notion d’authenticité et quel est, dans ce processus de construction, son impact sur les règles juridiques. Il s’agit d’une part de comprendre les mécanismes et ressorts qui, en lien avec l’évolution de la condition et du statut des auteurs, ont conduit aujourd’hui à reconnaître la primauté de l’artiste sur l’œuvre, d’autre part d’interroger la notion d’authenticité en lien avec l’écrit, enfin d’interroger la façon dont cette notion la naissance d’un marché de l’art.

Pierre Chastang, historien, professeur à l’université Versailles Saint Quentin
Écrit, authenticité et authentification : autour de trois moments historiques décisifs (XIIe-XXIe siècle

Laurent Pfister, historien du droit, professeur à l’université Paris 2
Naissance de la notion juridique d’authenticité dans le champ de l’art

François Mairesse, muséologue, professeur à l’université Paris 3- Sorbonne nouvelle
La notion d’authenticité et la construction d’un marché de l’art

Discutants : Etienne Anheim, professeur à l’EHESS, Anne-Julie Etter, Maître de conférences en histoire à l’Université de Cergy-Pontoise,Coordinatrice scientifique de la Fondation des sciences du patrimoine / LabEx Patrima

14h-17h. Approche juridique/approche scientifique : notions cadre et vocabulaires de l’authenticité

Il s’agira dans ce second temps de questionner les notions-cadres que le droit établit pour prendre en charge cette notion d’authenticité et lui faire produire des effets juridiques. Plusieurs disciplines au plan tant du droit interne que du droit international sont concernées par la notion d’authenticité appliquée à l’œuvre : le droit civil, le droit fiscal, le droit de la propriété intellectuelle, le droit pénal et les jurisprudences afférentes à ces droits. Seront notamment évoqués les phénomènes de dispersion mais aussi les superpositions, complémentarités et correspondances. La notion d’authenticité dans le droit du patrimoine (approche nationale et internationale) sera traitée distinctement au sein de l’atelier 3.

Elisabeth Fortis, professeur de droit à l’université Paris Nanterre
Les notions-clés dans l’appréhension juridique de l’authenticité et du faux

Marc-André Renold, professeur à l’université de Genève, co-directeur du Centre du droit de l’art de Genève
Le faux et l’authenticité, perspectives de droit comparé

Discutante : Valérie-Laure Bénabou, professeur à l’Université Aix Marseille

 

Pour télécharger le programme : affiche_authenticite

Appel à sessions – Colloque CIST – 22-23/03/2018

Après trois colloques qui ont successivement cherché à fonder les sciences du territoire (CIST2011), à en dépasser les fronts et frontières (CIST2014), notamment en termes de collaborations interdisciplinaires, et enfin à explorer la demande sociale territoriale (CIST2016), le 4e colloque du CIST vise à mobiliser les sciences territoriales pour aborder la question des représentations. L’objectif du colloque est de se saisir de cette approche des territoires par les représentations et de déterminer ce qu’elle apporte à l’analyse des territoires, d’un point de vue théorique, méthodologique et empirique.

Issues de champs disciplinaires divers, notamment de la psychologie, les analyses portant sur les représentations se sont diffusées dans l’ensemble des sciences humaines et sont abordées dans des acceptions très variées par les géographes, les sociologues, les historiens ou les spécialistes de sciences juridiques et politiques. Tant le concept de territoire que celui de représentation sont donc à même, du fait de leur polysémie, de permettre de croiser différentes thématiques, méthodes et disciplines.

Toutes les formes de « représentations » sont mobilisables dans le cadre de ce colloque : concepts, idées, schèmes, cartes, textes, images fixes ou animées, bases de données, vecteurs multimédias mobilisés dans le cadre de la construction, de l’aménagement et de la transformation des territoires. De même, les sources peuvent puiser dans une large gamme : des enquêtes, des entretiens, des biographies, des témoignages, des documents juridiques, politiques ou culturels, des plans, des programmes, des projets ou des rêves, des productions artistiques, des supports publicitaires, ludiques ou militants, des œuvres canoniques ou bien des traces fugaces sur les réseaux sociaux, etc. L’essentiel sera de pouvoir convoquer un matériau empirique susceptible d’apporter des réponses aux débats scientifiques portant sur la question du rôle des représentations dans la territorialisation des sociétés.

Aussi, les différents termes, présentés ci-dessous, ne doivent pas être entendus comme des cadres stricts pour les propositions de session, mais comme des illustrations des différents sens que l’on pourra donner au thème du colloque, « représenter les territoires ».
– Information territoriale;
– Représentations et pratiques territoriales;
– Cartographie et géomatique;
– Représentations numériques;
– Normes territoriales et représentations politiques;
– Projet et constructions de territoires;
– Communication et gouvernance territoriale;
– Maillages et élections;
– Cartes mentales;
– Territoires vécus, territoires perçus;
– Images et imaginaires territoriaux;
– Constructions identitaires des territoires;
– Modélisation des territoires et simulation;
– Inscription territoriale des parcours;
– Esthétiques, sensibilités et affects territoriaux;
– Symboliques, mémoires et patrimonialisation des territoires;
– Mise en paysage des territoires;
– Représentation et devenir des territoires.

Calendrier prévisionnel

  • 14 avril 2017 : date limite de soumission des propositions de session, à envoyer exclusivement par email, à l’adresse suivante : cist2018@sciencesconf.org
  • courant mai 2017 : réponses du comité scientifique
  • fin mai-fin août 2017 : appel à communications, exclusivement via le site internet du colloque cist2018.sciencesconf.org
  • fin octobre-fin novembre 2017 : sélection finale et montage du programme

 

Modalités de réponse

Chercheur.se.s, enseignant.e.s-chercheur.se.s, jeunes chercheur.se.s et doctorant.e.s peuvent proposer une session.

Les propositions devront comprendre :

  • un titre, éventuellement un sous-titre;
  • une présentation de problématique (entre 180 et 250 mots);
  • les types de communications attendues (théories, méthodes, terrains, résultats).

Ces trois premiers points devront être rédigés en français et en anglais. Ils serviront à rédiger l’appel à communication pour les sessions sélectionnées.

Les points suivants pourront être rédigés dans l’une ou l’autre langue :

  • les pistes de valorisation potentiellement envisagées (publications, partenariat, élargissement de réseaux);
  • des individus, équipes ou laboratoires visés, dans ou hors CIST, en fonction des travaux déjà menés (des références bibliographiques récentes peuvent être précisées);
  • un bref CV des co-animateurs de sessions (1/2 page).

 

Modalités d’évaluation des propositions

Les sessions proposées seront évaluées par le conseil scientifique du colloque qui comprend les membres du conseil scientifique du CIST élargi à des personnalités spécialistes de la question des représentations des territoires. Les propositions de sessions seront évaluées selon les critères suivants :

  • la cohérence avec la thématique générale du colloque;
  • l’ouverture à la pluridisciplinarité.

Seront par ailleurs valorisées :

  • les sessions co-animées par des porteurs appartenant à différentes structures, disciplines, courants, etc.;
  • l’ouverture de la session à des contributions internationales.
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