La revue Politiques de communication se propose d’éclairer la communication dans ses dimensions sociale et politique. Elle se fixe comme objectif la production de connaissances rigoureuses, étayées méthodologiquement, visant la mise au jour des logiques de la communication. Critique, elle recourt aux sciences sociales dans leur diversité pour explorer « dispositifs », « champs », « mondes », « configurations » au sein desquels la communication participe à la rationalisation des pratiques, à l’exercice pacifié du pouvoir et à sa légitimation, à la transformation du rapport des individus à eux-mêmes et aux groupes sociaux, aux nouvelles formes de subjectivité qui en résultent.

 

Appel à contribution – Les « Big data » au travail – 1/09/2018

Les métiers de la donnée entre expertises professionnelles et effets de croyance
Coordinateurs : Anaïs Theviot et Eric Treille

Ce dossier de la revue Politiques de communication se propose de sonder les activités numériques à la fois sous l’angle de la production exponentielle de données et de leurs usages par des « spécialistes » et, simultanément, sous celui des effets de croyance qui en résultent.
Qui sont ces travailleurs (et promoteurs) de la donnée (data-analysts, community manager, etc.) ? Estce d’anciens agents rapidement reconvertis pour tirer profit des potentialités du numérique ou voit-on apparaître de nouveaux métiers ? Des hiérarchies professionnelles émergent-elles ? Une division du travail autour de la professionnalisation du traitement de la donnée se dessine-t-elle ? Assiste-t-on à l’émergence d’un groupe professionnel ou de petits groupes segmentés, mobilisés autour d’enjeux économiques induits par le développement du numérique ? Existe-il alors des effets de représentation similaires à la définition de la « classe créative » développée par Richard Florida ? Est-ce que la production et/ou manipulation des big data permet de conduire à des identifications réciproques liées aux structures actuelles des marchés du travail au niveau des secteurs d’activité, des branches ou encore des organisations ? Comment circulent les savoir-faire et les compétences requises pour exercer ces métiers ? Comment l’offre de formation affichée par certaines écoles de commerce ou d’ingénieurs renforce-t-elle la croyance en l’existence de domaines d’activités bien balisés ? Comment les acteurs définissent-ils eux-mêmes leur domaine d’intervention et font-ils la promotion de leur professionnalisme ?

 

Pour consulter le texte complet de l’appel : big-data-politiques-de-com-2018-theviot-treille

 

Les articles sont à adresser au plus tard le 1er septembre 2018 aux deux adresses suivantes :
politiquesdecom.revue@uvsq.fr
atheviot@uco.fr
eric.treille@laposte.net
Pour tout renseignement pratique, les futurs contributeurs peuvent se reporter au site de la revue ou contacter directement Anaïs Theviot et Eric Treille.