Appel prolongé jusqu’au 26 juin 2020

Le pôle recherche et prospective de la Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH), apporte son soutien à la mise en œuvre de projets dédiés à des thématiques novatrices en sciences humaines et sociales (SHS).  

En conformité avec les missions de la FMSH, cet appel vise à apporter un appui scientifique et matériel à des projets de recherche qui en sont à leur début d’élaboration pour leur permettre de gagner en contenu problématique, en méthodologie et en constitution de réseaux de recherche.

Dans cette optique, la Fondation proposera aux responsables des projets de recherche retenus un soutien technique pour qu’ils puissent à terme mettre en place des projets de plus grande envergure notamment auprès de l’ANR ou des grands programmes européens.

Plus d’infos : http://www.fmsh.fr/fr/recherche

 Humanités Numériques

Dans le cadre de son pôle recherche & prospective, la Fondation Maison des sciences de l’homme lance un appel à projets autour des Humanités Numériques. Les projets doivent être novateurs et portés principalement sur la science des données et l’intelligence artificielle au service des arts et des sciences sociales et humaines (SHS).

Les projets doivent également comporter des activités de recherche et de développement, visant à approfondir les traitements des données des SHS en adaptant et/ou en améliorant les processus existants, au sein d’approches opérationnelles et fonctionnelles.

Les résultats des travaux devraient, d’une part, déboucher sur le développement d’applications pouvant enrichir la bibliothèque des outils des traitements automatiques des données textuelles Text Mining qui constituent la majorité de la production scientifique. D’autre part, les résultats des projets devraient aussi porter sur la constitution de corpus et de jeux de données bien adaptés, pour des processus d’analyses tels que l’apprentissage automatique Machine Learning.

Les objectifs des projets pourraient se constituer autour de :

  • Production des contenus scientifiques
  • Génération d’interfaces intelligentes basées sur des systèmes de recommandations
  • Promotion des connaissances du domaine des SHS
  • Sécurisation et certification des données basées sur la Blockchain
  • Production d’indicateurs
  • Gouvernance dirigée par les données  

Philanthropie et éducation

À l’heure où l’éducation est reconnue toujours plus comme un moteur essentiel de la vie économique et inscrite aux objectifs de développement durable des Nations Unies, où les sociétés du savoir exigent de nouvelles compétences, les contextes dans lesquels évoluent les systèmes éducatifs demeurent précaires dans de nombreux endroits du monde. Dans le même temps, le nombre et la variété des organisations philanthropiques continuent de croître à travers le monde, et leur rôle dans le développement de l’éducation devient de plus en plus déterminant : il est d’autant plus nécessaire d’approfondir la connaissance scientifique de leurs actions dans ce domaine.

Cet appel à projets vise donc à mettre en évidence le rôle de la philanthropie mondiale et la fonction complémentaire que jouent les institutions philanthropiques dans la création, la structuration et la distribution d’un des biens publics sur lesquels s’exerce leur action, à savoir l’éducation. L’éducation est ici prise au sens large, de l’éducation primaire et secondaire jusqu’à l’enseignement supérieur et la formation continue, tenant compte des formes variées de transmission du savoir (présentiel/à distance notamment). 

Les projets pourront s’intéresser à l’ensemble des questions afférentes à la thématique, qu’elles soient, de manière non limitative, de nature éthique (équité, responsabilité, neutralité), (géo)politique, économique, culturelle ou géographique. En privilégiant une approche pluridisciplinaire en sciences sociales, les projets déposés pourront notamment s’appuyer sur des terrains et des échelles d’analyse variées (approche globale du phénomène, philanthropie dans un ou les pays du Sud Global, philanthropie dans le Nord, etc.) et mettre en valeur les nouvelles tendances observables. A titre d’exemples, on peut noter que l’éducation universitaire attire de plus en plus de soutiens financiers, tant des particuliers que des sociétés et des fondations, et ce à l’échelle globale, ou encore que le développement de l’éducation en ligne et l’essor des plateformes numériques d’enseignement apportent des perspectives inédites et révèlent de nouveaux enjeux aux financeurs privés.

Transition écologique et Justice sociale

La crise environnementale actuelle, à laquelle s’ajoute depuis peu la crise sanitaire globale liée à l’épidémie de Covid-19, représente un défi sans précédent et appelle à des mutations d’envergure dans l’ensemble des usages politiques, économiques et sociaux, tant au niveau individuel que collectif. En dépit de la prise de conscience sociale et politique de la nécessité et de l’urgence d’une transition, et malgré des avancées de la recherche et des technologies sur la durabilité, les résultats escomptés se font largement attendre. Cela tient en partie à ce que nous ne disposons pas d’une compréhension suffisamment fine et opératoire de la façon dont des transitions de cette ampleur peuvent se conduire, à l’absence d’un projet d’ensemble qui puisse fédérer et engager les citoyens à agir collectivement, significativement, en faveur de la durabilité, pour la transformation profonde de la société et des comportements.

La transition environnementale, dans ce qu’elle implique comme invention de nouveaux modèles de fonctionnement en appui et complément aux évolutions techniques, ne semble alors possible que si elle est juste et perçue comme telle. Les relations entre enjeux environnementaux et défis de la justice sociale, déjà posées par la commission Brundtland il y a 30 ans, méritent alors d’être remises au centre des réflexions sur la durabilité et la transition. 

Il s’agira donc de soumettre des propositions qui, dans une perspective transdisciplinaire, ouverte et opératoire, examinent de manière théorique et/ou pratique, les moyens d’assurer à la transition environnementale un caractère légitime et socialement juste. Les propositions centrées sur les enjeux méthodologiques de cette intégration des questions sociales et environnementales, en ce qu’elle encourage à une meilleure articulation de leurs sciences respectives (sociales et de l’environnement), sont également bienvenues. 

Cet appel est réalisé en partenariat avec l’Université Paris Est Créteil et son École socio-environnementale du Grand Paris.